Chapitre 18 : Ambassade (1)

13 minutes de lecture

Dimanche 27 juillet — 10h09

Selon les panneaux de signalisation, sous la conduite de Yuki, nous sommes descendus à Hiroo Station après avoir emprunté le Tokyo Metro Hibiya Line. Pensif, je marche sans faire attention au temps qui passe.

Les bras croisés avec mon sac plastique qui pendouille à mon poignet, je ressasse les mêmes réflexions qui m'ont maintenu éveillé cette nuit avant le cauchemar de Yuki.

Je mets ma main devant ma bouche avant de lâcher un long bâillement bruyant malgré moi. Yuki, légèrement devant moi, se retourne vers moi, sa fossette sur sa joue gauche visible. Elle semble de plus en plus rassurée depuis qu'on s'est éloigné de Shibuya. S'ils se poursuivent encore, les bruits de combats ne sont plus audibles dans ce quartier.

Lorsque j'abaisse ma main, à ma surprise, Yuki imite exagérément le bruit de mon bâillement en mimant mon geste. Elle finit par pouffer de rire en plein milieu avant de se retourner.

J'esquisse un léger sourire.

Décidément, elle se lâche de plus en plus.

Son intervention me détend. Je ne sais pas si elle le fait exprès. Mais il est vrai que depuis le début, lorsque je commence à me prendre la tête dans des réflexions insolubles, elle arrive sans mal à me faire reprendre mes esprits quand il le faut.

La jeune fille me regarde. Elle me désigne de la tête un ensemble arboré derrière lequel on devine les façades de béton clair et les larges pans vitrés d'un bâtiment auquel je n'avais pas fait attention. Au sommet d'un mât dépassant de la végétation, le drapeau français flotte mollement au gré du vent.

Je ralentis avant de m'arrêter.

Mes mains se crispent dans mes poches.

Ça y est, nous y sommes.

Malgré la sérénité apparente des lieux, je sais que beaucoup de choses vont se jouer derrière ces murs. Je suis loin d'avoir évalué toutes les possibilités. Je ne suis pas particulièrement un intellectuel ni un politicien pour toutes les appréhender. Pour autant, toutes mes réflexions m'ont amené vers une seule et unique chose concernant ma probable position dans tout cet échiquier. Et, si j'ai raison... je devrai pouvoir tirer mon épingle du jeu pour atteindre mon objectif final. Aller de l'autre côté. Même si... je la sais dangereuse si je ne fais pas attention.

Pourtant, un seul problème demeure. Je le sais. Le même problème contre lequel j'ai toujours lutté. Et d'ailleurs, un adversaire contre lequel je perds régulièrement. Moi !

Si derrière ces murs, je n'arrive pas à casser ma coquille, je serai écarté de tout ça. Ou alors... je serai un pantin. Et ça, je le refuse.

J'observe Yuki qui s'est arrêtée quelques mètres devant moi. Elle patiente. Ses mains sont croisées derrière son dos. Le regard perdu vers l'ambassade.

Yuki :

Je sens, plus que je ne le vois, le temps d'arrêt de Julien derrière moi.

Je m'immobilise. Les yeux perdus dans le vague.

Je vois le drapeau du pays de Julien flotter sur son mât.

La France. Au Japon, la France est connue pour son art, sa culture, ses musées et sa gastronomie.

Parfois, avec Hana, on aimait bien aller chez Paul pour prendre des madeleines ou des éclairs au chocolat, ou mieux, des tartelettes aux fraises.

Il y a un manga que j'aime bien lire, Versailles no Bara, qui suit les aventures de Marie-Antoinette.

Aux informations avec mes parents, il m'arrivait de voir passer des images de grèves... je crois... ou de manifestations assez violentes.

Dans les transports en commun dans Shibuya, les rares Français que j'ai vus étaient bruyants et irrespectueux. Je sentais parfois leurs regards sur moi. Ça me mettait mal à l'aise.

Avec Julien, ce n'est pas pareil. Il préfère être discret. Il est maladroit, pourtant il cherche à respecter notre manière de vivre. Avec ce qu'il a fait, il pourrait être arrogant. Même quand on l'a reconnu, il aurait dû se sentir flatté. Mais non. Il a préféré sortir de la pharmacie malgré la reconnaissance des personnes autour.

Et... tant mieux. Car moi aussi je n'étais pas à l'aise.

Je suis également surprise de mon changement à son contact. Habituellement, je n'apprécie pas que l'on me colle ou que l'on me touche. Alors... un étranger... Pourtant, quand je suis effrayée... qu'il me touche le dessus de ma tête ou qu'il me prend la main, je n'ai pas mon mouvement de recul habituel. Au contraire. Ça me rassure et je me sens en sécurité.

Même quand, juste derrière moi, il m'observe comme il le fait actuellement.

Hormis... le sourire que j'ai vu tout à l'heure dans le train... pourquoi celui-ci m'a-t-il fait si peur ?

Il faut que j'arrête d'y penser mais... je n'y arrive pas.

Si seulement je comprenais ou parlais le français... peut-être que je pourrais lui en parler ? Il me répondrait ?

Julien se place à côté de moi. Il me regarde. Ses lèvres légèrement relevées.

«Allons-y, Yuki-chan.»

Julien :

L'imposant bâtiment nous domine de sa prestance au fur et à mesure de notre approche.

Je remarque, parmi la végétation derrière de hautes grilles, des caméras de vidéosurveillance discrètes.

Un grand portail métallique noir fait office d'entrée. Une plaque dorée avec inscrit en français et en japonais "Ambassade de France" est fixée à l'un des montants.

Comme nous sommes dimanche, l'ambassade n'est pas ouverte au public. En revanche, deux agents de sécurité en costume sombre, à première vue d'origine japonaise, sont placés de part et d'autre du portail.

Lorsqu'on arrive à leur niveau, il me semble entendre Yuki essayer de lire le français sur la plaque à voix basse.

Lorsque je la regarde, elle détourne légèrement les yeux en rougissant. Me confirmant ce que j'ai entendu.

Je m'arrête un instant face à l'inscription. Je pointe du doigt le premier mot en exagérant la prononciation.

«Ambassade de France.»

Je vois ses yeux s'agrandir légèrement avant que sa fossette si caractéristique n'apparaisse sur sa joue gauche.

Elle regarde le panneau et tente de répéter les mots avec application :

«Amebassadé dé Franssou.»

Lorsqu'elle finit de parler, elle m'observe avec appréhension pour voir ma réaction.

Malgré mes efforts, je n'arrive pas à m'empêcher de lâcher un léger rire attendri.

À mon désarroi, Yuki baisse la tête. Elle semble penser qu'elle a mal fait.

Avec un rictus fier, je me baisse face à elle avant de mettre une main tendre sur sa tête.

Je lui dis d'une voix rassurante, moitié japonais, moitié français, en lui ébouriffant doucement les cheveux :

«Désolé, Yuki-chan. Je ne me moquais pas de toi. Bien au contraire. Le français est une langue compliquée. Autant voire même plus que le japonais si on retire vos différents alphabets. Courage, Yuki-chan. Moi aussi, je dois apprendre le japonais alors... apprenons ensemble.»

Ses yeux se lèvent vers les miens. Elle semble rassurée par mes paroles. Ou... le timbre et le ton plutôt.

Elle me répond :

«... ensemble, oniichan.»

Je ne comprends pas tout. Mais la signification ne fait aucun doute pour moi. "Apprenons ensemble, grand frère."

Je l'observe quelques secondes avant de lui pincer doucement la joue gauche, taquin :

«Et d'ailleurs... Yuki-chan,» j'appuie exagérément sur le "-chan", «interdiction de faire la tête même si je me moque de toi. Tu n'es pas la dernière à le faire je te rappelle.»

Pour qu'elle comprenne je dis :

«Héro, hein ? Je n'ai pas oublié.»

Elle me regarde avec de grands yeux avant d'éclater de rire et de taper ma main pour que je lâche sa joue.

Elle s'écarte de moi en me tirant légèrement la langue.

Je me redresse brusquement en rigolant, oubliant mon dos meurtri. La douleur me fait plier par réflexe avec un gémissement à peine retenu et fermer les yeux.

Machinalement, les yeux toujours clos, je lève ma main vers Yuki pour la rassurer après avoir repris mon souffle :

«Tout va bien.»

Je secoue le sac plastique avec la crème anti-douleur à l'intérieur avec espoir.

Mon regard remonte vers Yuki inquiète.

Je lui dis pour la rassurer et détendre l'atmosphère :

«Julien, ojisan

L'effet semble mitigé. Elle me sourit poliment en hochant la tête. Mais je vois dans ses yeux qu'elle est inquiète.

Elle me montre de la main le sac plastique que je tiens. Elle semble hésiter puis elle se frotte le bas de son dos et son épaule droite en détournant la tête, rougissante.

Il me faut quelques secondes pour comprendre où elle veut en venir.

Je croise les bras devant moi en faisant la grimace en disant simplement :

«Non !»

Avant de rajouter moins abruptement :

«Merci, Yuki-chan. Mais non.»

Elle baisse la tête, un peu déçue. Je sais qu'il n'y a pas d'ambiguïté dans sa proposition. Elle souhaite seulement m'aider.

Pour autant :

Je ne pense pas que ce genre de chose soit une bonne idée. Une jeune fille de treize ans qui m'étale de la crème sur le bas du dos... il y a quand même des limites à ne pas franchir. Même si j'ai dormi dans sa chambre pour la rassurer. Je ferai au mieux à l'ambassade. Plus tard, je demanderai à Hiroshi de m'en mettre.*

Agent de sécurité :

Dans la matinée, mon collègue et moi avons reçu l'information que le ressortissant français ainsi que la jeune fille aperçus dans les médias allaient arriver dans la matinée. On nous a fourni des photos agrandies afin de les identifier rapidement à leur arrivée. Malgré l'absence des éclaboussures de sang sur l'homme, on le reconnaît aisément. Pareil pour la jeune fille qui l'accompagne.

Physiquement, ils sont reconnaissables. En revanche, leur comportement est pour le moins troublant. C'est vraiment eux ?

Le gaijin qui essaie de rassurer la jeune fille maladroitement suite à sa grimace de douleur.

Douleur liée à une blessure survenue la veille ? Sa chute face au semi-humain à tête de cochon ?

Avant cela, cette dernière essayant de lire le français. L'homme qui tente de la reprendre avec bienveillance.

Cette vision est en total décalage avec ce qu'on a pu voir sur les chaînes de télé ou sur internet.

J'entends mon collègue à côté dire tout bas, avec une certaine condescendance :

«C'est vraiment eux ? Il n'a vraiment rien d'impressionnant. Ils comptent nous faire attendre longtemps. Ils ne voient pas qu'on les attend ?»

Je ne réponds pas. Absorbé par cette étrange dynamique qui se développe sous mes yeux entre cet étranger devenu héros malgré lui et cette jeune japonaise.

Julien :

Il me faut quelques secondes avant de me redresser avec précaution. Je pousse un dernier soupir d'encouragement avant de me présenter à l'un des agents de sécurité. Yuki emboîte mon pas avec une petite mine boudeuse.

Avant que je n'ouvre la bouche, l'agent face à moi me dit en français avec un fort accent :

«Vous êtes Julien Garin, n'est-ce pas ?» Malgré l'accent prononcé, j'ai l'impression de discerner un certain mépris dans sa voix. «Nous vous attendions. Vous et la jeune fille ici présente. Veuillez me suivre, s'il vous plaît. Mme Le Grapier-sama vous attend.»

L'agent tourne les talons pour ouvrir la grille.

Je me crispe légèrement. Yuki semble se tendre également.

Le second agent lâche un léger sourire. Il n'a pas l'air d'approuver le comportement de son binôme.

En revanche, c'est la première fois qu'il me rencontre. Je ne suis pas surpris qu'il m'ait reconnu. Les consignes ont dû circuler au sein de l'ambassade. Mais... simplement Julien Garin ? Pas de "san" pour une première rencontre ? Même s'il utilise le français, il a utilisé le "sama" pour l'ambassadrice. Eh bien, ça promet.

Un léger rictus me déforme le visage.

Je jette un coup d'œil rassurant à Yuki avant d'emboîter le pas à l'agent de sécurité au comportement méprisant sur une allée pavée.

Une guérite, non occupée, se trouve sur ma droite. L'allée est bordée d'un jardin parfaitement entretenu. Yuki, légèrement en retrait, tourne la tête de droite à gauche. Les yeux grands ouverts. Deux jets d'eau s'écoulent en continu d'une fontaine en marbre qui semble particulièrement capter son attention. Le bruit cristallin du liquide parmi les chants d'oiseaux donne à l'atmosphère une certaine quiétude. Les rayons du soleil illuminent la façade entièrement vitrée du bâtiment qui renvoie ces reflets colorés dans le parc.

J'entends le bruit métallique caractéristique d'une grille qui se referme derrière moi.

Devant l'entrée du bâtiment, deux occidentaux ainsi qu'un homme à la peau sombre habillés en civil attendent, les bras croisés. L'un d'eux attire directement mon attention. La cinquantaine bien tassée. Des mèches grises parsèment ses cheveux noirs. À notre approche, je remarque ses yeux gris qui semblent me jauger de haut en bas. Ses sourcils broussailleux et l'absence de pilosité donnent à l'ensemble de son visage une allure sévère.

Je ressens un léger frisson.

Ancien. Ça sent un haut gradé, ça. Eh bien... directement dans le bain on dirait.

Je ralentis afin de m'adresser à Yuki.

«Yuki-chan...,» ne sachant pas comment formuler ma demande en japonais, je lui tends simplement mon sac plastique afin qu'elle le prenne, «s'il te plaît.»

Suite à mon refus de tout à l'heure et désireuse de m'aider, sa main droite fonce sur le sac. Un peu trop. Elle me tape sur la main. Un claquement sec qui me fait lâcher le cabas. Loin de se démonter, elle le rattrape sans mal avant qu'il ne touche le sol.

Pendant que je masse ma main, Yuki d'une voix ténue et étouffée :

«Désolé, oniichan.»

Je l'observe avec une lueur rassurante dans le regard.

Je suis toujours impressionné par ses aptitudes. Je me demande d'où elle les tient. Elle aussi elle doit sûrement être tendue. Tu as voulu qu'elle vienne. Assume et montre l'exemple.

J'ébouriffe doucement ses cheveux noirs en silence. Geste simple. Sans fioriture. Et... au final... un geste fraternel devenu habituel entre nous.

Yuki lâche un soupir satisfait et soulagé en marmonnant un petit :

«Arrête, oniichan.»

En repoussant ma main avec douceur.

J'entends un léger claquement de langue agacé provenant de l'agent japonais devant nous.

Je remarque également une mimique impatiente de la part de l'homme grisonnant.

Je fais un léger signe à Yuki de rester en retrait avec un clin d'œil.

Je me mets face à l'homme plus âgé.

Il ne parle pas. Semblant attendre quelque chose. Ses yeux gris plongés dans les miens.

Je l'observe en retour, les mains derrière le dos en position de repos.

Je sens une sueur froide qui se forme sur ma peau. Je déglutis. Mais je tiens bon.

L'homme finit par briser le silence. Sa voix est rocailleuse et cassante :

«Quand comptez-vous vous présenter, M. Garin ?»

Je recule instinctivement. Mon cerveau commence à bloquer.

Je baisse la tête.

Putain... pourquoi je bloque à chaque fois ? De quoi j'ai peur ? D'être trop direct et de me prendre une soufflante ? Franchement, je risque quoi ? Ma résolution ? Le Portail ? Je vais lâcher dès le premier niveau ? Sérieusement ?

Durant la fraction de seconde où mes pensées fusent, mon regard se pose sur les taches brunes présentes sur mes chaussures.

Le sang de l'assaillant que j'ai... tué. Oui... que j'ai tué ! Mais merde, je vais la faire à chaque fois celle-là ? Devoir penser à cet enfoiré qui m'a fait devenir un assassin pour évoluer ? Avant mon acte, j'ai eu besoin de ça pour intervenir et protéger Yuki et Tanaka ? Non !

Je prends une lente inspiration avant de me redresser.

D'une voix encore tremblante, je lui réponds avec une détermination renouvelée :

«Si je devais me présenter et me mettre au garde-à-vous face à chaque personne en civil qui se présente face à moi, je n'en finirais pas, Monsieur.»

J'observe dans son regard que ma réponse a l'air de le surprendre. Il ne s'attendait clairement pas à ce que je réplique.

Il ne me quitte pas des yeux.

J'ai l'impression de discerner un tressaillement des lèvres de l'homme à la peau sombre.

Je rajoute :

«Je ne cherche pas à vous offenser, Monsieur,» j'insiste sur ce mot, «mais... vous, vous savez qui je suis. Moi... non. Vous présenter faciliterait grandement les choses. Ou...,» je porte mon attention sur l'agent de sécurité condescendant qui nous a conduits jusqu'ici, «comme l'exige l'étiquette, l'on nous présente afin d'éviter ce genre de désagrément.»

L'agent semble blêmir. Son air assuré disparaît sous ma pique.

De mon côté, je peine à garder mon sérieux.

Échec et mat.

L'autorité fixe de ses yeux gris l'agent japonais. Accentuant son malaise.

Le bref regard que me lance l'agent avant de bafouiller les présentations me fait comprendre qu'on n'est pas près de s'entendre.

«M. Garin, voici devant vous le Lieutenant-Colonel Durand, responsable de la sécurité au sein de l'ambassade.»

Il désigne ensuite l'homme à la peau sombre. Ce n'est qu'à cet instant que je remarque son impressionnante carrure.

Comment j'ai fait pour ne pas le remarquer ?

Il fait une tête de plus que moi, les épaules carrées. Une courte barbe noire taillée recouvre son menton. Son crâne chauve reflète la lumière du soleil. Mais sous ces airs d'ours, je sens dans son regard sombre une certaine bienveillance.

«Le Brigadier-Chef Soussa.»

Brigadier-Chef ? C'est un homme du rang ? Non... pas possible. Ils n'ont pas accès aux ambassades. Donc... Police Nationale.

Et enfin, il présente le dernier homme. Physiquement, à première vue, il n'a rien d'impressionnant. Cheveux courts noirs, taille normale. Il attend la fin des présentations. En revanche, ce qui m'intrigue, c'est son regard. Ses yeux marrons ne cessent jamais de scanner les alentours.

«Sous-Brigadier Boucan.»

À mesure des présentations, l'agent reprenait contenance.

Yuki suit les présentations en silence, attentive malgré la barrière linguistique. Lorsque le silence revient, elle reporte son attention sur moi. Curieuse de la suite.

Eh bien... à mon tour alors... adieu les vacances.

Face au lieutenant-colonel, je me mets au garde-à-vous. N'ayant pas de couvre-chef, je bascule la tête en arrière en guise de salut, comme le veulent les convenances militaires.

«Gendarme Garin, escadron du 13/9, à vos ordres, Mon Colonel.»

Lexique :

Hiroo Station — Station de métro de Tokyo desservie par la ligne Hibiya (Tokyo Metro), située dans le quartier résidentiel et diplomatique de Hiroo, arrondissement de Shibuya.

Paul — Chaîne de boulangeries-pâtisseries française fondée en 1889, présente dans de nombreux pays dont le Japon.

Tokyo Metro Hibiya Line — Ligne de métro traversant Tokyo du nord-ouest au sud-est, reconnaissable à sa couleur grise sur les plans du réseau.

Versailles no Bara — Manga shōjo publié entre 1972 et 1973, écrit et dessiné par Riyoko Ikeda. Narre les aventures de Marie-Antoinette et d'Oscar François de Jarjayes, officier de la garde royale, dans la France prérévolutionnaire.

Note de l’auteur :

Au Japon, aider quelqu'un à appliquer une crème ou à soigner une blessure, y compris entre personnes de sexes différents, est un geste banal dénué de connotation particulière. Le refus de Julien reflète ses propres repères culturels français.

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