Le Pas Silencieux
Une minute de lecture
Dans le silence épais d’un soir couleur de cendre,
La Mort marche sans bruit sur les chemins du vent ;
Son voile sombre et lent semble déjà nous prendre,
Et l’ombre de ses pas grandit à chaque instant.
Elle parle tout bas au cœur des vieilles pierres,
Promettant le repos aux âmes fatiguées ;
Son souffle froid se glisse au creux de nos paupières,
Comme un dernier adieu que nul n’a demandé.
Mais peut-être, au-delà de la nuit souveraine,
Se lève un autre ciel que nos yeux ignorent ;
Un jardin sans hiver où la douleur se freine,
Où les jours renaissants ne redoutent plus l’aurore.
Ainsi meurt la lumière et pourtant tout demeure :
Un souvenir qui brûle au fond du temps qui pleure.

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