10. Passons aux choses sérieuses !
En une fraction de seconde, l’homme se révèle : un être humain tout ce qu’il y a de plus normal, presque banal… si ce n’est ce charisme brut qui me percute de plein fouet.
Alors qu’il remonte avec aisance ce qui ressemble à une échelle, je reste littéralement figée, happée par le charme et le sex-appeal de cet ancêtre de Mark, debout juste en face de moi.
Et lorsque sa voix grave, posée, presque autoritaire, résonne dans la pièce, mon cœur se met à battre plus vite :
— Bon, passons aux choses sérieuses ! […]
Je n’écoute déjà plus la suite. Mon esprit se brouille, saturé par le désir que m’inspire cette énergie masculine, puissante, presque magnétique. Il a quelque chose de Mark, bien sûr… mais ce sorcier aux cheveux poivre et sel, à la barbe grisonnante, cet homme dans la force de l’âge, solide, mature, rassurant, avec un petit côté protecteur à faire fondre… Je suis fascinée. Totalement.
Et cette carrure… tout cela réuni dans un seul être. Calme-toi, Eléna, respire. Il est encore plus craquant que son arrière-petit-fils.
— … puis je ressortirai d’ici comme un homme lambda, d’une autre époque certes, mais avec toutes les chances de refaire ma vie. Mais nom de nom, tu dois m’aider Mark, tu y es obligé, maintenant que je suis là ! Quant à toi, Eléna, tu vas aussi être de la partie, si tu prétends être moins bête que la moyenne !
Bon… pour ce qui est des bonnes manières, on repassera.
Sur ces entrefaites, Mark, lui, commence à faire les cent pas dans la boutique, visiblement dépassé par la situation.

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