L’ éternel
Dieu est peut-être l’énigme la plus ancienne et la plus persistante de l’esprit humain.
Les religions ont tenté d’y donner une forme, une voix, une loi. Elles nous élèvent
parfois vers une transcendance, mais elles nous enferment aussi souvent dans des
dogmes, des règles où la liberté intérieure se dissout dans la soumission.
Pourtant, même au cœur de la croyance, c’est toujours l’homme qui cherche : il
cherche un sens, une réponse à son angoisse, une certitude dans le chaos.
L’existentialisme, au contraire, arrache l’homme de ces certitudes pour le replacer
devant le vide : il n’y a peut-être pas de Dieu, ou du moins rien qui vienne nous dire
ce que nous devons être. C’est alors à nous d’assumer l’absurde, de prendre sur nous
la responsabilité entière de nos choix, de nos actes, de notre vie.
Mais ce vide n’est pas seulement une perte : il peut être libération, car sans loi divine
préétablie, tout devient possible, nous sommes alors condamnés à être libres, comme
le disait Sartre. Entre Dieu et l’existentialisme, l’homme oscille donc entre deux pôles
: la consolation d’un ordre supérieur qui dépasse sa fragilité, et la nudité radicale
d’une existence livrée à elle-même.
Car après tout, Dieu : silence plus vaste que l’univers, présence qui se dérobe au
moment même où l’on croit la saisir, ne cesse de se dérober sans fin. On le cherche
dans les livres saints, dans les traditions, dans les prières qui montent du cœur, mais
toujours ce retrait de sa part.... mais qui rend sa quête brûlante !
Fred kenny fotso

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