06h30

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Son derrière est bien installé sur sa chaise, pendant que ses doigts tiennent sa plume légèrement. Son écriture reste fluide, alors que son regard suit chaque lettre qui se trace sur le papier.

« Tu es un petit insecte, allongé sur trois centimètres et les scientifiques t’appellent, furimia. »

« C’est pourtant plus facile, quand on dit furimi. »

« Même si tu scintilles, ton exosquelette brille aussi noir que tes petits yeux. »

« Avec tes huit pattes, dans nos champs et villages, proche de la surface, c’est là que tu vis. »

« En colonie, comme une seule entité, tu te déplaces sans meneur à la recherche de proies. »

« Avec ta paire pointue de petites aiguilles fines, produisant un poison de brillante couleur bleue. »

« Tu chasses les insectes. Nuisibles pour nous, nourriture pour toi. »

« Enfin, même à forte dose et malgré les plaques très irritantes, chez nous, il n’est pas mortel. »

« Ton site de reproduction, les femelles l’établissent, les mâles eux s’occupent de l’éclosion. »

« Ils ingèrent les œufs juste après la ponte pour faire fondre l’enveloppe des larves. »

« Avant que je n’oublie, il faut que j’ajoute, que de toi, je me méfie. »

Alors qu’elle repose sa plume, il m’est évident que la furimi reste très utile sur le plan écologique.

Cela me rappelle l’une des phrases de Mirina.

La nature est une condition innégociable pour notre survie, quelle que soit notre technologie.

Quand j’ai vu passer Murad, sa main était vraiment enflée et il avait l’air de souffrir.

Son regard se porte sur les nombreuses étagères déjà pleines qui couvrent les murs.

Ses doigts soulèvent son menton.

J’aimerais faire entrer de nouveaux livres, mais il va me falloir des étagères plus hautes.

Serge pourrait sûrement en fabriquer, mais il me faut de quoi le payer.

Je me demande aussi si je ne pourrais pas utiliser la cave ; après tout, elle n’est pas humide.

Un souvenir me revient, Kenji pousse la porte de la bibliothèque.

Cependant, elle n’est qu’un lieu poussiéreux.

Il y a des étagères et quelques livres, mais ils sont rares.

Noémie s’avance d’un pas, elle doit avoir huit ans.

On va vivre ici…

Sa voix est hésitante alors qu’elle serre la main encore fragile de Linda.

En effet, mais pas souci, on va tout nettoyer et l’étage est déjà propre.

Le regard de Linda se fixe sur un livre ouvert sur l’une des tables.

Elle lâche la main de Noémie et cours ouvrir l’ouvrir.

Le… Les… con… Conte… Contes de… Ta…

Noémie la rejoint doucement en souriant.

Les Contes de Takari.

On le lit ?

Je ne sais pas bien lire moi non plus, mais on va essayer.

Kenji se rapproche et s’agenouille avec calme près des fillettes.

Je vais lire avec vous, plus tard à l’école vous pourrez apprendre.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Paul.

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