09h43

2 minutes de lecture

D’un pas énergique, il descend le chemin empierré vers la sortie de Hanakaze.

Sur les haies fleuries qui le bordant, les fleurs commencent déjà à éclore.

Les parfums sont variés, les oiseaux gazouillent, un sifflement retentit dans un fourré.

On dirait qu’il y a un serpent, il faudra que je l’éloigne.

Après quelques mètres ou ses pas résonnent d’un bruit léger, une voix dynamique retentit.

— Michel !!!!

Un sourire étire ses lèvres, ses pas ralentissent. Il ferme les yeux en soupirant brièvement.

D’un geste mesuré, il pivote afin de regarder Aya courir vers lui comme une furie.

Une fois proche, elle lui saute au cou d’une impulsion et s’esclaffe en riant.

— Tu pars ? Tu rentres quand ? Est-ce que je peux t’accompagner ?

Elle enchaîne ses mots très rapidement sans le moindre souffle de répit.

Il serre ses mains sur la taille d’Aya qui rayonne de joie.

Après un instant de léger flottement, elle dessert son étreinte.

Il la soulève sans effort et la dépose au sol.

Puis, avec douceur plie un genou à terre pour la regarder dans les yeux.

Un silence s’installe… Une abeille non loin butine une marguerite sauvage et solitaire.

Sans quitter le regard de Michel.

Elle glisse sa main gauche dans ses cheveux mi-longs pour les ajuster derrière son oreille.

Vivement, elle écarte un peu ses jambes, cela fait bouger avec fluidité sa légère robe rose.

Enfin, avec vigueur, elle pose ses mains sur ses hanches en affichant un regard fier.

Michel caresse les cheveux d’Aya qui rit de joie.

— Je vais à la grotte de Forgiennel. Je rentrerai dès que possible, mais toi tu dois aller à l’école.

— D’accord !

Aya sautille sur place en s’exclamant.

— J’attendrai ton retour en préparant un gros pot de miel rien que pour toi.

Sur un pied, la jeune fille pivote vigoureusement.

Elle s’incline en avant et démarre au quart de tour.

Michel l’observe courir en direction du village tout en se relevant tranquillement.

Il se retourne afin de reprendre sa marche sereinement, alors qu’une brise effleure sa peau.

Déjà neuf ans et presque aussi dynamique que Mizuki au même âge.

Son pas est léger…

Il arrive après quelques minutes vers les deux piliers qui marque l’entrée du village.

J’espère que Mizuki ne va pas traîner… Ce n’est pas son genre, mais…

Elle est parfois très tête en l’air.

Michel esquisse un petit sourire en coin tout en continuant sa marche.

Le ciel dégagé et le soleil déjà haut accentue sa bonne humeur avec certitude.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Mizuki.

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