10h35

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Ses pas vifs effleurent le sol terreux du chemin ascendant qui longe la forêt de l’Autel.

Chaque foulée augmente la force du vent qui fouette ses joues et balaie en arrière ses cheveux.

Ses lèvres restent closes et ses pupilles se contractent.

J’adore cette sensation, c’est comme se fondre dans les éléments.

Les odeurs de mousse humide et de résine remontent à ses narines pendant qu’elle inspire.

Une sentence plus désagréable lui chatouille le nez, sans qu’elle ne ralentisse.

Un beau crottin de biche, il est encore tout frais…

En contrebas sur sa droite, le village de Hanakaze s’étale dans la lumière oblique du soleil levant.

La rivière qui serpente la région émet des reflets aussi bleutés que le ciel azur.

Son regard, malgré la distance importante arrive à distinguer les villageois occupés à leurs activités.

Ils discutent paisiblement. Étendent le linge tranquillement. Travaillent avec forcent.

C’est Tatsuya et Pete près des arbres derrière l’auberge… Pourquoi elle se baisse devant lui ?

Ce lieu rayonne de vie, tout comme le rire des enfants provenant de l’école.

Dès qu’elle arrive au pied de la montagne, dans un souffle régulier…

Elle effectue, sans ralentir, une impulsion fluide pour tourner brusquement vers l’ouest.

Après tout, je n’ai pas vraiment le temps d’y réfléchir !

Son sourire radieux illumine ce simple instant alors que les ombres la couvrent.

La forêt épaisse et vivante l’engloutit dans un nid d’odeurs multiples. Elle inspire profondément…

Ça sent tellement bon…

Les feuilles pourrissantes de l’hiver et les fleurs sauvages qui fleurissent ajoutent de leurs effluves.

Les branches basses tentent de l’agripper, mais elle les évite sans effort et profite de chaque son.

Trop facile, hop, une petite roulade… Hé, hé…

Son regard pivote à gauche avec un mouvement de tête rapide.

Cool ! Il y a des biches et des chevreuils.

Puis à droite, en déplacent son regard.

Un sanglier avec des marcassins, trop mignon.

Les furvius sautillent dans les arbres…

Quelques écureuils grignotent des glands.

Ils sont tous si mignons !

Elle enjambe une flaque boueuse, tandis qu’un corbeau effrayé décolle d’une pierre sur sa route.

— Désolée, je ne t’avais pas vu !

Sa course effrénée se poursuit.

C’est tellement beau… La nature est géniale.

Loin au sud-est, un cheval hennît. Au nord, sur le flanc de la montagne, résonnent le cri des vulturis.

Mizuki enjambe une souche, pivote pour esquiver une branche, puis continue d’un pas assuré.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Michel.

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