11h33

2 minutes de lecture

Une haute stalagmite vole en éclat sous la frappe violente du géomorphe.

D’une roulade, il en rejoint une autre qui se retrouve vite tranché par les griffes de son adversaire.

Ses griffes sont plus tranchantes qu’avant, on dirait qu’il s’est renforcé.

Michel recule de plusieurs pas, puis entame une série de zigzag.

Il esquive les frappes soutenues qui continue de détruire les nombreuses roches de la vaste caverne.

Avec de petites impulsions, il se déplace en cercle autour de la créature.

Toujours rien… Je n’arrive pas à localiser son cristal…

Scrutant le corps de son adversaire dans les moindres détails.

La fatigue s’accumule au rythme des minutes et des mouvements…

Brusquement, ses gestes ralentissent juste après une énième esquive.

Je le vois enfin !

Son regard fixe un minuscule cristal émeraude sur le front de son adversaire.

Il est à peine plus gros qu’un grain de sable.

Le géomorphe frappe violemment une nouvelle fois. Michel esquive d’un squat.

Sa manche est déchirée… Une lacération légère couvre son épaule gauche.

Ce n’est pas le moment…

Il serre les dents… Le sang coule. Il pousse sur ses jambes. Ses pieds quittent le sol…

Son estocade est précise et touche un minuscule cristal verdâtre sur le front du géomorphe.

Ce dernier hurle en levant son bras massif.

Les pieds de Michel retouchent le sol, mais très vite son bras droit commence à trembler.

Si ça ne marche pas, il va me frapper directement…

Une charge électrique maintient Michel et qui bloque ses mouvements…

Impossible de me dégager, ce n’est pas très agréable…

Faut que j’arrive à lâcher mon épée.

Merde, mes muscles sont bien trop contractés…

Le bras du géomorphe s’abat avec virulence.

J’ai besoin d’agir et vite…

Je dois bouger… MAINTENANT…

Me voilà à observer un souvenir de Michel plus jeune.

Il est dans le cimetière de Hanakaze, agenouillé, devant lui, une tombe au nom d’Émilie.

Sur sa gauche, Kenji garde une main sur l’épaule de son fils.

À sa droite, Mizuki est endormi contre son épaule.

— C’est ici que maman est ?

— Oui…

— Pourquoi elle n’est pas avec nous ?

— Parce que la vie est un cycle fait d’une naissance et d’une mort qui ne sont pas définies par l’âge.

— Je voudrais qu’elle soit là…

— Moi aussi.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Shana.

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