11h50

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Il respire encore fortement, ses mains posées sur ses genoux tremblants.

— Ah… Ah… Ah…

Les gouttes de sueur s’écrasent au sol rapidement, une araignée grimpe sur son sac au loin.

Ses muscles tremblent encore, son épée est au sol et la lame ternie par l’usage.

— Ah… Ah… Ah…

Il se laisse tomber en arrière, son dos cogne sur les gravats, mais il maîtrise la douleur sèche.

— Ah… Ah… Ah… J’en… peux… plus…

Il tousse… puis regarde son sac avant de se traîner sur le sol en s’écorchant légèrement les bras.

D’un geste, il tire la lanière et attrape une bouteille d’eau. Il boit par petite gorgée.

Sacrée épreuve… j’ai jamais autant sué…

Il saisit un désinfectant et le verse sur son épaule, puis attrape un tissu et une bande.

— C’est douloureux, mais au moins je suis vivant…

D’un mouvement brusque, Michel se redresse doucement malgré l’effort.

J’ai bien cru y rester quand il a effectué cette dernière attaque.

Il s’est écroulé sur lui-même juste avant que sa griffe ne touche mon œil.

Ses jambes encore tremblantes, il s’approche lentement des restes du géomorphe.

C’est l’adversaire le plus… Non… Mizuki et Papa sont bien plus fort que lui…

La seule différence c’est qu’ils n’essaient pas de me tuer.

Il scrute les morceaux éparpillés au sol qui forment un tas de gravats rocheux.

Un souffle frais s’engouffre au-dessus de lui.

Sérieux… Il y avait une entrée ici… Bon, au moins se sera plus facile d’entrée la prochaine fois…

Autour de lui, l’air est toujours chargé de poussière, des rats passe non loin.

Une légère brillance attire son regard.

Tiens !

Il s’agenouille et déplace plusieurs débris avec patience.

Cette émeraude est magnifique ! Ça fera un joli accessoire pour Mizuki.

Même si elle n’en voudra sûrement pas.

Il se relève et marche vers son sac, puis s’agenouille et la range dans un étui en cuir.

Je voudrais rentrer au plus vite, mais faire le cochon pendu avec ma fatigue…

Ce serait dommage de mourir d’une chute après avoir survécu au combat…

Un rugissement lointain résonne.

Quoique, ce serait encore plus dommage de rester ici.

Michel charge son sac sur une épaule et se rapproche de la sortie d’un pas vif.

Derrière lui, l’ombre d’un géomorphe s’approche des restes et commence son repas.

Super, ils sont cannibales… Au moins, je gagne du temps pour filer.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Karl.

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