12h23

3 minutes de lecture

Ses petites fesses sont confortablement enfoncées dans le canapé en cuir noir.

Son regard glisse sur les mots de son livre posé sur ses genoux.

Ses jambes fluettes s’agitent dans un mouvement de balancier léger.

Le silence de l’atelier est entrecoupé par de discret griffonnement non loin.

Son cou bascule son regard se pose sur sa mère qui sourit en traçant une ligne.

Une petite brise entre par la fenêtre et caresse le visage détendu de Yuki.

Elle replonge le nez dans son ouvrage… Après une courte lecture, son rire joyeux emplit la pièce.

Takari est trop drôle !

Quelques minutes, elle se calme et recommence à lire.

Il veut toujours être sérieux, mais finit par faire l’idiot.

Soudain, la clochette tinte. Discrètement, ses yeux se lèvent.

Etsuko sourit en la regardant, puis se replonge dans son document administratif.

Michel et Aya entrent dans la boutique et s’approchent du comptoir avec une allure tranquille.

Etsuko s’arrête puis les observe en souriant.

— Tu as déjà trouvé le minerai d’argent ?

Michel esquisse un sourire en posant son avant-bras droit sur le comptoir.

— On dirait que tout le village est au courant de ma mission.

Un léger gloussement provient d’Etsuko qui ferme une seconde les yeux.

— Tu sais que les nouvelles vont vite ici.

D’un geste rapide, Michel hausse les épaules.

— Est-ce que tu pourrais me faire une robe sur mesure pour Mizuki ?

— Peux-tu me la décrire, pour que je fasse quelques croquis ?

— Un haut léger sans manches avec une matière en coton.

— Je vais l’aérer au niveau du cou pour un style plus prononcé !

Aya lâche la main de Michel et regarde Etsuko qui griffonne rapidement dans un calepin.

— Du lin pour le bas, avec une coupe asymétrique sur l’avant.

— Je vais m’arrêter à l’arrière des genoux et au-dessus pour l’avant.

— Je veux intégrer un short avec des poches discrètes cousu dans la robe.

— Des fermetures rapides de chaque côté, c’est ça ?

— Oui, et une couleur noire nuancée sera idéale.

— J’adore ce concept ! Le short ce ne sera pas évident par contre.

Etsuko attrape rapidement une feuille vierge et son visage est très souriant.

— Je vais faire un premier croquis.

Un léger silence s’installe au rythme du crayon.

— Passe-moi ton armure pour que je la répare.

Michel retire calmement son armure, Etsuko griffonne.

— Au fait, je ne savais pas que tu avais un intérêt pour la couture ?

— Disons que j’ai plus un besoin de faire découvrir sa féminité à Mizuki.

— Je comprends parfaitement ça ! Bon, voyons voir…

Aya regarde Michel un instant, puis se dirige vers Yuki qui rit soudain à pleins poumons.

— Tu lis quoi ?

— Les comptes de Takari !

La robe rose d’Aya est très belle, j’aimerais avoir la même.

— Ça a l’air amusant vu comme tu rigoles !

— Oui, c’est trop drôle !

Aya s’assoit à côté de Yuki et toutes les deux se mettent à rire.

— Je suis contente de voir que vous vous amusez, les filles.

Rapidement, Aya relève la tête vers Etsuko.

— Désolée, on rit peut-être un peu trop fort ?

— Non, je suis juste contente que vous aimiez le livre.

Alors que la scène est bucolique, me voilà à réfléchir un instant…

Yuki me rappelle une personne que j’ai connue, mais qui ?

Avec fluidité, Etsuko se tourne vers Michel.

— Sacré bandage. Viens avec moi à l’arrière, je vais te refaire ça au propre.

Leurs pas résonnent sur le plancher et Yuki se replonge dans son livre.

Aya se colle contre son épaule. Les filles lisent avec calmes et rient sans retenue.

Yuki fixe Aya en agitant encore ses petites jambes contre la texture douce du cuir.

— Takari est tellement bête, mais trop gentil.

— Oui, j’aimerais qu’on soit ami !

— Moi aussi.

Les minutes s’écoulent et les filles continuent de lire en riant.

Les pas de Michel résonnent, ceux d’Etsuko suivent.

Yuki regarde sa mère revenir derrière le comptoir et sourit.

— Ça va ma puce ?

— Oui maman !

Je suis presque restée seule comme une grande.

Le maillot de Michel est neuf. Etsuko trace des traits sur une feuille.

Aya fixe Michel tout en agitant aussi ses jambes.

— Tu as moins mal ?

— Oui.

Michel observe le croquis d’Etsuko, son avant-bras sur le comptoir.

Yuki replonge dans son livre.

Maman est trop belle…

Michel par contre fait un peu peur… mais il est gentil.

J’aime bien avoir Aya près de moi, elle aussi est gentille.

Aya se rapproche encore de Yuki et un sourire se dessine sur ses fines lèvres.

Ses sensations s’effacent et mes perceptions se connectent aux sens de Shana.

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