Émilien 2nd
Imaginez-le descendant de la cabine de sa machine orange, une silhouette qui ne s'inscrit pas dans la finesse, mais plutôt dans la robustesse.
Il est le type d'homme qui ne craint ni le froid mordant du petit matin, ni la chaleur cuite des tôles en plein soleil . Son corps, tout en muscles larges et tassés, trahit des années de maniement de rails, de traverses. On devine sous le tissu épais de son bleu de travail toute sa puissance.
Son visage est une carte. Il est buriné, marqué par la suie, le vent, et les heures passées à fixer l'horizon ou à surveiller les aiguillages sous la pluie. Il a l'œil vif et loyal.
Son nez porte les traces de choc , peut-être contre un outil récalcitrant. Ses mains, épaisses et calleuses, sont elles-même des outils vivants, capables d’actionner avec une dextérité étonnante les leviers fins de la machine.
Il marche avec assurance, les épaules légèrement voûtées, le pas lourd et mesuré qui tasse le sol à chaque foulée. Il n'est jamais pressé, mais toujours efficace.
Quand il parle, sa voix est profonde et rocailleuse, habituée à dominer le vacarme des moteurs diesel et le sifflement du vent. Mais derrière cette carapace de force tranquille, on devine l'esprit d'équipe essentiel à ce métier et de camaraderie .

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