LOGORRHOPHOBIE
La diarrhée est à la matière fécale ce que la logorrhée est aux mots. Pour l’une, il y a le riz surcuit, les médicaments et les toilettes. Pour l’autre, il y a la fuite, l’hostilité et si rien ne fonctionne, l’homicide. Hélas, parfois, aucune de ces trois solutions n’est applicable si tant est que l’on tienne compte des règles de bienséance sociale et de la morale communément admise. Lorsqu’un prédateur tout souriant sort de chez lui, puis saute sur son voisin pour lui déféquer subitement dans les oreilles, il arrive que les rôles finissent par s’inverser secrètement. Je ne saurais compter les trous imaginaires que j’ai creusés dans mon jardin rien que pour lui. Dieu merci, l’homme a créé les fenêtres pour surveiller les nuisibles à proximité.

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