À LA VIE, À LA MORT

Une minute de lecture

La mort est mon métier. Elle m’a sauvé la vie, alors j’ai décidé d’être son homme de main, le « glaneur » de tout ce – ou ceux si l’on considère un tant soit peu la race humaine – qu’elle fauche. Cela représente au niveau mondial une moyenne de 2 ou 3 vies / seconde. Aucun serial killer ni aucun tueur de masse ne lui arrive au doigt de pied. Et moi, comme d’autres de ma sous-espèce, j’ai l’honneur de la servir. Selon mes calculs, j’ai passé les 5000 corps, tout âge et toute cause de décès confondue. Aussi étonnant que cela puisse paraître, je n’arrive pas à m’en lasser. Pire, j’en redemande. Possiblement parce que je n’ai jamais aussi bien supporté mes pairs que depuis mon arrivée au royaume de l’inox : silencieux, prévisibles, calmes et, cerise sur le gâteau, à ma merci.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 1 versions.

Vous aimez lire Thomas F. ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0