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Jael avança dans le court couloir au-delà de la porte, le cœur battant la chamade, la respiration retenue, la main traînant sur la paroi froide. Ses yeux habitués à la pénombre furent éblouis par la lumière envahissant le couloir. Après des jours – ou des cycles, qui sait – passés dans des couloirs semi-obscurs, cette nouvelle lumière était aveuglante.

Le premier contact avec l'extérieur fut déconcertant. Il fallut quelques secondes pour que ses yeux fatigués récupèrent la vue, le sifflement d'une brise caressait son visage, l'odeur familière des graisses séchées piquait ses narines telle une promesse de retour à la normale.

Le jeune charognard scrutait son environnement avec une énergie renouvelée. Il se trouvait sur les abords d'une immense étendue, quasi mystique, dont les bords autres que celui désormais derrière lui n'étaient pas visibles. Le plafond, particulièrement brillant, fournissant plus de lumière qu’il n’en avait jamais vu, d’une clarté remarquable, était comme une invitation à la bonne humeur.

Il releva la tête. À distance et en contrefort d'une pente raide se distinguait une porte immense, en tout point similaire à celle qu’il avait utilisée pour entrer dans ces maudits conduits, comprenant qu’il avait dû sortir par une porte de service.

Prenant la direction de la grande porte, il entama l'escalade de la pente, toujours les mains tremblantes appuyées sur les parois. L’escalade fut brève mais intense, la fatigue et la faim étaient toujours présentes, mais l’émerveillement du moment les faisait passer au second plan.

La hauteur donna une nouvelle dimension à la vue poignante devant ses yeux, pouvant aussi distinguer quelques ruines lointaines ressemblant à s’y méprendre à celles de l’autre côté du labyrinthe.

L’émerveillement fut bref, la descente, le retour à la réalité brutal, juste à ses pieds, une main, solitaire comme si elle était là pour lui souhaiter la bienvenue.

Tranchée nette au poignet, les tâches de sang séché filaient droit vers le reste de son propriétaire, un corps écrasé, difforme, portant les vestiges de ce qui devait être un uniforme de récupération.

Son ventre vide était la seule chose qui l'empêchait de vomir. S’approchant de la dépouille, qu’il inspecta minutieusement, quelle que soit la raison de sa mort, l’ennemi devait être sauvage, sans pitié.

Quelques détails m'interpellent : les habits étaient ceux des récupérateurs, mais semblaient d’une qualité supérieure, sur sa poitrine trônait un emblème inconnu, une tête d'ours entourée de deux bandes circulaires rouge et blanc. Ce n’était pas celui qu’il avait l’habitude de voir chez les récupérateurs de Narv.

À côté de la dépouille, le sac de voyage ressemblait à celui qu’il attendait, proche mais pas tout à fait le même, floqué de ce même emblème inconnu. Résistant à son haut-le-cœur, il entreprit de le fouiller. des boîtes de conserve, un réchaud d’un modèle qu’il n’avait jamais vu, des outils divers, et une arme de poing, tout était intact.

Seuls les récupérateurs chevronnés peuvent s’offrir des armes de poing, il en avait jamais vu lui-même, extrêmement chères à ce qu’on raconte, offertes par ceux d’en haut qui étaient les seuls à savoir en fabriquer.

Il se débarrassa de son propre sac désormais vide et mit l'autre sur son dos. Après un petit regard d'excuse au cadavre froid, Jael planta deux bouts de métal en croix près de la tête du mort. Il bredouilla une prière muette et se mit en mouvement en direction des ruines lointaines.

La marche était éprouvante, malgré l'énergie renouvelée et les vivres trouvés, il était loin d’être dans son meilleur état, son corps était toujours meurtri, et il avait besoin de repos.

Avançant inexorablement, les ruines en ligne de mire, il consulta sa carte pour être sûr du chemin à prendre, même s’il ne lui faisait pas aussi confiance qu’avant après la mésaventure des conduits.

Un autre cadavre fut rapidement découvert sur le chemin ; celui-ci était dans un état de décomposition déjà bien avancé. Les restes écrabouillés de ses os suggéraient qu’il avait connu une fin similaire au précédent. La fouille des environs n’a révélé à Jael aucun objet récupérable ou utile. Il abandonna les lieux après avoir performé rapidement les rites en vigueur quand on rencontre des morts dans la nature.

Par la suite, il découvrit quelques autres cadavres sur la route, dans des états de décomposition plus ou moins avancés, mais toujours cette même mort douloureuse, et certains faisaient apparemment partie des récupérateurs de Narv, vu l’emblème qu’il découvrit sur le peu de vêtements épargnés par le temps. Il les a tous inspectés, dans l'espoir de trouver quelque chose de nouveau. Sur la dernière rencontre, il ne fut pas déçu, un élément nouveau l'interpella, et ce n’était pas des moindres. Sur le mort, il a trouvé une carte en tout point semblable à celle qu’il avait tracée chez Soul, le chemin depuis Narv, les passages à suivre dans les conduits, la destination finale, pile au centre de la zone 87.

Il n’était pas surpris, ni furieux, c’était prévisible. Pourquoi un renard fourbe comme Soul enverrait un jeune avec peu d’expérience comme lui à une mission aussi dangereuse ? Pas qu'il s'inquiétait de son sort, mais plutôt du succès de sa mission. Non, cette logique froide et implacable correspondait bien au personnage. Soul a dû envoyer plusieurs gars pour cette même mission, il multiplie par autant ses chances de succès, et au final il ne paierait que celui qui rapporte la relique.

fourbe, et dangereux.

Une autre question lui frappa l’esprit : ce “concurrent” a traversé les conduits, comment il a fait pour traverser la zone incorrectement reportée sur la carte ? A-t-il eu de la chance ? S'agit-il d’une autre anomalie du système ?

autant de questions sans réponses. Il reprit son avancée en les gardant dans un coin de la tête.

Le paysage se transformait petit à petit, de plaines désertes et vides, quelques bâtiments isolés firent leur apparition, et rapidement, la première ruine était à portée. Il y pénétra avec appréhension, passant à côté d’un monolithe en tout point identique à ceux d’avant. Il avança, prudemment, les cadavres n’ont fait qu’accentuer sa méfiance, et le silence pesant le rendait à fleur de peau, même la plus légère des brises aurait suffi à le faire sursauter.

Les ruines sentaient la mort, une souffrance inexpliquée émanait des bâtiments effondrés, comme s’ils étaient témoins des pires atrocités possibles. Son inspection était minutieuse, patiente, furtive. Mais il ne trouva rien de dangereux dans les alentours, il établit alors son camp pour la nuit.

Les journées suivantes tombèrent dans une sorte de routine monotone : il avançait la journée, trouvait une ruine ou un bâtiment au bord du chemin sinueux pour établir son camp pour la nuit. Il y avait des signes de restes humains et même parfois de bêtes, plus nombreux à mesure qu’il avançait, mais toujours aucun signe du mystérieux coupable. Cette monotonie eut au moins un effet positif, il put récupérer de ses blessures, il était de nouveau capable d’avancer sans avoir à s’arrêter fréquemment pour reprendre son souffle.

Avançant pour entrer dans une énième ruine, il décida avec lassitude que cette fois il en avait assez fait pour la journée, il commença à chercher un emplacement pour camper, malgré la lumière toujours brillante.

Un tremblement lointain fit vibrer le sol sous ses pieds, d’abord faiblement, puis s’accentua pour se transformer en vibration puissante qui lui fit perdre l’équilibre. Il réagit rapidement, sortit son poignard et tenta de courir s’abriter dans l’un des bâtiments proches. Mais avant qu’il puisse faire son premier pas, la vibration s’accentua, un hurlement strident lui explosa les tympans, une bête énorme surgit du sol.

La bête était énorme, faisant facilement la taille de trois hommes, une sorte de ver géant, avec une bouche pleine de crocs acérés en guise de tête, un corps couvert d’écailles blanches, des taches de sang séchées sur ses écailles assurèrent au jeune homme qu’il était bien en présence de l’auteur des exactions dont il était témoin ces derniers jours.

La bête tourna lentement vers sa nouvelle victime, Jael était sous le choc, jamais, au grand jamais, il n’avait vu une telle horreur, même dans les récits des vieux charognards les plus fanfarons. Elle ne semblait pas avoir d’yeux, pourtant, les mouvements de son corps indiquent clairement qu’elle était là pour lui.

Son instinct lui hurlait qu’il n’avait aucune chance, il décida alors que la fuite était une issue honorable, sauta sans hésiter vers le bâtiment le plus proche, tentant de s’abriter derrière les murs semi-effondrés.

Sa tentative échoua sans procès. Au moment où il bougea, la bête bougea aussi, plus rapide, plus explosive ; elle le dépassa pour lui couper le chemin, le narguant avec son corps ondulant. Il fit un autre mouvement de côté, mais encore une fois sa route fut coupée net.

Changeant de stratégie, le malheureux tenta une distraction : il prit une barre métallique et la balança de toutes ses forces vers la bête. Le projectile atteignit sa cible, mais ne fit que rebondir sur ses écailles puissantes sans même les égratigner avant de rebondir plus loin.

La diversion pourtant fonctionna d'une autre manière : la bête tourna son corps vers l’endroit où le projectile avait atterri, fit un mouvement comme pour l’attaquer, avant de se raviser et de tourner son attention vers sa victime.

Pourtant, cette petite diversion ne fut pas gâchée, Jael courut de toutes ses forces et s'engouffra entre les murs en ruine. Un grondement se fit sentir aussitôt, la bête le poursuivait, il entendait son corps ondulant violemment entre les murs déjà en mauvais état, réduisant des pans entiers en miettes, tout en s’approchant de sa victime.

Jael courut, sautant, glissant, zigzaguant à l’intérieur des bâtiments. Le grondement derrière lui s'approchait, provoquant des relevés de poussière et des effondrements sans son sillage. Il entra dans un bâtiment à l’air mieux préservé que les autres, et regretta son choix instantanément, il n’y avait pas d’issue visible hormis la porte qu’il venait de passer. Il tourna les talons pour tenter de sortir, mais il était trop tard, la bête bloquait déjà la voie avec son énorme corps.

Reculant doucement, il tenta le coup de la diversion une nouvelle fois, mais la bête ignora complètement le projectile et glissa vers lui silencieusement. Il essaya de reculer encore, mais la bête cette fois bondit vers lui avec une détente monstrueuse. Jael sauta pour l’éviter au dernier moment, elle le rata d’un cheveu. Faisant tourner son cerveau à toute vitesse, il devait trouver un moyen de s’en sortir.

Il pensa à l’arme de poing dans son sac à dos. Petit bémol, il n’avait absolument aucune idée de comment ça marchait.

Il faut trouver une autre solution.

La bête revint à la charge, Jael courut de toutes ses forces devant elle, se jetant de côté au dernier moment, elle semblait apprécier le jeu, menant sa proie au désespoir avant de l’achever.

Ce jeu mortel dura plusieurs minutes, Jael courant pour sa vie, la bête derrière, glissant et sautant pour l'écraser, et lui s’écartant au dernier moment. Sauf qu’il commençait à fatiguer, le prochain coup sera peut-être son dernier.

Un grand grondement retentit, et ce n’était pas la bête pour une fois, le bruit venait d’en haut, le bâtiment entier tremblait, la bête semblait désorientée. Jael effectue une dernière roulade, vers l'extérieur du bâtiment, un instant avant que ce dernier ne s'effondre comme un château de cartes.

Haletant avec difficulté, observant les restes du bâtiment effondré, Jael poussa un soupir de soulagement, son pari a fonctionné. Il avait mené discrètement la bête vers les piliers du bâtiment. C'était très risqué, il aurait pu finir écrasé avant d’arriver à ses fins, il aurait aussi pu être enterré avec son bourreau, ça s’est joué à un cheveu, et il était sauf.

Il fallait maintenant qu'il s'éloigne d'ici, rien ne dit que le monstre était seul. Avançant prudemment à travers les décombres, il reprit son chemin.

***

La nuit fut presque totale quand il eut atteint une nouvelle ruine. Celle-ci était plus grande que les précédentes, les bâtiments aussi semblaient en meilleur état. Il passa le monolithe, gardant l'entrée tel un veilleur infatigable et silencieux. La lueur en émanant baignant les alentours dans un doux halo bleuâtre.

Une fois son camp pour la nuit installé comme à l'accoutumée. Il entreprit de préparer son repas, le mangea en silence avant de se détendre, laissant libre cours à ses pensées.

Beaucoup de choses se sont passées ces derniers cycles, sa vie monotone — à défaut d'être paisible — à Narv semblait loin derrière. Soul devrait être en ce moment en train de chercher une autre victime à envoyer au casse-pipe de sa quête impossible. Est-ce que la milice le cherche toujours ?

Le fil de ses pensées continuait comme ça pendant un moment alors que l’obscurité devenait totale, il avait même éteint son réchaud pour économiser le peu de combustible dont il disposait.

Quand il se retourna finalement pour dormir, une lueur étrange attira son regard. Un halo blanchâtre qui émanait d'un bâtiment proche.

Il se releva pour mieux observer, le silence de la nuit rendait cette lueur presque mystique. Il prit son poignard, l'arme de poing – il ne savait toujours pas l'utiliser –, qu’il glissa dans ses vêtements, et avança doucement vers l'origine de la lueur.

Le son régulier de ses bottes résonnait faiblement sur le sol pendant qu'il avançait dans le dédale des ruines. Au tournant d'un mur effondré, il se retrouva à l’intérieur de ce qui lui semblait être les vestiges d'un grand bâtiment dont il ne restait qu’un pan de mur tout au fond ; c’était là l’origine de cette étrange lueur.

C'était un monolithe, singulier, différent de tous ceux qu'il avait croisés jusque-là. Le bloc était d'un blanc immaculé, plus petit que les autres, mais toujours avec trois faces lisses, et une quatrième tapissée de ses symboles mystérieux.

Jael s'approcha, tendant une main hésitante vers la stèle. Si une partie de lui espérait peut-être une réaction, elle ne fut pas déçue. Au moment où ses doigts touchèrent les inscriptions, la lueur faiblarde se transforma, le temps d'une respiration, en une torche éblouissante, et une douleur désormais familière envahit son esprit, et une lueur bleuâtre traversa son champ de vision.

[Message système]

Utilisateur inconnu

Clé administrateur détectée

Procédure d'urgence initiée

Erreur

Le mot erreur défila dans son esprit encore et encore, avant qu’un nouveau message n’apparaisse.

[Message système]

Accès autorisé

Rouvrant les yeux, le monolithe avait retrouvé sa lueur d'origine, il ne comprit pas ce qui s'était passé, il éloigna ses doigts tremblants de la source lumineuse. Un cliquetis discret attira alors son attention, provenant d'un mur derrière le monolithe. Le son se renforça, des grincements métalliques s’y ajoutèrent, un vrombissement de vérins, puis une partie du mur glissa sur le côté pour laisser apparaître des escaliers descendants.

Il serra ses mains, la main droite posée sur le poignard suspendu à sa ceinture, il avança avec prudence. Une fois les deux pieds sur la première marche, un claquement sec le fait se retourner, la porte derrière lui s’est refermée. Il essaya de la pousser, mais sans succès.

N’ayant aucune alternative, il avança. L’escalier faisait partie d’un couloir dont les parois étaient traversées par des lignes lumineuses qui suivaient la trajectoire de descente. Il descendit la vingtaine de marches. Au bout, une autre porte, déjà ouverte, donnant sur une salle hémisphérique. Le centre était occupé par un pupitre circulaire, dont le sommet lui arrivait à la taille.

Hésitant, il inspecta d’abord les alentours sans oser s’approcher, il avait déjà épuisé son capital témérité pour la journée. Il devait rester sur ses gardes.

Hormis le pupitre, la salle était complètement vide, les murs étaient faits d’un métal brillant, portant les mêmes lignes lumineuses que le couloir d’avant, en cercles concentriques, allant du bas et diminuant de diamètre jusqu’à se condenser en un seul point au sommet de la salle, juste au-dessus du pupitre.

sur le mur d’en face, de l’autre côté de la demi-sphère, une ligne écrite avec ses symboles inconnus qu’arboraient les monolithes. Sous cette ligne, une autre, cette fois avec la langue qu'il connaissait, celle de son peuple, il pouvait y lire.

PANNEAU D’OBSERVATION 3-87-502

Cette description ne lui évoquait rien de significatif, il ne comprenait pas ce qu’il voyait. Alors qu’il terminait son inspectionminutieuse de la salle, il décida enfin de prendre son courage à deux mains et s’approcha. Le pupitre était constitué d’un pied en forme de colonne étroite, terminé par un disque posé à plat. Le disque lui-même était d’un noir profond, tel un morceau de nuit qui aurait atterri ici.

Il effleura le coin du pupitre, cela déclencha quelque chose, car la migraine revint, et ses yeux devinrent douloureux, le message devant ses yeux disait :

[Message système]

Utilisateur inconnu

Clé administrateur détectée

Procédure d'urgence initiée

Erreur

Comme la fois précédente, son esprit se bloqua pendant un court instant, il voyait ce dernier mot en boucle, avant qu’il ne se libère et que le nouveau message apparaisse.

Accès autorisé

Bienvenue observateur.

Le massage n’ayant pas eu le temps de s’estomper, la douleur s’accentua subitement, la migraine devint des marteaux qui lui fracassaient le crâne, ses yeux faillirent sortir de leur orbite tellement la douleur était intense, sa vue se brouilla, il était envahi de toute part de sons, d’images, son univers entier plongea dans le chaos, la terre tournait sous ses pieds, le plafond semblait s’éloigner jusqu’à devenir invisible avant de revenir et vouloir l’écraser.

Il était ailleurs, des fantômes portant de drôles d'accoutrements flottaient autour de lui, l’ignorant, le traversant comme si son existence n’avait aucune substance.

Il entendit des bribes de conversation comme venues du fond d’un puits.

Le secteur 2 a des problèmes de refroidissement, envoyez les réparateurs.

Anomalie critique au secteur 7

Où est mon café, foutu stagiaire ?

Les sons et des images continuaient à l’agresser, devenant plus nombreux et plus confus, le monde tournait de plus en plus vite, sa tête au bord de l’implosion. Finalement, il ne put résister, il s’effondra, et le monde s’éteignit.

Son univers revint une partie à la fois, il reprit la sensation de son corps, sa respiration reprit sa régularité, il ouvrit les yeux doucement. Il était étendu par terre, à l’endroit même où il était debout avant, la salle était silencieuse, comme si ce monde qu’il avait envahi n’avait jamais existé.

Jael prit quelques instants pour reprendre ses esprits, les questions se bousculaient dans sa tête, était-ce un rêve ? La fatigue qui jouait avec son esprit ? Qui étaient ces gens ? Ils ne ressemblaient en rien à tout ce qu’il a pu connaître.

Il avait l’impression que chaque pas fait dans cette mission le plongeait dans l’inconnu.

Se relevant, faisant bien attention à ne surtout pas toucher au pupitre, il finit debout et avança en traînant les pieds vers les escaliers.

Il était fatigué.

Remontant les escaliers, dès qu’il fut sur la dernière marche, le cliquetis de la porte retentit, et celle-ci s'ouvrit comme si elle attendait qu’il souffre avant de lui permettre de partir. Il avança, et juste au moment où il arriva au niveau du monolithe blanc, le cliquetis retentit une troisième fois, fermant cette fois la porte, qui fendit dans le décor comme si elle n’avait jamais existé.

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