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Un grincement strident s'immisça dans sa conscience, le forçant à ouvrir ses paupières lourdes ; il était étendu sur une pile de câbles qui couvraient tout le sol.

Son esprit était toujours flou, la chute avait été brutale et soudaine, il avait tenté de s'accrocher au bord du précipice. Mais sa main n'avait trouvé que le vide, et sa chute dans le néant s’était poursuivie.

La chute ne dura pas, son corps heurta le sol — ou ce qu'il croyait être le sol —, qui se brisa sous son poids, le laissant s'écraser contre une autre surface juste en dessous, surface inclinée sur laquelle il glissa pour continuer sa descente infernale à vive allure, tanguant et cognant contre les parois de ce qui semblait être un conduit.

Un souvenir fugace lui rappela qu'à ce moment-là, il avait eu son esprit envahi par des messages du système, un nombre impressionnant de messages qui défilaient dans son esprit à une vitesse vertigineuse qu'il ne pouvait suivre.

Il a pu pourtant retenir certaines bribes des messages.

[Synchronisation en cours]

La descente continuait.

[Passage au niveau 1]

Son corps continuait à se balancer comme un jouet dans les mains d'un enfant géant. Chaque atome de son être criait la douleur.

[Calcul de la classe en cours]

Le conduit semblait infini, il avait l'impression d'être là depuis des heures. Sa conscience commençait à sombrer.

[Clé administrateur détectée, assignation de la classe en conséquence]

Le conduit tremblait, des claquements puissants se faisaient entendre.

[Utilisateur inconnu, assignation d'une classe impossible]

Un grand claquement, puis le conduit se pencha dangereusement.

[Nouvelle tentative d'assignation de classe]

Un grand coup de sa tête sur la paroi faillit finir de l'achever, sa conscience ne tenait maintenant qu'à un fil.

[Échec]

Il sentit soudainement que le conduit disparaissait autour de lui, il avait débouché sur la sortie.

[Nouvelle tentative d'assignation de classe]

Se lançant à grande vitesse, il percuta ce qui semblait être des câbles, sa vitesse se réduisit. S'entremêlant avec les câbles, il fit plusieurs tours en l'air avant de s'écraser sur le sol. Pendant que la dernière bride de conscience le quittait, un dernier message défila dans son esprit.

[Classe assignée]

***

Observant d'un œil à moitié ouvert le monde autour de lui, la lumière était faible et semblait venir de parois métalliques au loin, une odeur d'humidité et d'eau stagnante chatouillait ses narines.

Un éclair de douleur parcourut tout son corps quand il essaya de se relever, alors il se ravisa et continua son observation. L’espace autour de lui semblait énorme, hormis le tas de câbles sur lequel il était affalé. Il y avait une porte sur le mur d’en face ; pour les autres murs, il était incapable de tourner la tête pour les regarder.

Hormis quelques débris, il n’y avait rien d'autre dans son champ de vision.

La douleur ne baissa pas, il n’arrivait toujours pas à bouger ne serait-ce qu’un doigt. Un mouvement à la limite de son champ de vision glaça le sang dans ses veines, une araignée mécanique. Il tenta de forcer son corps à bouger, encore et encore, mais rien ne bougea, une sueur froide coula le long de son front, et son cœur s'emballa.

L’araignée s’arrêta un instant devant lui, avant de passer hors de son champ de vision ; il la sentait tourner autour de son corps immobile, s’arrêtant par moments, comme pour s’assurer que sa proie est bien paralysée, avant de poursuivre son tour.

Un cri de douleur lui fut arraché quand un objet pointu lui piqua la cuisse. Une chaleur inconnue s’insinua dans son corps meurtri, s’y répandant lentement. Ce ne fut que la première d’une longue série : l'araignée fit méthodiquement le tour de son corps, s’arrêtant, le piquant à certains endroits, avant de continuer son inspection.

La bête, ayant terminé son tour, s’en alla comme si rien n’était, s’éloignant avant de disparaitre dans le noir.

— Je ne suis peut-être pas à son goût. ironisait-il avec amertume.

Un de ses doigts bougea, puis un autre, il sentit sa main comme libérée d’une emprise qui la restreignait jusque-là. Il ferma et rouvrit les paumes, comme pour s’assurer qu’il savait toujours comment faire, puis la sensation d’engourdissement quitta progressivement le reste de son corps ; au bout de quelques minutes, la douleur avait presque disparu.

Se relevant, Sa respiration était encore douloureuse, chaque inspiration lui brûlait les côtes, et ses muscles lui faisaient mal, il était pourtant en meilleur état que ce à quoi il s’attendait.

Quittant le tas de câbles, en veillant à ne pas se prendre les pieds toujours hésitants dans l’amas.

Il put enfin examiner son entourage en entier, ce qui confirma sa première observation, il était au milieu d’un immense espace, chaque mur contenait une porte, toutes ouvertes et donnant sur des couloirs luisant sous la lumière verdâtre provenant des plafonds.

— Je n’aime pas ça. Le souvenir d'un autre labyrinthe qui faillit lui coûter la vie lui revint à l’esprit.

Près du lieu de sa chute, son sac à dos, ainsi que plusieurs livres, gisaient sur le sol, ils avaient apparemment tous suivi le même chemin que lui.

Mais ce n’était pas tout, dans une zone qui était hors de son champ de vision initial, gisait le corps inanimé du vert géant, ses écailles étaient complètement écrasées, et des liquides noirâtres en sortaient pour constituer une flaque tout autour.

Un éclair parcourut ses yeux, et il s’empressa de vérifier, se concentrant comme à chaque fois qu’il devait faire apparaître les informations du système. Il fut surpris que cette fois il n’y ait pas eu de migraine ni de douleurs dans les yeux. deux maux auxquels il s’était pourtant attendu.

Seule la lueur bleuâtre et fugace persista, un message lumineux traversa son esprit, d’une manière — lui semblait-il — plus compréhensible que d’habitude.

ID : 350543AF

Niveau : 1

Synchronisation : 1 %

Classe : NA

Attributs : NA

Log système [Construction en cours…]

N’en croyant pas ses yeux, il appela le système encore et encore pour s’en assurer, il était enfin passé au niveau 1. C’est certainement la mort de la bête qui avait enclenché la synchronisation, il avait toujours en mémoire le message qu’il ressentait pendant la chute.

Avant, sa synchronisation était à 51 %, cela signifie que le combat avec le ver géant lui a octroyé 50 % de plus d’un seul coup.

Énorme, mais il pouvait comprendre, cette bête était monstrueuse.

L’autre point qui attira son attention était sa classe et son attribut, tous deux étaient NA.

— Que veut dire NA ?

Tous les synchronisés de Narv dont il avait entendu parler — principalement via des discussions dans la taverne avec d’autres charognards — avaient une classe combattant, et des attributs qui pouvaient être soit de force, d’agilité ou de perception.

Il avait même entendu parler d’une classe “civil” que certains dirigeants de la cité auraient, avec des attributs complètement différents. mais il n’en savait pas plus.

Par contre, jamais il eut vent d’une classe NA.

C’était à tester, mais il ne se sentait pas plus fort, ni plus agile, et il doutait que sa perception soit meilleure. Il devait en apprendre plus.

La dernière partie du message était aussi intrigante que le reste, semblait même suggérer que le “travail” du système n’était pas encore terminé.

Passant à autre chose, il examina le contenu de son sac à dos, le contenu était là, mais les boîtes de rations étaient complètement défoncées, leurs entrailles sorties et mélangées. Et l’arme à poings était toujours là, ainsi que son poignard.

Remettant son sac sur les épaules, il fixa les portes, indécis. Essayant de savoir quoi faire et par où commencer.

Il devait trouver une sortie.

***

Les portes se ressemblaient, mais au-dessus de chacune d'elles, un signe différent. Malheureusement, ce signe était écrit avec la langue mystérieuse qu'il ne pouvait déchiffrer. Il avança vers l'une d'elles au hasard — évitant celle par laquelle l'araignée est partie — et entama le couloir d'un pas hésitant.

Le couloir s'étendait sur des dizaines de mètres, finissant par une intersection menant à deux autres couloirs, chacun avec un panneau montrant un symbole inconnu. Il revint vers la grande salle, entamant la même action sur les autres couloirs, espérant que l'un d’eux correspondrait à sa carte.

Son ventre cria famine après quelques heures d'errance, et ses douleurs devenaient insupportables, alors il s'arrêta et revint vers une petite salle qu'il avait repérée dans un précédent couloir, elle n'avait rien de particulier, ce qui ressemblait à un bureau et des chaises. Mais sa petite taille lui procurait un semblant de sécurité, bien plus qu'être exposé dans la salle principale avec plein d'ouvertures tout autour.

Le charognard étala les restes de ses rations alimentaires par terre, il choisit ceux dans le plus mauvais état pour les manger, il ne faut rien gaspiller, surtout qu'il n'avait aucune idée de quand la situation changerait, et son nouveau réchaud était bousillé, alors il avala sa nourriture froide.

De toute façon ça ne change rien au goût de merde.

Tout en mangeant, il prit le livre, objet de sa mission, qu'il retourna entre ses mains, admirant la couverture noire sombre et les symboles mystérieux sur la couverture. Tournant les pages délicatement, humant le parfum de poussière et d'encre. Les pages alternaient langue commune sur une face, et langue système sur celle d’en face.

Tout cela restait obscur pour Jael. Il tenta de lire le titre.

— L'Od… l’Odyssée !

Tournant la page, il lut la première ligne du texte — non sans difficulté — du côté écrit dans sa langue.

Chante, —, la colère d’Ulysse aux —,

qui —, après qu’il eut détruit la ville — de Troie.

Lisant mot par mot, certains lui restaient incompréhensibles. Ces capacités de lecture étaient limitées, il avait bien appris avec ses parents étant plus jeune. Mais par la suite, après leur disparition, il a eu très peu d'occasions de pratiquer. Lire n'était pas vraiment une activité courante pour un charognard. Et les mots utilisés semblaient particulièrement difficiles.

Il parcourut la phrase des yeux, elle avait quelque chose d'ancien, presque sacré.

— Qui est Ulysse ? Et la ville de Troie ?

Parcourant encore quelques pages, le texte était trop compliqué, il en comprenait un mot sur deux, et même sans réellement en comprendre le sens.

Il rangea le livre, se blottit dans un coin de la pièce, visage tourné vers la porte, son poignard dans la main. et s'endormit.

En pleine nuit, un bruit le fit sursauter, toute trace de sommeil s'évanouit instantanément, ses sens étaient en alerte, son cœur battait la chamade. Une paire d'yeux rouges brillait dans le noir, comme deux grenats flottants à un mètre du sol.

Les yeux/grenats avançaient vers lui doucement, un léger grognement les accompagnait.

— C'est un loup gris. se dit-il sans réfléchir.

Le loup avança encore, Jael avait toujours les mains serrées sur son poignard, observant attentivement les mouvements de la bête, plus petite que ses congénères noirs. Subitement, celui-ci se lança en avant d'un coup puissant de ses pattes, sa gueule grande ouverte visant le cou de Jael.

Mais le jeune homme était bien préparé, il esquiva d'un léger mouvement à droite, se baissa avant de remonter en force pour porter un coup puissant dans le ventre du loup, la seule zone de son corps qui n'est pas protégée par de l'acier.

Le coup porta ses fruits, le loup émit une longue plainte, mêlant surprise et douleur, il n'avait pas anticipé que sa proie pût riposter. Il gisait maintenant au sol, le liquide noir qui coulait dans ses veines se répandait sur le sol, il n'était pas mort, mais ça ne tarderait pas.

Jael resta sur ses gardes, veillant à se mettre dos au mur, le loup n'était peut-être pas seul. Il l'observa, mais n'essaya pas de l'achever, s'approcher d'une bête blessée était dangereux, vaudrait mieux le laisser agoniser seul.

Après quelques minutes, la bête cessa de bouger. Jael attendit quand même un peu avant de s'approcher, il n'y avait plus de risque.

Il en était sûr car il venait d'entrevoir un message du système.

[Synchronisation en cours]

Il observait de près la dépouille du loup gri —

— Attends ! Comment j'ai fait pour savoir que c'en était un ?

Il se rappelait avoir pensé au loup gris avant qu'il ne soit visible.

[Classe inconnue]

[Échec de la synchronisation]

— Quoi ! cria Jael avec confusion.

Il s'empressa de consulter sa fenêtre système.

D : 350543AF

Niveau : 1

Synchronisation : 1 %

Classe : NA

Attributs : NA

Log système [Construction en cours…]

Aucun changement. Il aurait pourtant dû augmenter de synchronisation, car c'était la première fois qu'il se battait avec cette espèce.

Le message semblait pointer sa classe N'A comme source du problème, mais c'est bien le système lui-même qui lui a assigné cette classe ?

N'arrivant pas à une conclusion satisfaisante, il décida d'entamer sa journée un peu plus tôt que prévu.

***

Les couloirs se suivaient et se ressemblaient, cette lumière douce, ces murs en acier poli parcourus de câbles de différentes couleurs et tailles sur toute la longueur, une odeur métallique, tiède et rance, comme si la mort s’était insinuée dans les câbles.

Le martèlement de ses bottes sur le sol résonnait de manière régulière, jusqu’à ce qu'il fasse sa deuxième rencontre de la journée. Et pour une fois celle-ci n’avait rien de dangereux. Le petit rongeur familier se faufila rapidement près de ses pieds, le même type de bêtes qu'il avait croisé dans le labyrinthe des conduits.

— Un rat recycleur. Songea-t-il, avant de se raviser.

— Quoi !

Comment il a pu donner un nom à cet animal, qui était complètement inédit ? Jamais il n’en avait vu auparavant, ni même entendu parler dans les histoires des vieux charognards.

Un frisson lui parcourut l’échine, devenait-il fou ?

se sentant dépassé, il entreprit de marcher plus vite malgré la douleur persistante de ses muscles. Il avait découvert d’autres pièces, la plupart étaient fermées et il ne réussit pas à les ouvrir. Les autres étaient complètement vides, même pas une table ou une chaise, rien que des pièces silencieuses.

Au détour d’un couloir, il se retrouva nez à nez avec un autre rat recycleur, qui détala en un clignement de yeux, laissant Jael la bouche ouverte.

La journée continua sans nouveauté. En observant la luminosité ambiante déclinante, il estima qu’il avait à peine le temps de retourner à son camp avant qu’il fasse nuit. Il rebroussa chemin pour rentrer.

Arrivé au camp, un grand choc le submergea à la vue du spectacle devant ses yeux ébahis, la carcasse du loup, qu’il avait abandonnée sur place, était complètement couverte de rats recycleurs. Ces derniers, l’entendant arriver, se dispersèrent à une telle rapidité qu’une seconde plus tard, la pièce était vide. Hormis lui-même et ce qui restait de la carcasse, c’est-à pas grand-chose, ni les parties mécaniques ni celles de chair et de sang n’avaient été épargnées. Le loup avait été complètement et proprement réduit à quelques simples bouts de métal. Et il était évident que s’il avait tardé encore quelques minutes, il n’aurait rien trouvé.

— Du bon travail de recyclage, hein ! murmura Jael à voix basse.

Se rappelant un truc, il sentit son cœur bondir, il avait laissé la majorité de ses vivres dans cette salle, pour ne pas s'alourdir pendant ses recherches, il avait l’intention de revenir les chercher s’il arrivait à trouver une sortie.

Tournant la tête vers le fond de la salle, là où ils les avaient empilés, une larme de colère faillit jaillir de ses yeux.

— Rien, ils ont tout emporté.

La colère montait en lui, surtout pour sa stupidité, il n’aurait jamais dû laisser ses ressources précieuses sans surveillance.

Il s’assit, mangea un bout des quelques victuailles restantes dans son sac, les rangeant alors que son ventre criait encore famine. Il devait faire attention.

Après avoir terminé, il reporta son attention sur un autre sujet d’inquiétude : comment passer la nuit ? La veille, il avait eu de la chance en se réveillant à l’instant où le loup entrait, rien ne dit qu’il aurait une telle chance encore. Il tenta de placer la table contre la porte, puis mit les chaises derrière pour la renforcer. Regardant le résultat de son travail, il n’était pas satisfait, la table bloquait à peine la moitié basse de la porte, un loup était suffisamment agile pour sauter au-dessus sans problème, sans parler que si c'est une araignée qui arrive, elle ne remarquerait même pas la différence entre ça et une porte grande ouverte.

S’approchant de la porte pour l’inspecter de plus près, il espérait trouver une solution pour coincer quelque chose entre les deux bords, si c'était possible. Il se débrouillerait pour trouver des bouts de métal : il y en avait quelques-uns dans le grand espace où il était tombé.

— Ou pas, songea-t-il lascivement, les recycleurs les ont probablement déjà prises.

Pourtant, il continua son inspection de la porte, ce qui eut pour résultat de lui faire trouver une sorte de bouton, pile à mi-hauteur, à quelques centimètres à droite de la porte.

Il tenta de presser le bouton, qui s’enfonça, mais rien ne se passa derrière.

Un autre essai, toujours rien.

— Réfléchis un peu mon gars, ça a l’air de commander quelque chose, mais quoi ?

Il reprit une longue respiration, puis refit un essai ; cette fois il laissa son doigt enfoncer le bouton plus longtemps.

Un cliquetis se fait entendre, un grincement métallique, puis une porte sort du bord gauche du bâti de la porte, pour partir rencontrer le bord droit.

— Waouh !

Et dire qu’il avait passé la nuit dernière exposé, alors qu’il avait une porte.

— J’espère que je ne me suis pas enfermé ici ! Un éclair d'inquiétude lui traversa l’esprit.

Jael s’empressa de refaire la manipulation, puis poussa un soupir de soulagement quand la porte repartit dans l’autre sens.

Cette affaire réglée, il s’assit dans un coin, prit l’Odyssée, puis essaya — tant bien que mal — de lire.

Il ne sentit pas quand le sommeil s’est invité à la fête.

***

Une chaleur intense l’entourait, il était à l’intérieur d’un espace réduit, en train de se faufiler dans un conduit qui semblait avoir été fait pour correspondre parfaitement à la taille de son corps.

Il avança assidûment vers sa destination. Une fois débouché de la sortie du conduit, une chaleur intense l’envahit, mais il était habitué, il s’avança sans hésiter vers une petite ouverture, comme il y en avait des milliers tout autour, et jeta son fardeau ; une petite flamme remonta depuis le fond de l’ouverture quand le fardeau l’atteignit.

Il se retourna, reprit son chemin dans le sens inverse pour continuer son travail.

Jael se retourna dans son sommeil, se recroquevilla, un murmure passa entre ses lèvres, puis il sombra de nouveau.

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