Chapitre 22 7 mai 2015 Koh Phi Phi

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Un air festif planait sur l’île ce matin quand Julie et Roberto se rendirent à la marina main dans la main. De nombreuses personnes, portant un t-shirt du même logo, s’affairaient sur le ponton transportant à la chaîne d’innombrables caisses qu’ils se pressèrent d’embarquer à bord d’un des bateaux de Colombiana Diving. D’autres préparaient et emballaient soigneusement des structures métalliques qu’un autre bateau s’apprêtait à transporter. Tout ce remue-ménage, de si bonne heure, rendit la jolie blonde très curieuse :

— Ils préparent une scène pour un concert ou quoi, tous ces mecs ? demanda-t-elle tout en s’arrêtant devant la fourmilière en marche.

— Ouais, ils préparent tout pour la Full Moon de demain.

— Ah oui, c’est vrai, Salma m’en a parlé. Ça se passe sur une des petites îles un peu plus loin là-bas, c’est ça ?

— Ouais exactement, tu es bien renseignée dis-moi ! dit-il d’un air interrogateur.

— Vu qu’on ne se cache rien… disons que Salma et moi, on a emprunté ton bateau de pêche pour s’y rendre, histoire de passer la journée tranquille, seules au monde. Mais promis, on n’a rien cassé !

— T’inquiète je suis au courant, un de mes employés vous a vu passer pendant qu’il s’occupait d’un groupe de plongée.

— Ah… grillée… Mais, du coup, ce sont aussi des employés à toi tous ces mecs là ? demanda-t-elle pour vite changer de sujet.

— Non, je ne peux pas gérer autant de personnes. En fait depuis deux ans, on a mis en place un partenariat avec une société qui s’occupe exclusivement de ce genre de soirées, tandis que nous, on fournit le transport. Ça évite à tous les fêtards de l’île de se barrer sur Koh Phangan. À l’origine, c’est là-bas qu’il y a les plus grosses soirées chaque mois, alors on essaie gentiment de les concurrencer et surtout de ne pas perdre trop de touristes.

— Plutôt malin !

Roberto repéra l’organisateur de la soirée.

— Viens, je vais te présenter à Romain.

Ils s’avancèrent à la rencontre du gros barbu qui donnait des ordres moitié en Thaïs, moitié en anglais.

— Hey, salut mon vieux !

Le gros barbu se retourna, déjà en sueur dans sa chemise à fleurs :

— Roberto, mon ami ! Comment vas-tu ?

— Parfaitement bien, je te présente une de tes compatriotes, Julie.

Romain regarda la superbe française et s’avança en lui faisant un baise-main :

— Enchanté de te rencontrer Julie ! dit-il en français. Alors comme ça, tu t’es amourachée d’une saloperie de Colombien ! déclara-t-il de sa voix de ténor.

Il faut croire ! répondit-elle, en adressant un clin d’œil à l’intéressé.

— T’as misé sur le bon cheval ! C’est un mec en or ce Roberto et avec le cœur sur la main même si… on ne va pas se mentir, je suis bien plus beau que lui, mais il ne peut pas tout avoir !

Julie et Romain se mirent à rire tandis que Roberto ne comprenait pas un traître mot de ce qu’ils se disaient.

— Et si on continuait à parler dans un langage commun, s’il vous plaît, les Frenchies ! plaisanta Roberto.

— On disait juste que tu étais incroyable !

— Ouais, voilà, un truc dans le genre… Elle est marrante ta copine ! Ah, au fait, j’aurais besoin de tes deux bateaux toute la journée, on a déjà pris du retard, c’est bon pour toi ?

— Aucun problème, tant que tu ne casses rien. La dernière fois, je te rappelle qu’un de tes gars s’est approché un peu trop près du ponton… je t’ai à l’œil mon gros !

— Ça va, c’était qu’une égratignure. Ne me fais pas regretter les belles paroles que je viens de prononcer en ta faveur, et puis d’abord, qui tu appelles mon gros, comme ça !

Romain attrapa Roberto dans ses énormes bras dégoulinants de sueur, le souleva en l’amenant vers lui afin de lui donner un gros bisou sur la joue.

— Ah, lâche-moi ! Je déteste quand tu fais ça, pesta-t-il en se débattant joyeusement.

— Voilà, t’es content maintenant ! Allez, laissez-moi travailler tous les deux si vous voulez passer la meilleure soirée de votre vie ! Au plaisir ma chère Julie, et n’oublie pas que s’il n’est pas gentil avec toi, je suis dans les parages !

— Compte là-dessus cabron !

En entrant dans les bureau de l’école de plongée, ils tombèrent, nez à nez, avec le reste de la bande. Zach, Max et Salma se trouvaient autour d’une table, préparant la grosse journée qui les attendait.

— Alors les amoureux, c’est à cette heure-là qu’on arrive ? avait dit Salma en indiquant l’heure sur sa montre.

— Je me suis permis de leur demander de me donner un coup de main avec tout le boulot qu’on a aujourd’hui, j’espère que ça ne t’ennuie pas ? demanda Zach à Roberto en classant un tas de feuilles sur la table.

— Non au contraire, tu as bien fait. Je viens de voir Romain et il…

Zach lui coupa la parole tout en gardant le regard plongé dans ses feuilles :

— Ouais, je suis au courant, c’est bien pour ça que j’ai besoin d’aide ! C’est la merde avec deux bateaux en moins, il abuse clairement le gros !

— Doucement avec Romain quand même ! C’est notre partenaire, le recadra gentiment Roberto. On s’arrangera avec le bateau que je garde pour aller pêcher, il est bien assez grand pour emmener le petit groupe de Suédois de 13 h, pas besoin de stresser comme ça.

— Si tu le dis, boss ! maugréa Zach.

— Bon ! Et si on se prenait un café avant d’y aller ? lança Salma pour changer d’atmosphère. Roberto, j’espère que tu as du colombien !

— À ton avis ? Tu trouveras ton bonheur dans le premier tiroir en dessous du micro-ondes.

— Est-ce que tout le monde en veut ?

Les trois voix masculines répondirent positivement tandis que Julie déclina l’offre.

— Tu ne sais pas ce que tu rates, ma chérie ! lui fit remarquer Salma.

Cette dernière partit préparer les cafés, puis revint cinq minutes plus tard en déposant les tasses chaudes aux arômes bien connus des deux Colombiens dans le bureau.

— Je suis d’accord avec Salma, tu ne sais pas ce que tu rates ! ajouta Roberto en se délectant du café au creux de ses mains.

Quelques minutes plus tard, les premiers groupes de la matinée arrivèrent. Roberto et Zach se partagèrent le travail sans avoir besoin de se parler. Ils n’étaient pas associés depuis longtemps, mais Zach savait parfaitement ce qu’il avait à faire. Plusieurs semaines avant la signature, il avait travaillé sous les ordres de Roberto qui lui avait appris tout ce qu’il avait besoin de savoir, en plus de son bagou naturel, ce dernier s’adaptait très vite à son nouveau statut.

Après avoir coaché et dirigé les néo-plongeurs vers leurs bateaux respectifs, Zach partit avec un des groupes en compagnie de Salma, tandis que Roberto prenait le plus grand groupe, accompagné de Max et de Julie.

— Vous êtes sûrs que ça ne vous dérange pas que je vienne avec vous ? demanda Max.

— Mais non, pas du tout, répondit Julie. Pourquoi tu demandes ça ?

— Je ne voudrais pas déranger, c’est tout.

— Tu ne déranges absolument pas, bien au contraire je suis ravi que tu viennes ! le rassura Roberto. De plus, tu es quasiment un membre de l’équipage maintenant, n’est-ce pas ?

— Comment ça ? l’interrogea Max nerveusement

— Eh bien, tu as aidé Zach l’autre jour, non ? Il m’a dit que tu t’étais super bien débrouillé, un vrai matelot !

Max poussa comme un soupir de soulagement en remettant en place ses lunettes :

— Ah oui ! sourit ce dernier. Je ne sais pas si j’ai été d’une grande aide, mais j’ai adoré cette journée en tout cas.

— Parfait alors ! Et puis comme ça, on pourra faire un peu plus connaissance ! Je te laisse prendre Julie avec toi et lui montrer comment faire pour aider le groupe à s’habiller, pendant que je vous emmène sur le site de plongée.

Tandis que Max montrait à Julie ce qu’elle devait faire, deux employés de Roberto préparaient tout le matériel de plongée. Toute l’équipe s’affaira pour préparer les touristes, leur donner toutes les indications nécessaires puis, arrivés sur le site, il était temps pour ces derniers de s’élancer dans l’eau chaude et turquoise en compagnie de Moaka et Jason, les deux employés.

Voyant qu’il restait une tenue et un équipement non utilisé, Roberto proposa à Julie et à Max si l’un des deux voulait rejoindre le groupe rapidement avant qu’ils ne partent dans les profondeurs de la mer d’Andaman.

— Oh tu sais, c’est vraiment gentil de ta part, mais j’ai un petit souci avec mon oreille interne alors, je laisse ma place avec plaisir à Julie !

— Tu es sûr ?

— Oui, oui ! Je vais plutôt rester ici et aider le capitaine !

Julie s’équipa à toute vitesse avec l’aide de Roberto et partit rejoindre les autres, toute guillerette à l’idée de goûter à nouveau aux joies des splendeurs sous-marines. Durant les vingt minutes qui suivirent, le capitaine et son mousse préparèrent comme d’habitude, un léger repas pour les plongeurs et s’activèrent à planifier et organiser les futures plongées de la journée.

Les deux hommes ne s’étant jamais retrouvés seuls, Roberto en profita pour briser la glace :

— Alors, dis-moi Max, qu’est-ce qui t’a amené de l’Irlande jusqu’à la Thaïlande ?

— Oh, tu sais, quand tu viens d’un pays où certes les paysages sont très beaux, et l’herbe très verte, il arrive un moment où t’as envie d’autres choses et surtout, de ne plus voir les mêmes têtes. Là où j’ai grandi, ce n’est pas forcément rose tous les jours, alors vu que la Thaïlande est à l’opposé du style de vie et de culture qu’on peut connaître en Europe, ça me paraissait être un bon choix. Et toi ?

— J’ai grandi aussi dans un quartier qui ne donnerait pas envie à qui que ce soit d’y rester plus de deux minutes, mais ça a fait de moi qui je suis. Mon envie de partir, je la dois à mes frères et sœurs, c’est eux qui m’ont poussé à vivre enfin ma vie et mes rêves d’aventure. En tant qu’aîné de la famille, je me suis beaucoup occupé d’eux alors comme toi j’avais besoin d’autres choses et de changement.

— Je vois, tu viens aussi d’un quartier difficile, ça nous fait au moins un point commun !

— On en a sûrement d’autres, j’imagine. Julie, par exemple !

— Comment ça ?

— Tu es très proche d’elle. Une certaine alchimie et un certain feeling, s’est créés entre vous deux. J’espère que vous garderez ça, même si vos chemins se séparent d’ici peu.

— Je ne m’en fais pas pour notre amitié, on restera en contact, ça, c’est sûr. Mais vu que tu en parles, je dois avouer que j’étais assez étonné que tu ne jettes pas ton dévolu sur Salma plutôt, étant donné que vous venez du même pays.

— Si un jour tu as la chance de visiter ce pays extraordinaire qu’est la Colombie, tu te rendras compte que des femmes comme Salma il y en a la pelle, alors que des filles comme Julie il n’y en a…

— Qu’une seule ! lâcha Max en coupant son interlocuteur.

— Une seule, exactement, répéta Roberto, le front plissé et le regard surpris par la réaction de son compagnon. Et toi ? Tu les connaissais avant moi, tu n’as jamais eu de coup de cœur pour l’une ou l’autre ? Ou peut-être que ton cœur est déjà pris, là-bas en Irlande ?

— Non, rien ne m’a jamais retenu dans ce pays froid et humide. Au contraire, j’étais plus que ravi de le quitter afin de ne jamais y remettre les pieds. Es-tu déjà allé en Irlande ?

— Non, jamais, mais qui sait, un jour peut-être !

— Tu ne perds rien, je t’assure, à part des pères alcooliques, violents et des mères droguées qui font le tapin, il n’y a rien d’autre de plus intéressant ! prononça-t-il d’une voix caverneuse.

Roberto le regardait en dressant la table, décelant un mélange de colère et de tristesse dans sa voix.

— Comment pourrait-on être mieux que dans ce paradis, franchement ! reprit-il, le regard en direction des bulles qui remontaient par moment à la surface.

— Tout dépend de ton idée du paradis. C’est évident qu’ici la vie semble plus facile, plus douce, mais ce n’est pas le cas tous les jours. Chaque endroit sur terre a son lot de malheurs.

Max serra fortement, de ses deux mains, le bastingage du bateau et murmura :

— Facile à dire quand on a tout pour soi…

Roberto, qui n’avait pas bien entendu, reprit la conversation.

— Au fait, tu ne m’as pas répondu tout à l’heure, toi qui as connu Julie et Salma avant moi, aucune des deux n’a attiré ton attention ?

Max prit le temps pour répondre à la question de Roberto et se tourna en direction de celui-ci en disant :

— Il vaut mieux se satisfaire de soi-même quand les autres ne sont pas en mesure de nous donner ce qu’on attend d’eux, tu ne crois pas ? Et puis ce voyage, je le fais en solitaire. Alors oui, par moment, je me mêle à d’autres personnes, mais ce ne sera pas toujours le cas. Cependant, pour répondre à ta question, la réponse est non. Salma est une fille sympa, drôle, provocatrice à ses heures, mais c’est aussi typiquement le genre de femme qui ne pose son regard que sur des hommes comme Zach ou toi ! Et en ce qui concerne Julie, on s’est lié d’amitié assez rapidement, je l’apprécie beaucoup et elle pourra toujours compter sur moi.

— Tu as l’air d’être un ami fidèle, c’est une merveilleuse qualité. J’ai vu comment tu te comportais avec Julie, toujours à la soutenir, à la faire rire et à ne jamais juger. Je suis content qu’elle puisse compter sur quelqu’un comme toi.

— Je te remercie, c’est toujours agréable à entendre. En ce qui me concerne, je n’ai pas vraiment de jugement à émettre sur toi, on se connaît peu, même pas du tout, mais j’espère juste que tu te montreras digne de la confiance et de l’amour que Julie a pour toi.

— Tu peux compter sur moi, Max.

Quelques instants plus tard, la première plongée venait de se terminer et tout le groupe vint se restaurer en remerciant chaleureusement Max et Roberto de ce qu’ils avaient préparé. Ils se mirent ensuite en chemin d’un autre site de plongée en se rapprochant des pitons karstiques afin d’admirer davantage de coraux et de tortues. Certaines cavités, creusées dans la roche au fil des siècles, permettaient d’admirer certaines espèces de poissons qu’on ne voyait nulle part ailleurs. Le spectacle promettait d’être grandiose. Julie voulut échanger sa place avec Max, mais ce dernier refusa une nouvelle fois, prétextant vouloir rester sur le bateau.

Toujours équipé d’un bob et de vêtements anti-UV, Max ne laissait pas le soleil s’approcher de sa peau. Il s’enduisait régulièrement de crème solaire, au point d’avoir une couche blanche épaisse qui lui recouvrait l’intégralité du nez. Cette image fit rire Roberto, qui lui fit remarquer :

— Tu ne risques pas d’attraper de coup de soleil avec autant de protection ! Mais bon, tu as raison, il vaut mieux être trop protégé que pas assez. D’ailleurs, j’ai appris que tu partais pour l’Australie, il paraît que le soleil ne pardonne pas là-bas !

— L’Australie ? avait-il dit sur un ton méfiant.

— Julie m’a confié que tu voulais te rendre en Océanie, je me trompe ?

— Où je compte aller, ça me regarde ! Moi-même, je ne sais pas exactement où je me rendrai. J’ai juste dit à Salma et à Julie que c’est une région du monde qui m’attire, point barre !

— Tu as l’air d’avoir mal pris ma question, je ne voulais pas être indiscret, c’était uniquement de la curiosité.

— La curiosité c’est une chose, mais vouloir me tirer les vers du nez pour connaître mon plan de voyage, ça me plaît pas trop. Je vais me poser à l’ombre, sauf si tu as d’autres questions !?

Roberto ne sut que dire, il ne connaissait pas beaucoup Max, mais il ne l’avait pas perçu comme étant sensible à ce point sur certains sujets et surtout, il ne voyait vraiment pas ce qu’il avait pu dire ou faire de mal. Vraiment très étrange…, se dit ce dernier en rangeant tout ce qui se trouvait sur la table.

Les minutes qui les séparèrent du groupe de plongée paraissait une éternité pour Roberto. La gêne et la tension qui régnaient, commençaient fortement à l’agacer. Heureusement, quelques instants plus tard, Jason remonta à la surface, suivi des autres qui, chacun à leur tour, grimpèrent sur le bateau. Comme d’habitude, de nombreux sourires et discussions enflammées fusaient parmi les touristes qui n’en revenaient toujours pas de leur plongée.

Julie se déshabilla, aidée par Max, prenant son rôle très à cœur. Elle lui raconta tout ce qu’ils avaient aperçu et touché, avec des étoiles plein les yeux.

— Ça s’est bien passé avec Roberto ? Vous avez eu le temps de discuter, j’imagine.

— Ouais parfaitement bien, il est top ! indiqua ce dernier avec un clin d’œil.

Julie continua de discuter avec le groupe de Suédois, riant et s’esclaffant en regardant les vidéos qui avaient été prises sous l’eau. De nombreux « Ouahou » et autres superlatifs fusèrent en cœur. Julie alla ensuite rejoindre Roberto qui se trouvait à la barre pour les ramener sur Koh Phi Phi. En la voyant arriver, il l’embrassa et la serra contre lui, afin de lui parler discrètement, sans attirer l’attention.

— Bizarre ton pote Max, murmura-t-il. Il a l’air très sympa comme ça, mais il est super susceptible, limite bipolaire le mec. On a très bien discuté au départ et plus la discussion avançait et plus je le sentais tendu, pour au final m’envoyer chier.

— Sérieux ? Mais il vient de me dire que tu étais top et que vous aviez super bien échangé.

— Il a dit ça ? rétorqua-t-il en haussant les sourcils de stupeur. C’est très gentil de sa part, mais c’est à l’opposé de ce que j’ai ressenti pendant notre conversation.

— Ça doit être un malentendu. Depuis le départ, Max ne me fait que des éloges te concernant donc ne t’en fais pas, tu as sûrement mal interprété.

— Je t’assure que non, j’aurais même juré qu’à un moment donné, il a marmonné un truc dans sa barbe qui était loin d’être élogieux.

Julie se rapprocha de Roberto et l’embrassa en lui caressant les fesses, d’un air espiègle et lui dit :

— Tu ne serais quand même pas jaloux de Max ?

— C’est plutôt le contraire à mon avis !

— Rooo arrête. Max n’a jamais eu un seul geste ou mots déplacés envers moi.

— Je ne te dis pas ça pour qu’on se dispute, mais je t’assure qu’il a été très bizarre ! Mais si j’ai mal interprété son comportement, dans ce cas, tant mieux.

Il rendit son baiser à Julie qui se mit à lui mordiller la lèvre inférieure.

— Gardons ça pour plus tard… Si tu veux qu’on arrive vivants à Koh Phi Phi…

Arrivés à l’embarcadère, les touristes, aux anges, remercièrent chaleureusement tout l’équipage. Max et Julie en profitèrent pour aller déjeuner et profiter d’une après-midi calme. Ils ne savaient pas encore s’ils comptaient aller faire un tour en canoë ou tout simplement profiter de la plage. Avant de débarquer, Julie embrassa une dernière fois le beau brun suivi de Max qui alla ramasser ses affaires qu’il avait laissé dans un coin du bateau.

— Merci pour la balade et désolé si je t’ai semblé un peu rustre tout à l’heure. Il y a des sujets que je préfère éviter et ma vie privée en est un. Sans rancune, j’espère ! déclara-t-il en lui tapotant l’épaule.

Roberto accepta ses excuses d’un mouvement de menton et le regarda rejoindre Julie. Il resta néanmoins dubitatif sur le comportement et la sincérité de Max.

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