Chapitre 23

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— Tu sors avec Chae Mina ? me demande Taehan, le soir même.

Lui, Kisung et moi sommes assis autour d’un petit feu que les professeurs ont allumé tout à l’heure. Ils ont accepté que nous restions à condition de bien éteindre le feu avant de rejoindre notre hanok.

— Vraiment ? ajoute Kisung.

— Tu n’as pas remarqué ? Pendant le feu de camp, ils se partageaient une couverture. C’est suspect, non ?

Ce que Taehan appelle « le feu de camp » est en réalité notre dîner. Les professeurs avaient réuni toute la classe autour d’un feu pour manger du kimchi* qu’ils avaient fait cuire dans un énorme plat. Étant donné que l’air était plutôt frais, j’ai en effet partagé ma couverture avec Mina.

— Tss, ça veut rien dire, marmonne Kisung.

— Ah oui ? Tu partagerais une couverture avec une autre fille que Heerae, toi ?

— Bon, calmez-vous, lancé-je.

Je souris puis repense à Mina. Lorsque je lui ai demandé si elle souhaitait garder notre relation secrète, elle m’a simplement dit : « Ne disons rien aux autres, mais s’ils posent la question, ça ne sert à rien de mentir. ».

Kisung et Taehan me regardent, dans l’attente d’une réponse à la question du dernier.

— Je sors bien avec Mina.

Un sourire étire les lèvres de Taehan.

— Je te l’avais bien dit, Kisung-hyeong** ! s’exclame-t-il.

— Depuis quand ?

— Tout à l’heure, réponds-je.

— Tss, t’as vraiment eu la fille que tout le monde voulait, hein, rit Taehan en me donnant un coup de coude. Je suis jaloux.

L’entendre dire ça me fait penser rapidement à Jiwon, qui serait probablement vexée d’entendre ça. Si elle avait été là, elle aurait sûrement dit « Voilà, ce sont toujours les mêmes qui ont du succès. Même toi tu as craqué, traître ! ». Mais elle n’est pas là. Et elle ne sera plus jamais à mes côtés. Pas après ce qu’elle a fait à mon amie – petite amie, même.

— Et toi, les amours ? T’es le dernier de nous trois à pas en avoir, taquine Kisung.

Taehan grogne puis remonte ses genoux contre son torse, ses yeux perdus dans le feu reflétant les flammes dansantes.

— Tu penses quoi de Jiwon ?

Je me surprends moi-même.

Pourquoi est-ce que j’ai demandé ça ?

— Kim Jiwon ? Vous n’êtes pas en froid, tous les deux ?

— Si. Mais c’est pas la question.

Taehan soupire puis pince les lèvres. Il pousse un nouveau soupir, frustré cette fois-ci, avant de se mettre à regarder ses pieds comme s’ils étaient devenus la huitième merveille du monde.

— Je l’aime bien. Mais… Heerae et Kisung m’ont raconté ce qu’elle avait fait à ta copine. Je suppose que c’est pour ça que vous êtes en froid, d’ailleurs.

— Tu lui parles quand même, souligné-je.

Il hausse les épaules et lève les yeux vers le ciel étoilé.

— Je ne peux pas lui en vouloir. Sa colère et sa jalousie sont légitimes. Certes, elle a poussé le bouchon un peu trop loin, mais ça arrive de faire des erreurs quand on souffre. Elle cherchait juste un moyen de se débarrasser de la fille qui lui avait pris son meilleur ami.

— Elle ne faisait rien à Hyesung, alors qu’il nous a pris Minji, craché-je.

Pour moi, les arguments que me présentent Taehan ne sont pas valables.

— Hyesung est un garçon. Disons que ce n’est pas le même type d’obstacle. Essaye de te mettre à la place de Jiwon. C’est une fille plutôt jolie qui a rencontré du succès dans sa vie. Soudain, une nouvelle arrive. Une nouvelle plus belle qu’elle. Une nouvelle qui prétend réussir à être mince et aussi jolie sans régime extrême, ni chirurgie ou maquillage. Forcément qu’elle est jalouse.

Je hausse les épaules. D’après moi, Jiwon n’est pas à plaindre. Comme l’a dit Taehan, elle-même est plutôt jolie.

— Cette nouvelle accapare l’attention de tout le monde. À longueur de journée, elle entend des filles et des garçons vanter les mérites de cette fille. Hop, complexe d’infériorité. Pour elle, Mina était une ennemie. Une fille trop parfaite dont il fallait briser le masque. Elle pensait que Mina se cachait derrière une façade, et elle voulait révéler à tout le monde son vrai visage. Personne n’aime les gens trop parfaits, n’est-ce pas ?

Encore une fois, je me contente de hausser les épaules.

— Et puis elle voit une faille en Mina. Une faiblesse à exploiter. Son physique. Son passé. Elle creuse, elle cherche ce qui pourrait faire ressortir la vraie Mina. Le seul moyen qu’elle a trouvé, c’est la blesser. La ridiculiser. Montrer aux gens qu’elle n’est pas naturelle. Et pour transmettre ce sentiment, elle est passée par le corps de Mina. La jalousie et la colère peuvent te faire faire des choses que tu regretteras ensuite. Jiwon a été aveuglée par ses sentiments négatifs. Ce genre d’émotions prend souvent le dessus.

Je plisse les yeux. J’aimerais y croire, mais ma rancœur est persistante.

— Elle ne voulait pas que Mina souffre. Elle voulait juste qu’elle soit un peu plus humaine et qu’on arrête de la traiter comme une déesse. Alors oui, elle est partie trop loin. Oui, ses actes étaient irréfléchis et elle pourrait être sévèrement punie. Oui, c’est une adulte, elle doit se montrer mature. Mais nous n’avons que dix-huit ans. On n’a rien vu encore. On ne sait rien de la vie. C’est en se trompant qu’on apprend, qu’importe la taille des erreurs. Tu peux être en colère, tu peux la trouver horrible, tu peux la blâmer… Mais tu peux aussi la comprendre.

Je me mets à trembler. Je retiens mes larmes de couler. Taehan pose une main sur mon épaule.

— Je te comprends, Jaehyun. Tu es amoureux de Mina, c’est normal que tu cherches à la protéger, que tu sois loyal envers elle, c’est même assez mignon quand on y pense. En revanche, tu es aussi injuste et borné. Essaye de voir le monde à travers les yeux de Jiwon.

— Ok. Je crois que je vais aller dormir.

Cette discussion m’a retourné. Elle a balayé toutes mes convictions. Taehan voudrait que je regarde la situation dans son ensemble, mais je ne sais pas comment faire.

— D’accord, souffle-t-il.

— Bonne nuit, grimace Kisung.

Je me lève et tourne les talons en direction du hanok. J’entre à l’intérieur et enjambe les garçons endormis pour rejoindre mon yo. Je revois le visage de Jiwon quand je lui ai hurlé dessus. Est-ce qu’elle culpabilisait ? Elle me lance sans cesse des regards tristes. Je pense souvent qu’elle regrette et que c’est bien fait pour elle, même si c’est horrible. Derrière ces pensées négatives, j’aime encore beaucoup Jiwon et ça me fait mal de la voir seule. Peut-être que Taehan a raison, que je ne devrais pas la traiter ainsi.

Mais quand même, elle a harcelé Mina.

Ce n’est pas rien. Ce n’est pas quelque chose qu’on peut oublier en deux secondes. Il est normal que je sois en colère. Ce serait même étrange que je ne le sois pas.

Mina ne méritait pas ça, que Jiwon soit jalouse ou pas. On n’a pas le droit de traiter quelqu’un de cette façon.

J’attrape mon portable et envoie un message à Mina, dans l’espoir qu’elle ne dorme pas. Heureusement, elle me répond immédiatement.

Moi : On peut se voir ? J’ai besoin de parler.

Mina : Ok. J’arrive. Tu es où ?

Moi : On se retrouve devant le hanok des filles.

J’enjambe à nouveau les garçons pour quitter la petite habitation et je fais quelques pas jusqu’au lieu de rendez-vous. La porte s’ouvre sur une Mina en short et t-shirt de lapin, ses cheveux attachés en deux couettes lâches.

— Aucun commentaire sur mon pyjama, marmonne-t-elle en enfilant des claquettes.

— Ce n’est pas mon genre.

Elle hoche la tête. Je lui fais signe de me suivre et nous partons nous asseoir là où nous avons mangé ce midi.

Je lui parle alors de Jiwon. De ce que je ressens par rapport à ses actes, de ce que m’a dit Taehan, de la façon dont ça a bouleversé ma façon de voir les choses. Mina m’écoute attentivement en opinant du chef une fois de temps en temps.

Lorsque j’ai fini mon monologue, elle sourit et attrape ma main.

— Dans le harcèlement, on parle toujours de la victime. De ce qu’elle endure. Mais moi, je trouve qu’on ne parle pas assez du harceleur. Qu’est-ce qu’il ressent, lui ? Qu’est-ce qu’il lui arrive dans la vie, pour qu’il éprouve le besoin de faire souffrir quelqu’un, de se sentir supérieur ? Moi, je pense que c’est une manière pour lui d’avoir le contrôle sur quelque chose quand sa vie semble lui échapper.

— Pourquoi tout le monde se met à parler comme ça ? grogné-je. D’abord Minji, ensuite Taehan, maintenant toi…

Mina rit avec légèreté.

— Mais même toi Mina, tu vois bien comme tu as souffert quand Eunwoo, Seojun et Doyun sont venus nous montrer le compte Instagram. Tu as pleuré, tu n’es pas venue en cours le lendemain.

— Oui, c’est vrai… Mais j’ai pris du recul. Je me suis dit que ce n’était pas si grave. Puisque les gens veulent penser ça de moi, qu’ils le fassent.

— Tu dis ça, mais tu sortais toujours avec une casquette quand tu estimais que tu avais une sale tête.

— Je pouvais te croiser à tout moment. Je n’avais pas envie que toi, tu me vois mal en point. Tu comptais déjà beaucoup à mes yeux, à ce moment-là.

Je renifle et passe une main sous mes yeux pour sécher mes larmes.

— Et puis, j’ai dit que pour les six prochains mois, je ne voulais me concentrer que sur le positif.

— Ce n’est pas une raison pour oublier ce qu’a fait Jiwon, Mina.

— Je sais. Seulement, je ne veux pas gâcher mes relations. Il ne me reste…

Elle s’arrête subitement et secoue la tête. C’est peut-être parce que je suis déjà énervé et que je suis aussi épuisé, mais j’en ai marre. Je suis à bout. J’en ai plus qu’assez de ses demi-confessions avortées et de tous ses mystères.

— Parle, Mina ! Parle, à la fin ! Arrête de te retenir de dire la vérité ! Tu commences toujours des phrases que tu ne finis pas, j’en ai assez ! Je ne sais rien de toi ! Rien du tout ! Et le pire, c’est que je ne fais pas de recherches sur Internet en me disant que tu finiras par me fournir des réponses, des explications, mais non ! Non, tu ne dis rien, tu te contentes de me lâcher quelques indices ! Tu t’attends à quoi ?! À ce que je lise entre les lignes ?! À ce que je comprenne tes sous-entendus ?! Je ne suis pas devin, Mina, je ne peux pas comprendre ! Si tu as quelque chose à dire, dis-le !

Elle écarquille les yeux et lâche ma main. Mina se met à trembler puis elle baisse son regard vers le sol. Je vois des larmes briller au coin de ses paupières. Je serre la mâchoire et relance :

— J’attends, Mina. Et si tu ne comptes pas me le dire, sache que j’irai chercher des réponses moi-même, parce que j’en ai marre d’attendre. Marre que tu croies que je vais comprendre. Alors vas-y, je suis prêt à t’écouter, mais je veux toute la vérité, si tu décides de m’en parler !

Mina déglutit puis redresse la tête et sèche ses larmes. Elle plante son regard dans le mien, et la vulnérabilité, la douleur et la tristesse que j’y lis me fend le cœur. Je m’en veux déjà de lui avoir parlé ainsi, mais ce qui est fait est fait.

— Tu veux vraiment savoir ? Tu tiens tant à…

— Puisque je te dis que oui ! coupé-je. Il faut que je te le dise en quelle langue, en chinois peut-être ?! Je pensais que tu avais confiance en moi, alors pourquoi tu ne me…

— J’ai une leucémie, Jaehyun ! hurle-t-elle pour couvrir ma voix. Une putain de leucémie lymphoïde chronique. Je vais mourir.

Je me fige et entrouvre les lèvres, ma colère redescendant aussi vite qu’elle est montée. Soudain, j’ai l’impression que mon monde s’effondre. Mon cœur résonne dans ma tête.

C’était la dernière pièce qui manquait au puzzle pour que je comprenne. Mina est malade. Ma Mina est malade. Elle va mourir. Quand ?

Je souris amèrement.

Dans six mois. Voilà pourquoi elle parlait d’une année et demie.

— Depuis quand ? demandé-je à voix basse.

— Depuis que j’ai treize ans, souffle-t-elle.

— Et c’est quoi, exactement ?

Mina pousse un petit soupir fatigué et frotte ses yeux.

— C’est une maladie du sang. Ça se caractérise par une prolifération d’une population monoclonale de lymphocytes dans le sang, la moelle osseuse et les ganglions.

— Tu peux me traduire ça en coréen, s’il te plait ?

Elle rit – sans que je ne sache trop pourquoi – puis elle explique :

— Un même groupe de lymphocytes identiques, donc qui ont la même cellule « mère » se multiplie anormalement dans le sang, la moelle osseuse et les ganglions.

— C’est quoi des lymphocytes ?

Je me sens stupide à ne rien comprendre, pourtant Mina ne fait aucun commentaire.

— Une variété de globules blancs impliqués dans les défenses de l’organisme.

— Et le rapport avec ton hypertrophie de la rate ?

Elle soupire et prend le temps de chercher ses mots, sûrement pour éviter que je ne comprenne rien à rien.

— Il y a deux raisons, je crois. Quand des lymphocytes identiques se mettent à proliférer, la rate est presque toujours impliquée puisqu’elle est un organe de filtration du sang. En permanence, elle filtre nos cellules sanguines. S’il y a trop de lymphocytes anormaux, elle doit les gérer : elle se charge, se congestionne et augmente de volume.

Mina attend que je hoche la tête pour enchaîner avec le second point :

— La rate fait partie du système lymphoïde, l’ensemble des cellules, des organes et des structures tissulaires qui assurent la défense immunitaire. Comme les ganglions, elle peut devenir un site d’accumulation de ces lymphocytes. Ils peuvent s’y infiltrer et s’y multiplier, ce qui la fait grossir.

Elle parle de ça avec calme, mais moi, ça me fait peur. Je ne peux pas croire qu’elle ait ça. Ma gorge se serre. Je lui jette un regard. Malgré ses tremblements et ses larmes, un petit sourire est dessiné sur son visage. J’ai envie de lui hurler d’arrêter de sourire parce que je sais très bien qu’elle va mal, mais elle ne m’écoutera pas.

— En général, ce sont surtout les personnes âgées qui ont ça, mais ça peut arriver à tout âge. C’est très rare de la développer aussi tôt que moi. Les médecins eux-mêmes ont été surpris par mon âge.

Tu m’étonnes.

— En fait, dans la majorité des cas, la leucémie lymphoïde est une maladie d’évolution lente qui ne nécessite qu’une surveillance régulière médicale, sans traitement. C’est une forme de cancer qui n’est grave qu’en cas d’éventuelles complications, qui ne concernent qu’une minorité des patients.

— Mais tu en fais partie.

— Oui, dit-elle simplement.

— Tu n’es pas censée perdre tes cheveux à cause de la chimiothérapie ?

Mina rit à nouveau avant d’acquiescer.

— Je les ai perdus au début, mais ils ont repoussé depuis. Ça fait quand même cinq ans, alors…

— Et alors ? Tu continues de te faire soigner, non ?

Elle grimace.

— C’est une maladie chronique, ça ne se soigne pas. À la limite, on peut dire qu’on la traite. On peut parfois obtenir une rémission, mais ça ne veut pas dire qu’on est guéri. Ça ne se guérit pas complètement, tu sais. Mais pour répondre à ta question… Il y a environ deux semaines, avant que l’on aille au cinéma, j’allais mieux. J’ai cru pouvoir être en rémission, puis j’ai fait une rechute. Depuis, je ne répond plus au traitement. Mon médecin m’a donné six mois à vivre maximum.

Mina ajoute ensuite :

— En fait, la situation est vraiment grave. Sans entrer dans les détails, ma leucémie a évolué vers une transformation de Richter ou quelque chose dans le genre. Dans ce cas-là, la maladie devient plus agressive, les traitements habituels ne fonctionnent plus et l’évolution peut être accélérée.

Mon cœur a arrêté de battre. Ce n’est pas possible. Tout ce qu’elle vient de me dire, c’est faux. Je suis en train de rêver. Mina n’est pas malade. Elle ne m’a jamais dit avoir une leucémie lymphoïde. Je vais me réveiller dans mon yo, dans le hanok des garçons.

— Jaehyun…

— Quoi ? Ça ne t’inquiète pas ? Ça ne te fait rien de savoir que tu vas mourir dans six mois maximum ?

— Bien sûr que si, mais je m’efforce de ne pas y penser et de sourire malgré ça. Alors, je t’en supplie, ne sois pas triste. Je le suis suffisamment pour deux. Voire trois. Je ne veux pas que tu t’inquiètes pour moi. C’est pour ça que je n’ai rien dit.

— Mina…

Elle sourit puis se met debout.

— Rentrons. J’ai froid. Ah, et… Je vais te demander une chose. Même si maintenant tu sais pour ma maladie… Comporte-toi comme avant. Je ne veux pas inspirer la pitié ou qu’on me passe tout sous prétexte que je vais mourir. C’est cliché, mais c’est vrai. Reste le Lee Jaehyun dont je suis tombée amoureuse.

Je me lève à mon tour en silence.

— Promis, soufflé-je.

J’attrape sa main et la tire légèrement vers moi.

— Est-ce que tu accepterais que je te fasse un câlin ?

— Vas-y.

Je glisse mes mains sur sa taille pour l’attirer dans mes bras. Elle s’accroche à ma nuque, ses doigts jouant avec les mèches noires qui caressent mon cou. Je plonge mon visage dans sa chevelure tout en la serrant plus fort. Son corps me paraît tellement frêle, fragile. Tout en elle trahit sa faiblesse.

— Chae Mina… Je t’aime.

Elle pouffe de rire et étouffe son gloussement contre mon torse.

— Je t’aime aussi.

*Mets traditionnel coréen composé principalement de chou chinois, accompagné de piments et de légumes lacto-fermentés (trempés dans de la saumure pendant plusieurs semaines jusqu’au développement d’une acidité)

**“Grand frère” en coréen. Ce terme est utilisé par les garçons pour désigner un garçon plus âgé qu’eux dont ils sont proches, sans forcément faire partie de la même famille.

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