Chapitre 7 – Filer à l’anglaise
Désormais sous le joug ; que dis-je, la protection anglaise, Jeanne de Clisson survit.
Ou, à tout le moins, s’y emploie.
Car enfin, les récits se montrent pudiques sur ce point : la vengeance est une chose… le quotidien en est une autre.
Et si l’on en croit certaines indiscrétions, le nouveau mari — Walter Bentley — ne serait pas des plus démunis.
Une maigre consolation, certes.
Mais la misère, dit-on, se supporte mieux la bourse pleine.
Essayons toutefois d’imaginer, ne serait-ce qu’un instant, ces moments de quiétude retrouvée.
— My lady, would you care for some rest?
— Je vous remercie, messire… mais je crains que le repos ne soit point encore à l’ordre du jour.
— You worry too much. The war is… elsewhere now.
— Ailleurs, peut-être. Mais jamais bien loin.
— You are safe here.
— La sécurité est une promesse que j’ai appris à considérer avec prudence.
— I vow to avenge you. Your word… my command.
— En ce cas, messire… votre bourse, je vous prie.
— Why?
— Mon fils a atteint l’âge de s’initier à l’art militaire. Et de nouvelles armures et épées me semblent… appropriées.

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