Chapitre 8 – Olivier cinquième du nom
Si l’Histoire est un éternel recommencement, elle prend parfois la forme d’une ironie persistante.
Car oui, fils d’un traître, né d’une mère condamnée à l’exil, Olivier V de Clisson finira tout de même… connétable de France.
Distinction des plus hautes et prestigieuses.
Toutefois, là encore, quelques trahisons, des passages d’un camp à l’autre, et un surnom peu flatteur de « Boucher » — cruauté du champ de bataille oblige, et peut-être relents d’une enfance… disons, mouvementée — viennent ternir quelque peu sa réputation.
Il restaure néanmoins le prestige d’un nom longtemps honni.
Et ironie suprême, certains le considèrent aujourd’hui comme le membre le plus illustre de la maison de Clisson.
Après moult retournements, il est tout de même destitué de sa fonction de connétable.
Qu’importe.
Briller un instant suffit parfois à marquer l’Histoire.
Enfin, longtemps brouillé avec le duc de Bretagne — une sotte histoire de camps opposés — il finit par se réconcilier avec ses successeurs.

Annotations