Chapitre 9 :

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 Laurène n'essaya pas de communiquer avec la conseillère, ou elle ne savait quel titre la dame possédait. Malheureusement pour elle, M. Gomez mit du temps à arriver. Pendant l'attente Mme. Amaro passa un coup de fil au ministère. L'adolescente prêta attention aux réponses de la dame pour savoir ce qui allait advenir d'elle. Elle ne releva rien de bien intéressant pour comprendre son cas. Le père de Clara arriva vers midi. Laurène calcula qu'elle n'aurait sûrement pas le temps de manger ou alors elle devrait être rapide. Si en plus le premier jour de cours elle accumulait retard et perturbation, elle ne souhaitait même pas imaginer la suite.

– Excusez-moi de mon retard ! J'avais des messages importants à transmettre et on préparait une nouvelle opération. J'espère ne pas vous avoir trop fait attendre.

– Aucun problème. Nous avons tous des tâches que l'on se doit de régler. On avait notre temps en plus, assura la dirigeante du conseil des Liés.

Laurène songea que cela devait être logique. Elle-même fixait sûrement ses horaires de cours avec Aaron, quand elle s'entraînait pour elle et quand toutes les tâches bureaucratiques débarquaient. Elle pouvait organiser son temps de sorte d'avoir un temps libre.

– Que se passe-t-il pour que je sois appelé ? Tout va bien Laurène ? s'inquiéta M. Gomez.

– Elle se porte bien. Néanmoins, je suis navrée de vous annoncer qu'elle est sans doute la personne de la prophétie. Nicolas est votre meilleur ami... donc je peux comprendre que cette nouvelle vous touche et vous déstabilise.

Laurène perçut le changement chez le père de son amie. Il semblait accablé par la vérité même s'il se doutait de quelque chose. Cela l'angoissait de le voir, lui habituellement aussi serein, paniqué à l'entente de cette fameuse prophétie.

– Disons que je m'en doutais. Pourquoi en êtes-vous quasiment sûre ? Qu'est-ce qui a changé depuis la cérémonie ?

– Son apparentage était déjà un gros indice même si en réalité peu de personnes parmi nous l'on vu comme tel. Ou alors on ignorait juste le fait. Sauf que Laurène peut déjà communiquer avec Ignisaqua. Ce n'est pas banal, même si Ignisaqua est le dragon le plus spécial qui existe, cela n'aurait pas dû se dérouler ainsi. Elle est forcément l'élue de la prophétie.

– Quelle prophétie ? demanda Laurène curieuse.

– Ne t'en occupe pas, cela ne te regarde pas pour le moment.

– Vous venez de me dire qu'il s'agit de moi, donc bien sûr que je dois m'en préoccuper.

– Tu ne connais pas encore ce monde. Tu es insouciante et ne connais pas les dangers ainsi que les grands enjeux, siffla Mme. Amaro comme un reproche.

– J'en sais suffisamment pour savoir qu je suis continuellement en danger et importante. Plus importante que quiconque visiblement...

– Ce n'est pas suffisant.

Laurène n'osa pas lui tenir tête. La jeune fille lui aurait bien dit que c'est en lui expliquant lesenjeux qu'elle le saurait plus mais l'adolescente ne le pouvait pas, ce n'était pas elle. La Liée respectait ses supérieurs même si elle les méprisait, restait petite et discrète avec n'importe qui. Elle paraissait faible dans tout les sens du terme et n'imposait rien face aux autres. Elle était invisible et non-respectable pour les adultes de cette société. Une preuve sous ses yeux : son avenir dépendait de M. Gomez puisque l'adulte Liée lui demandait à lui, pas à elle. Ses tuteurs légaux ne se trouvant pas au campus, le Dresseur n'avait quand même aucun droit sur elle. Puis Laurène estimait avoir le droit de décider de son futur par elle-même, apparemment non. Mme. Amaro tentait de convaincre le père de Clara d'opter pour deux ans de formations expresses et intensives, le temps devant compter. Cependant il semblait réticent ainsi que peu convaincu de l'efficacité d'un tel programme. Il pensait qu'il y avait trop peu de temps pour beaucoup de choses à assimiler et maîtriser. Laurène observait les manipulations plus ou moins vaines de la Liée, mais heureusement sa confiance en Sébastien Gomez la rassura. Elle l'avait déjà vu à l'œuvre auparavant. Il prenait toujours les meilleures décisions pour autrui. Pourquoi serait-elle une exception ? Les deux adultes dialoguèrent un long moment, Mme. Amaro exposait ses arguments, ce qu'elle estimait être des avantages alors que le Dresseur soulevait les points négatifs. Laurène aurait pu partir, rien n'aurait changé pour eux.

Sauf qu'elle écoutait attentivement. Cette formation la ferait commencer tôt et finir tard, elle aurait peu de temps pour elle et ne serait pas ménagée. Si elle était assidue et s'améliorait rapidement, elle risquait d'être vite prête pour ce qui l'attendait dans le futur, même si personne ne semblait savoir quoi. Puis, ils redoutaient aussi l'avis d'Ignisaqua puisqu'il s'imposait naturellement dans ce choix le concernant aussi, parce que Laurène n'était pas la seule à travailler, pour eux en tout cas, car Ignisaqua trouvait qu'il n'avait pas à faire d'effort de son côté et il se jugeait déjà assez fort pour l'avenir. Laurène lui partageait la discussion des deux adultes et il commentait lorsque cela lui plaisait. L'adolescente se forgea aussi son propre opinion sans prendre en compte les avis des autres. Elle entendit l'alarme de quatorze heures signalant la reprise des cours et hésita entre partir ou rester. Que devait-elle faire ? Elle craignait d'être punie si elle n'allait pas en cours. Sauf que la Liée sentait que la fin du débat arrivait, et désirait savoir ce qui était prévu pour les prochains mois de sa vie. Alors que Mme. Amaro attendait la réponse finale, M. Gomez se tourna vers Laurène :

– Qu'en penses-tu ?

Laurène ne fut pas la plus surprise. L'étonnement se lisait dans les yeux Mme. Amaro. La jeune fille s'abstient de lui faire un clin d'œil pour la narguer. Elle ne voulait pas s'attirer des problèmes dans lesquels elle ne posséderait pas assez d'audace pour se défendre. Si la cheffe du conseil des Liées n'estimait guère l'avis de Laurène, ce n'était pas le cas de M. Gomez. Après s'être mise d'accord avec Ignisaqua, elle annonça :

– Avec Ignisaqua, on accepte cette formation. De toute manière, si cela se passe mal et que vous n'êtes pas satisfaits, je suppose que vous prendriez les mesures pour l'être.

Mme. Amaro grimaça alors que le père de sa meilleure amie sourit, amusé de sa pique. Laurène ne pouvait pas se laisser critiquer sans lancer des petites piques par ci par là tout de même ! Elle comprenait qu'on la pense faible car elle l'était, mais pourquoi juger directement ? Pourquoi ne pas attendre qu'elle développe un peu ses capacités ? Pour une raison obscure, la grande Liée envoya le Dresseur chercher Aaron afin de lui parler. Si Laurène ne souhaitait pas le voir plus que cela, lui qui avait tenté d'en savoir plus dans l'arène devait être content. Le jeune homme étonné débarqua et aucun mot ne franchit ses lèvres. Aaron avait sûrement dû expérimenter plusieurs fois le caractère de Mme. Amaro. Il ne demanda pas ce qu'il faisait là et la femme se lança dans une petite explication pour exposer la situation et son rôle :

– Étant donné que tu es un Lié talentueux, puissant et quasiment multifonctionnel, je pense qu'il serait intéressant et productif que tu entraînes Laurène dès aujourd'hui. Il s'agit de l'élue de la prophétie donc il faut la renforcer au plus vite. Je compte donc sur toi pour qu'elle devienne hors-paire au combat, dans tout types de domaines mais plus précisément dans celui du corps à corps sans dragon. Ignisaqua ne sera pas toujours là pour faire tout le travail.

Mme. Amaro insista sur « sans dragon ». Apprends lui à se battre car elle n'est qu'une incapable. L'adolescente comprit que derrière son apparence angélique et sympathique, elle se comportait comme une vipère. Aaron ne s'en émut pas, il paraissait plus énervé qu'autre chose. Il jeta un coup d'œil à Laurène espérant qu'elle réagisse sauf qu'elle ne fit rien. La Liée savait bien qu'elle n'avait absolument pas son mot à dire dans l'histoire même si elle aurait préféré éviter de collaborer avec son camarade.

– Hors de question que j'aide cette idiote, cracha Aaron. Il y a M. Gneiss et vous. Je n'ai pas besoin de devenir professeur en plus, ce n'est pas dans mon cursus, ni ce que je compte faire plus tard. J'ai des choses plus importantes à faire que de l'aider.

– Je crois que tu ne m'as pas très bien comprise jeune homme, rétorqua la cheffe du conseil des Liés d'une voix glaciale, se levant. Tu n'as pas le choix ! Tu passeras matin et après-midi avec elle afin de l'entraîner au combat, point final.

– Ce n'est pas juste ! J'ai une année à finir et réussir aussi.

– Je t'ai connu plus mature.

– Il est juste logique sur sa situation. Pourquoi le forcer à m'aider ? S'il ne veut pas alors laisser-le tranquille. Vous aussi vous êtes puissante, sinon vous ne serez pas aussi influente. Je me trompe ? Alors pourquoi ne pas m'entraîner ? Aaron vous a-t-il déjà battu ? Ou avez-vous peur qu'un jour un de nous vous batte ?

Aaron ne lui lança même pas un regard de remerciement même s'il soufflait pour qu'elle prenne enfin position. Lui aussi savait qu'elle ne voulait pas plus que lui traîner avec elle en permanence, alors il espérait qu'en faisant bloc à deux ils pouvaient concrétiser. Sauf que c'était mal connaître sa jeune professeure.

– Ferme-là, si tu ne veux pas avoir un conseil de discipline, assena la Liée à Laurène, sous le regards stupéfaits des deux hommes. Tu es tellement faible que je pourrais te tuer dès le premier impact, dès le moindre geste sans puissance. Même avec de l'expérience, je pense que tu seras incapable de te défendre assez correctement. J'ai autre chose à faire que de m'occuper d'une brindille comme toi. Je n'ai pas à m'occuper d'une cause perdue. Alors, Aaron tu formeras Laurène. Point final.

– Cela suffit. Partez maintenant, ils n'ont pas à subir votre orgueil, intervient M. Gomez. Permettez-moi de vous dire que le futur en surprendra sûrement plus d'un car il y a toujours une raison face à une prophétie.

La cheffe du conseil fulminant lui lança un regard noir mais s'en alla sans ajouter autre chose. M. Gomez ne dit rien de plus sur ce sujet mais invita Laurène à prendre son repas au lieu de rester le ventre vide et il conseilla à Aaron de s'entraîner. Il fit un clin d'œil à la fille de son meilleur ami puis s'éclipsa. La nourriture n'avait pas encore été enlevée, Aaron en prit en rab avant de sortir dehors sans adresser un mot à sa nouvelle pupille.

Laurène s'installa pour manger, toute seule. Les plats étaient refroidis mais son ventre réclamait trop, puis manger la réconfortait beaucoup. Elle n'avait pas l'habitude de manger seule : le matin avec Lucas, le midi avec sa famille ou ses amis et le soir avec sa famille. Elle trouvait cela reposant. Le calme lui permettait de réfléchir et elle n'imposait pas sa mauvaise humeur causée par Mme. Amaro. En plus, elle avait le temps de se ressaisir pour faire croire à ses proches que tout allait et irait bien dans le meilleur des mondes. Ce qui était faux évidemment sauf que Laurène ne voulait pas les inquiéter. Cela se trouvait, les adultes en faisaient des caisses pour rien et cette prophétie n'était pas si terrible que cela. Mais... Si sa position mettait en danger ses amies et son frère ? Laurène ne pourrait pas se le pardonner. Pas cela ! La jeune fille prit son temps et mangea à sa faim. Malheureument son appétit avait été vite coupé par l'attitude de Mme. Amaro et aussi parce qu'un plat froid en hiver lui donnait toujours moins envie qu'un plat chaud. Cependant elle se força à manger car Laurène aurait besoin de nutriments, d'énergie dans ses muscles pour se faire massacrer par Aaron.

L'adolescente se leva et rejoignit Aaron dehors. Pas spécialement heureux de travailler avec elle, il lui tendit quand même un poignard à la manche dorée pour qu'ils commencent à s'entraîner. La jeune fille s'étonna de la légèreté de l'arme et Aaron lui fit un sermon sur la dangerosité de tout type d'arme. Peut-être avait-il peur qu'elle le blesse involontairement. Il s'attarda longuement sur les types de blessures qu'une arme blanche pouvait infliger et lui indiqua de quelle manière la tenir. L'adolescent se montrait à l'aise, habitué et minutieux. Ses gestes étaient rapides, vifs, techniques et lucides. Il possédait une maîtrise parfaite qu'il devait enseigner à Laurène. Le jeune homme pratiquait sûrement tellement souvent que cela devait être comme une seconde nature pour lui.

– Maintenant nous allons voir ce que tu vaux au combat corps à corps, décida Aaron sérieux.

– Je n'ai aucune base et je ne suis pas habituée à me battre. Donc j'ai un piètre niveau, reconnut Laurène observant la lame brillante de son poignard.

– Ce n'est pas grave. Ne sois pas trop sévère, lâcha Aaron se qui surprit Laurène. Tu n'as pas d'expérience. Tu pourras t'inquiéter si tu as toujours un niveau médiocre dans six mois.

Laurène se méfia qu'Aaron se montre clément avec elle. À part ses proches, personne ne l'était. Ils se mirent en position et le jeune homme prit rapidement le dessus. Il bougeait vite et lui faisait perdre l'équilibre. Elle réussit à entailler sa joue mais plusieurs hématomes parsemaient déjà ses bras. Néanmoins elle n'était pas encore neutralisée, même si cela ne faisait qu'une minute.

– Mme. Amaro ne t'appréciera jamais. Je préfère te prévenir pour que tu puisses te préparer à subir son sale caractère qu'elle épargne à ses supérieurs ou aux personnes qui s'avouent inférieures à elle, déclara Aaron en se jetant sur Laurène.

Elle tomba dos au sol et Aaron maintenait fermement ses poignets. La Liée gigota, réalisant qu'il l'avait désarmé et il afficha un petit sourire fier de lui.

– Pourquoi tu dis cela ?

Elle envoya son pied taper l'entrejambe d'Aaron. Ce dernier grogna et l'adolescente se dégagea pour se lever mais n'eut pas le temps de prendre son poignard car Aaron l'éloigna derrière lui d'un coup de pied.

– Avant elle me détestait car tout le monde pensait que j'étais l'élu. Lorsqu'il s'est révélé que non, j'étais soulagé, c'est une mauvaise place quand même, et elle s'est adoucie. Mme. Amaro rêvait d'être l'élue de cette prophétie qui existe depuis le Moyen-Âge si je ne me trompe pas. Elle jalouse toute personne supposée correspondre à « l'élément déclencheur » car elle souhaitait plus que tout cette place. Elle souhaite être au centre du spectacle et cela l'agace qu'on lui vole ce rôle.

Comme quoi il n'y avait aucun similarité entre ce qu'on voyait au premier abord et sa réelle personnalité. Aaron commençait à s'ennuyer et en finit avec le combat, ce qui n'avait rien de compliqué puisque Laurène ne pouvait plus se défendre. Il courut, la prenant de vitesse. Elle tendait le bras pour l'atteindre et il la tira pour la faire tomber à genou puis pointa son poignard près de sa gorge. Étonnamment, il fit attention à ne pas appuyer.

– Tu as perdu, annonça-t-il d'un ton impérieux.

Il l'aida à se relever ce que Laurène accepta. La jeune fille avait la défaite amère même si elle savait que le résultat était vraiment représentatif de son niveau. A quoi s'attendait-elle ? La Liée ne s'était jamais battue de sa vie, elle n'aurait même pas dû être déçue de s'être fait battre de la sorte, encore moins face à un adversaire qui s'entraînait depuis quelques mois. Pourtant, elle avait cette pointe de doute en elle que cette défaite nourrissait, qui lui rappelait tout ce que Mme. Amaro lui reprochait. Cela allait être dur.

– Bon, tu n'as pas un physique avantageux pour le corps à corps mais tu peux compenser avec la lucidité des coups à donner que tu n'as pas, annonça Aaron calmement comme si cela lui remonterait le moral. Heureusement, cela se travail. Au moins tu as un corps assez athlétique même si un peu lourd. Mais on devient meilleur avec de l'entraînement. Donc tu devras t'entraîner dur pour être à la hauteur.

Déjà la jeune fille en avait conscience, c'était déjà un bon début. Cette dernière s'éloigna pour entrer dans le bâtiment pour aller chercher de l'eau.

– Tu ne veux toujours pas faire la paix ? On doit travailler ensemble pourtant ! cria Aaron en la rattrapant.

– Je te tolère comme toi tu me tolères. Qui sait ? Peut-être qu'après quelques entraînements je commencerai à t'apprécier. Mais je ne ferai pas partie de ton fan club.

– Je ne fais pas parti de ton fan club, rétorqua Aaron lui passant devant. Quoi que tu n'en auras sûrement jamais. Mais je soutiens à fond mon fan club pour m'aimer.

– Crâneur, chuchota Laurène en levant les yeux agacée.

– Bah quoi ? Faut bien apprendre à s'aimer. Bon, plus sérieusement, idolâtrer quelqu'un s'est nul et nocif pour la santé.

– Je suis d'accord.

– Bon et... n'oublie pas ce que je t'ai dit Laurène. Essaye de paraître moins rude envers les inconnus. Je ne devrais pas le dire car si on m'entend donner mon avis je me ferai rappeler à l'ordre mais je te dis ce que je pense : la société tout entière compte sur cet élu depuis des siècles. Ils ne seront pas tendres avec toi, alors ne leur donne pas d'autres raisons de plus.

– Comment veux-tu que je sois sympa avec des personnes qui me considèrent comme une incapable alors que je viens d'arriver ?

– C'est nul, je sais, j'ai eu le droit à la même. Je n'étais pas plus armé que toi en arrivant. Mais cela se travaille, et peut-être que tu arriveras à leur prouvé le contraire.

La Liée observa son congénère entrer dans leur quartier en marchant à sa suite.

– Je veux bien essayer d'être sympa, mais ce n'est pas pour cela que tu seras mon ami, prévint-elle.

– Je ne veux pas être ton ami. Je n'ai pas d'amis et cela me va.

– Tu me parles de paraître moins rude et tu ne laisses personne t'approcher... peut-être essayer d'appliquer tes propres conseils alors ? Puis, Clara est ton amie.

– Bon, je change de t-shirt et on reprend. Sois pas en retard.

Belle manière d'esquiver, pensa Laurène en le regardant s'engouffrer dans le dortoir des hommes. Pour des personnes qui se détestaient, ils avaient pas mal de choses en commun...  

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