À la limite du plaisir

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Nous restâmes collés l’un contre l’autre pendant un long moment.

Chaque respiration me rappelait notre nuit sous la tente, ce moment où Raph était entré en moi, où sa chaleur et son intensité m’avaient traversé jusqu’au plus profond. Rien que d’y penser, mon ventre se contracta.

Ses doigts continuaient de glisser sur mon torse, le long de mes flancs, parfois jusqu’à mes hanches, et chaque effleurement me faisait frissonner.
— Tu es… incroyable, murmura-t-il entre deux baisers, la voix encore rauque.

Je sentis mes mains s’aventurer d’elles-mêmes vers ses cuisses. Je les caressai doucement, hésitant, puis remontai un peu plus haut, vers un endroit où sa chaleur me brûlait presque déjà. Le désir prenait toute la place, mais une hésitation fine et vive me traversa : je ne m’étais encore jamais glissé en lui.

Raph sembla le deviner. Il se redressa légèrement et posa ses mains sur mes épaules, ses pouces dessinant de petits cercles apaisants.
— Qu’est-ce que tu veux qu’on fasse maintenant, Clément ? demanda-t-il, un éclat de malice et d'assurance dans le regard.

Je laissai échapper un souffle tremblant, un mélange d’excitation nouvelle et de nervosité me faisant vibrer. Mais au fond, je le savais : oui, c’était ce que je voulais... entrer dans son corps.
— Je… je veux essayer, murmurai-je. Je veux… me glisser en toi. Ne faire qu’un. Te faire ce que tu m’as fait cette nuit-là.

Son sourire s’étira doucement, tendre et franc, chargé de surprise et de désir.
— Vraiment ? demanda-t-il en me caressant la joue du bout des doigts. Tu veux que ce soit toi, cette fois ?

Je hochai la tête, mes mains se resserrant sur ses hanches. Je cherchai ses lèvres pour m’encourager, pour m’ancrer. Il répondit aussitôt, se laissant attirer contre moi.

Un léger hochement de tête, presque solennel, scella sa réponse. Ses yeux brillaient de confiance, d'abandon, d'envie. Il me voulait.

Et il me faisait comprendre que je pouvais y aller.

Nous nous ajustâmes sur le lit, cherchant une position confortable. Mon cœur battait à tout rompre, mais il y avait cette confiance mutuelle, cette intimité qui rendait chaque geste plus sûr, plus intense. Raph me guida d’un regard, d’un souffle, et je sentis la tension du désir monter encore plus fort.

— Doucement… murmura-t-il, la voix tremblante mais pleine de chaleur.

Je souris, nerveux mais déterminé, et laissai mes mains parcourir son corps, mes doigts effleurant sa peau sensible. Je me positionnai entre ses jambes, mes mains posées sur sa peau chaude. Je sentais chaque frémissement sous mes doigts. Mon ventre se serra : j’allais vraiment…
— Tu es sûr ? soufflai-je.

Il hocha la tête doucement et attrapa ma main, qu’il porta à ses lèvres pour y déposer un baiser.
— J’ai confiance, Clément. Et… j’en ai envie. Vraiment. Je veux te sentir en moi.

Le poids de ces mots me traversa. Je respirai lentement, essayant d’apaiser le tremblement léger dans mes mains. Je caressai ses cuisses, puis son bas-ventre, et lui, en retour, se détendit visiblement.
— Viens, murmura-t-il. Doucement.

Sa peau contre la mienne, son odeur, son désir : tout me donnait envie d’aller plus loin. Je me calai, la pointe de mon sexe effleura son entrée. Raph inspira, son ventre se soulevant lentement.
— Là… oui… continue, me souffla-t-il, la voix vibrante d’une tension douce.

Je poussai légèrement. Juste assez pour sentir la résistance, la chaleur. Mon cœur battait si fort que j’avais l’impression que tout l’appartement vibrait avec moi.
— Ça va ? demandai-je, presque à bout de souffle.
— Oui… tu peux…

J’avançai un peu plus. Cette fois, il gémit, un son bas et surprenant qui me traversa jusqu’au ventre. Petit à petit, dans un rythme lent et prudent, je sentis son corps m'accueillir. Nous haletions tous les deux, pas seulement de plaisir, mais de l’intensité brute de ce moment-là.

Quand je fus complètement en lui, je restai immobile quelques secondes, submergé.
— Raphaël...

Il tourna légèrement la tête, ouvrit les yeux et me regarda comme jamais personne ne m’avait regardé, vulnérable, offert, magnifique.
— Bouge... murmura-t-il, sa voix chargée de désir, presque implorante.

Alors je commençai. Lentement, très lentement. Son souffle s’accéléra, sa tête bascula légèrement en arrière. Mes mains glissèrent sur ses hanches, les tenant pour trouver un rythme doux, régulier, où nos corps se cherchaient, puis se retrouvaient à chaque mouvement.
— Clément… putain…

Sa voix était brisée, frémissante, mais pleine d’un plaisir que je ne lui avais jamais vu. Je me penchai pour l’embrasser encore, pour sentir sa bouche contre la mienne pendant que je m’enfonçais en lui.

Le lit craquait doucement sous nous, nos respirations se heurtaient. Je sentais son corps vibrer sous moi, se tendre, puis se détendre à chaque va-et-vient. Mes propres gémissements se mêlèrent aux siens.

Puis, à un moment, il ouvrit les yeux, m’attira contre lui et murmura dans mon oreille, comme un souffle chaud qui me brûla jusqu’au cœur :
— Je n’ai jamais laissé quelqu’un faire ça… jamais… mais toi… toi, oui.

Je faillis jouir rien qu’en entendant ça.

Je repris un rythme doux, régulier, mes hanches épousant les siennes dans un mouvement presque naturel, comme si nos corps avaient attendu cela depuis toujours. Raph respirait fort contre ma joue, sa main glissant sur mon dos, mes épaules, puis descendant jusqu’à mes reins pour me rapprocher encore plus de lui.
— Putain… Clément… continue…

Sa voix se brisait, chaude, vibrante, comme s’il retenait à la fois un gémissement et un sourire.

Je me redressai légèrement pour mieux le regarder. Ses joues étaient rouges, ses lèvres entrouvertes, ses yeux mi-clos. Jamais je ne l’avais vu aussi beau. Jamais je ne l’avais vu perdre autant de contrôle.

Il passa ses mains derrière mes cuisses, me tirant un peu plus contre lui.
— Là… oui… comme ça…

J’obéis, accélérant légèrement. Nos souffles se cognèrent, nos corps glissèrent l’un contre l’autre, humides de sueur et de chaleur. Je sentais tout de lui : la tension dans ses cuisses, le tremblement léger de son ventre, la manière dont son corps s’ouvrait à moi, doucement, complètement.

Chaque poussée m’envoyait un frisson dans la colonne. Chaque gémissement qu’il laissait échapper me faisait perdre un peu plus de contrôle.
— Raphaël... j’vais…

Il hocha la tête, sa main venant agripper ma nuque pour me garder tout près.
— Oui… vas-y… lâche-toi… je veux te sentir…

Sa phrase me traversa comme un coup de chaleur. Je me penchai, collai mon front au sien et le baiser que je lui donnai fut presque animal, haletant, tremblant.

Son corps se contracta d’un coup sous le mien, un long gémissement lui échappa alors que ses jambes se resserraient autour de mes hanches. Sa main glissa sur son sexe et, au même moment où j’entrais un peu plus profondément en lui, il se caressa, rapide, désespéré.
— Clément… oh putain… j’y suis…

Son ventre se serra, sa bouche s’ouvrit sans son pendant une seconde, puis il jouit dans une décharge qui secoua tout son corps. Je sentis son orgasme comme un coup d’éclair dans le mien. Sa manière de trembler, de se cambrer, de gémir sans gêne… ça me fit tout lâcher.

Je poussai encore deux fois, profondément, et tout mon corps se tendit.
— Raphaël... j’peux plus…

Je me perdis en lui, complètement. Une vague chaude me traversa, me coupant le souffle, me vidant dans une pulsation longue, intense, presque douloureuse de plaisir. Mes hanches eurent un dernier tressaillement, puis tout retomba.

Nos souffles s’entrechoquaient, rapides, brisés. Je restai en lui, incapable de bouger, mes bras tremblant autour de son corps.

Raph passa une main dans ma nuque, lentement, comme pour me ramener à lui.
— C’est bon… viens… reste comme ça…

Je me laissai tomber contre lui, mon front glissé contre sa clavicule. Longues secondes de silence. Juste nos corps qui redescendaient, nos cœurs retrouvant un rythme normal, nos mains explorant sans but, sans urgence.

Raph déposa un baiser dans mes cheveux.
— Putain… Clément… c’était…

Il ne trouva pas la fin. Et il n’en avait pas besoin. Je la sentais dans sa voix, dans sa façon de me tenir, dans la chaleur de son ventre encore collée au mien.

Je murmurai, sans lever la tête :
— C’était toi. Rien que toi.

Il resserra son étreinte, sa main s’aplatissant entre mes omoplates, comme pour m’empêcher de disparaître.
— Reste, dit-il simplement.

Et chaque fibre de mon corps frissonna.

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