L'amphi et le sable

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J’entrai dans l’amphi, m’installai sur un siège, et laissai mon regard errer lentement vers l’estrade, attendant que le cours commence.

Mes pensées se détachèrent du matin, de l’arrestation, de Sam, de notre conversation au RU, de ma culpabilité, de ma lâcheté. Un instant, je repensai à Raph, à la nuit dernière, à notre repas partagé sur le canapé, au moment où il m’avait accueilli torse nu, puis où il m’avait enlevé mon sweat-shirt avec douceur. Je revécus l’instant où je l’avais pénétré et ce bonheur brut de me fondre en lui, comme si nos corps ne faisaient plus qu’un.

J'avais hâte de le revoir demain soir, de retrouver cette sensation, cette chaleur.

Ce soir, il serait à son entraînement de volley.

Et mon esprit divagua. Je l’imaginai sur le terrain, son t-shirt collé à sa peau, moulant ses courbes parfaites, chaque mouvement accentuant la beauté de ses bras. Le bruit grave de ses avant-bras frappant le ballon en cuir résonnait dans ma tête, me perturbant encore plus. Je m’imaginais chaque geste de lui : ses bras tendus au-dessus de sa tête, le jeu de ses épaules musclées quand il servirait, sa silhouette à la fois violente et pleine de grâce, chaque muscle prenant vie dans un enchaînement fluide et puissant.

Et puis, je l’imaginais cet été, sur le sable brûlant d’un terrain de beach-volley. Là, sous le soleil incandescent, son corps serait un temple de muscles et de sueur, chaque mouvement magnifié par l’effort. Son short de bain, humide, collerait à ses cuisses, épousant chaque courbe de son corps sculpté. Je le voyais déjà plonger, ses fesses se tendant sous le tissu, ses abdos se contractant à chaque réception. La sueur glisserait entre ses pectoraux, se perdrait sur ses épaules larges, remonterait vers la naissance de ses hanches, où le sel et le sable se colleraient à sa peau dorée, rendant son corps encore plus irrésistible.

À chaque saut, ses cuisses puissantes se déploieraient avec grâce, et son short remonterait juste assez pour laisser deviner la ligne de ses fesses sous le tissu tendu. Je pouvais presque sentir la chaleur de sa peau, la tension de ses muscles sous son épiderme. Puis il passerait une main dans ses cheveux, riant, secouant les gouttes d’eau qui brillaient comme des diamants sur son torse. Et comme cette main, je m’avancerai sur sa peau chaude, le frôlerai, m’imprégnerai de son odeur, de sa chaleur.

Soudain, la porte grinça. Monsieur Petrov, le professeur de philosophie sociale, fit irruption dans l’amphi, son cartable cognant contre une chaise.

Je sursautai, les joues en feu, comme surpris en flagrant délit. Le cours allait commencer. Je baissai les yeux vers mon cahier, mais c’est son corps que je continuais à voir, tracé entre les lignes de mes notes.

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