Ma chambre

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Nous sortîmes deux par deux, laissant cinq minutes d’intervalle. Pas question que huit personnes, dont cinq garçons, quittent la maison d’Adam en même temps, si tard. Trop risqué. Trop voyant. Si des contrôleurs nous surprenaient, qu’aurions-nous pu dire ? Que nous complotions contre le CCSEG chez un pote ?

Pendant que nous attendions, mon regard croisa celui de Mehdi.
— Je sors avec Emma… depuis tout à l’heure, murmura-t-il, à la fois gêné et radieux.
Je lui souris en coin.
— Ça ne m’étonne pas. Elle t’envoie des signes depuis un moment. Je suis content pour vous.

Mehdi me renvoya un sourire timide, et je sentis que cette révélation le soulageait autant qu’elle l’enthousiasmait.

Puis ce fut notre tour : Raph et moi quittâmes la maison d’Adam.

L’air de la nuit me frappa le visage, glacial et piquant.
— J’habite à dix minutes d’ici, dis-je à Raph. Ma mère est d’astreinte à l’hôpital ce soir. L’appart est vide.
Je le regardai, le cœur battant trop vite.
— Tu… tu dors chez moi ?

Il me fixa longuement, puis son sourire s’étira, lent, doux, brûlant. Pas de moquerie, pas de doute. Juste un oui muet.

Nous marchâmes côte à côte, presque effleurés. L’air froid se glissait sous nos vêtements, mais sa chaleur contre la mienne me faisait frissonner.

Devant mon immeuble, je ressentis une excitation mêlée d'un trouble profond. Comme ces dernières secondes avant un plongeon, quand on est là, au bord du plongeoir, le cœur battant, suspendu dans l’air. Comme si j'étais sur le point de franchir une ligne invisible

Nous entrâmes dans l’immeuble, mes pas résonnant dans le hall. J’avançai vers les boîtes aux lettres, pris le courrier. Rien du CCSEG. Et comme chaque fois, ce fut un soulagement.

Nous montâmes les escaliers, silencieux. La clé tourna, la porte s’ouvrit.
— Viens, murmurai-je.

Il entra. La porte claqua derrière nous. L’espace semblait changer, plus grand, plus silencieux, saturé d’une tension brûlante qu’on n’avait jamais partagée ailleurs.

Il ôta sa veste, la posa sur le canapé. Je restai figé à l’observer. Le voir ici, dans mon espace, me bouleversait. Je me demandais si ma mère, quelque part dans son hôpital, pouvait deviner ce qui se passait ici, dans l'appartement, ce soir.

Puis il fit un pas. Puis un autre. Sa main effleura ma joue, légère mais brûlante, comme un avertissement et une invitation à la fois.

— T’as l’air nerveux, murmura-t-il, sourire léger.
— Oui… c’est bizarre d’être ici avec toi.

Son visage se rapprocha. Ses lèvres touchèrent les miennes, un baiser doux, chargé de tension, qui me fit frissonner jusqu’au bas du dos. Ses mains trouvèrent mes hanches, me pressant contre lui, et chaque frôlement, chaque souffle me consuma.

Je le guidai vers le fond du couloir. Ma chambre. Nous entrâmes. Ses yeux balayèrent chaque détail : les posters, les livres,... Mais je sentais aussi son regard glisser plus loin, sur ce qui nous concernait, sur ce qui allait arriver.

— J’ai envie de toi, soufflai-je, la voix tremblante.
— Je vois ça, murmura-t-il, ses doigts effleurant la bosse qui se dessinait dans mon entrejambe, à travers le tissu de mon jean.

Je rougis mais ne détournai pas le regard. Ses doigts, d’une lenteur calculée, épousaient ma forme à travers le tissu, experts, presque cruels dans leur précision.

— Ta mère ne rentre pas ? Tu es sûr ? murmura-t-il, lèvres effleurant ma nuque.
— Non, elle fait la nuit, dis-je, haletant. On a tout notre temps.

Il grogna, satisfait, et me pressa contre lui. Nos corps se mêlèrent, chaleur contre chaleur. Je sentis son érection contre ma hanche, un frisson parcourant tout mon corps. Il sourit, comme s’il savait exactement l’effet qu’il me faisait.

Je m’assis sur le bord du lit. Il se pencha, mains sur mes cuisses, pouces dessinant des cercles lents et insistants sur mon jean.

— Tu veux que je te déshabille ? murmura-t-il, voix basse, provocante.

Je hochai la tête, incapable de détourner les yeux.

La lenteur de ses gestes me rendait fou : chaque pression, chaque caresse faisait naître des gémissements que je ne pouvais retenir. Il s’agenouilla devant moi, mains sur mes hanches, le regard brûlant. Ses doigts effleurèrent le bouton de mon jean, jouant avec la fermeture éclair, chaque geste calculé pour me faire languir. Je laissai échapper un cri sourd, crispant mes mains dans ses cheveux, mes hanches cherchant instinctivement le contact.

Ses caresses étaient des promesses murmurées, ses lèvres effleuraient les points sensibles qui me faisaient perdre toute raison, jusqu’à ce que je ne puisse plus penser, plus vouloir, plus exister qu’à travers lui, qu’à travers le feu qu’il allumait en moi.

Il s’arrêta, le temps d’un souffle, pour savourer dans mes yeux l’écho de son pouvoir. Il adorait ce jeu. Comme dans la cabine de la piscine cet après-midi, quand il m’avait provoqué, savourant en silence chaque souffle coupé que je ne pouvais réprimer.

Quand, finalement, il fit glisser mon jean jusqu’aux chevilles, mon slip apparut, déjà humide. Ses mains s’aventurèrent sur mes cuisses, effleurant, pressant, taquinant, me faisant perdre toute patience. Puis, lentement, il fit descendre mon slip, exposant ma verge dure à sa vue et à son toucher. Je laissai échapper un râle, chaque fibre de mon corps vibrant sous ses mains.

Il s’arrêta un instant, juste pour me regarder, savourant chaque réaction, chaque frisson, chaque halètement. Puis ses lèvres se posèrent sur ma verge. Sa langue, lente et soyeuse, traça des chemins de feu le long de mon désir, tandis que ses mains, expertes et tendres, sculptaient mes hanches, m’attiraient vers l’abîme délicieux où tout n’était plus que frissons et murmures étouffés.

Je laissai échapper un cri, mes mains dans ses cheveux, mes hanches se soulevant malgré moi. Il ralentissait parfois, juste pour me faire sentir ce que je perdais, avant de reprendre, plus avide, plus précis.

Puis, sa bouche descendit plus bas, couvrant mon érection, son souffle chaud caressant ma peau. Il prit ma verge dans sa bouche, lentement, explorant, jouant, alternant succion et caresse avec une maîtrise parfaite. Chaque mouvement, chaque geste, chaque pression était calculé pour me faire perdre pied, pour me faire gémir, pour me faire supplier silencieusement.

Je me cambrai contre lui, mes mains agrippant ses épaules, son dos, mes jambes cherchant à l’attirer plus près. Sa langue jouait avec moi, tandis que ses mains caressaient mes cuisses, mes hanches, me maintenant suspendu à lui.

— Raphaël… soufflai-je, haletant, presque implorant.

Ses lèvres s’enfoncèrent plus profondément, sa langue glissant le long de moi avec expertise, tandis que ses mains guidaient mes hanches, ajustaient mes mouvements. Je laissai échapper un sanglot de plaisir, la tête renversée en arrière, les yeux fermés, submergé par la sensation de lui, de nous, de ce que nous partagions.

Il accéléra doucement, puis plus pressant, me poussant au bord de l’explosion. Chaque succion, chaque cercle, chaque mouvement précis de ses lèvres et de sa langue faisait battre mon cœur plus vite, me consumait d’un désir brûlant. Je me cambrai davantage, tout mon corps tendu, suspendu à lui.

— Putain… murmurai-je, étouffé, mes mains dans ses cheveux.

Il sourit contre moi, sa bouche ne me lâchant pas, ses mains explorant, caressant, me tenant au bord, me faisant perdre le contrôle avec un plaisir exquis. Je murdurais son nom, haletant, mes jambes tremblantes. Ses lèvres, sa langue, ses mains… tout devenait une symphonie de désir que je ne pouvais plus arrêter.

Je sentis la pression monter, irrésistible, chaque mouvement de sa bouche et de ses mains me rapprochant du bord. Mon souffle se fit court, saccadé, mes jambes tremblaient, mes doigts crispés dans ses cheveux.

— Raphaël… Je ne savais plus si je pleurais, si je criais ou si je murmurais.

Ses lèvres, sa langue, sa bouche, chaque geste me fit basculer un peu plus loin. Mon corps se tendit, tout mon être vibrant sous lui, suspendu à chaque caresse.

Puis l’extase éclata.

Je laissai échapper un cri, un sanglot, un long soupir tremblé, haletant, mes hanches se cambrant instinctivement contre sa bouche, mon corps parcouru de frissons brûlants. Raph ne ralentit pas. Il suivit chaque spasme, chaque secousse, avalant tout, maîtrisant le moment avec une précision exquise. Son souffle chaud sur moi, ses mains sur mes hanches, il me maintenait suspendu à lui, savourant silencieusement chaque instant, chaque gémissement, chaque frisson.

Quand le plaisir se dissipa peu à peu, je m’effondrai contre lui, le souffle court, mon corps encore vibrant. Il releva la tête, un sourire satisfait sur les lèvres, ses yeux brillants d’un mélange de malice et de désir.

— Putain… murmurai-je, haletant, incapable de détacher mon regard du sien.

Il glissa lentement contre moi et je me lovai contre lui.

Et là, dans ma chambre, après ce moment brûlant, il n’y avait que nous deux.

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