Les échos du matin

2 minutes de lecture

Vendredi, 4h00
78 heures avant le début de la révolte

Je me levai.

J’enfilai un caleçon, puis je lui en prêtai un propre.
Je déposai un baiser léger sur ses lèvres encore chaudes de la nuit.

Dans la cuisine, je lui fis un café noir. Un café fort, comme lui.
Nous le bûmes dans la même tasse, nos mains serrées autour de la porcelaine brûlante, la vapeur nous enveloppant doucement.
Nos regards se croisèrent. Ses yeux m’engloutirent, comme à chaque fois.

Et comme à chaque fois, j’avais du mal à croire que j’étais avec lui.
Qu’il était là. Avec moi.

Je lui souris, passai ma main dans ses cheveux. Une boucle retomba sur son front.
Je l’embrassai avec une tendresse absolue, d’un amour que je n’avais jamais connu, que nous inventions à mesure.

Puis nous nous habillâmes.
Nous quittâmes l’appartement, descendîmes l’escalier, et nous nous mîmes à courir côte à côte en direction du stade central, la ville encore endormie autour de nous.

Nous arrivâmes au stade une heure plus tard.
Bip. Bip.

Nous avançâmes vers le centre du terrain. Nous étions les premiers.
Nous échangeâmes un regard, un sourire complice, et sans raison apparente, nous nous mîmes à rire.

Peu après, les autres garçons arrivèrent, les uns après les autres.

La séance de sport commença.
Deux heures après, nous prîmes une douche.
Puis nous quittèrent le stade.

Raph me dit :
— Ce soir, j’ai entraînement de volley.
— Encore ? demandai-je, faussement blasé.
— Ouais. Mardi soir, vendredi soir et dimanche après-midi…
Il sourit.
— Sauf quand ils nous collent un week-end de cohésion.

Je fis la moue malgré moi. Il la remarqua aussitôt.
— Mais on se voit demain, hein ? reprit-il. On passe la journée ensemble… et la soirée, si t’es libre.
— Oui. La journée et la soirée, et...
— Et la nuit, bien sûr, coupa-t-il en riant.

Nous étions sur le parvis. Adrien et les autres garçons traînaient encore là, à discuter.
Raph s’en ficha.
Il se pencha et déposa un baiser rapide sur mes lèvres.
Devant eux.
Et alors ? On s’aimait. C’était tout.

Il s’éloigna vers l’arrêt de bus.
Je le regardai partir une seconde de trop, le cœur encore accroché à lui.

Puis je me mis à courir en direction de la fac.

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 2 versions.

Vous aimez lire qwed2001t2 ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0