Avant la quiche
La quiche était sauvée de justesse. Raph la posa sur le plan de travail avec un soupir théâtral, les joues encore roses, les cheveux en bataille.
— Bon, ben… c’est croustillant, déclara-t-il en riant, les yeux brillants.
Je me collai contre son dos, mes bras se refermant autour de sa taille, savourant la chaleur persistante de son corps contre le mien. Mon érection, toujours douloureusement présente, se pressa contre la serviette qu’il avait nouée autour de ses hanches. Il se cambra légèrement en réponse, comme instinctivement, un sourire en coin aux lèvres.
— T’es insupportable, murmura-t-il, mais il ne bougea pas.
— C’est toi qui m’as laissé comme ça, répondis-je en déposant un baiser sur sa nuque, sentant son pouls s’accélérer sous mes lèvres.
Il se retourna brusquement, me coinçant entre lui et le comptoir. Ses mains se posèrent sur mes hanches, ses doigts s’enfonçant dans la chair.
— On mange d’abord ? dit-il, mais sa voix manquait de conviction.
— Vraiment ? demandai-je, un sourcil levé, en défaisant la serviette autour de sa taille. Elle tomba au sol dans un bruit sourd.
Il gémit, puis m’embrassa violemment, ses dents mordillant ma lèvre inférieure.
— Non. Mais on devrait.
Ses mains m’agrippèrent par les hanches et me poussèrent contre le comptoir, nos peaux nues se collant l’une à l’autre sous la chaleur de la cuisine. Mon dos heurta le bord du meuble, et je sentis son sexe dur se presser contre le mien, brûlant..
Je répondis en l’embrassant violemment, mes mains glissant sur son dos pour l’attirer encore plus près. Nos corps glissaient l’un contre l’autre, nos sexes se frottant dans un rythme désespéré.
— On en était où, déjà, avant que le biip ne nous dérange ? demandai-je, feignant l'innocence tandis que ses doigts descendaient le long de mon ventre, s'enroulant enfin autour de mon sexe dur.
Un sourire carnassier étira ses lèvres.
— J'essaie de me souvenir, murmura-t-il, sa voix rauque, tandis que ses doigts commençaient des mouvements lents et précis, chaque va-et-vient envoyant des décharges électriques le long de ma colonne vertébrale.
Je répondis en saisissant son érection à mon tour, sentant son corps frémir sous ma paume.
Il grogna, ses hanches poussant involontairement contre ma main, comme s'il ne pouvait plus se contrôler. J'accentuai la pression, mon pouce traçant des cercles sur son gland gonflé, et il réagit en accélérant le rythme, ses doigts glissant sur ma longueur avec une précision diabolique.
— On devrait... commença-t-il, mais sa phrase se perdit dans un grognement sourd quand je fis glisser ma main plus bas, effleurant son entrée du bout des doigts.
Ses yeux, noyés de désir, se rivèrent aux miens. Puis il m'attira contre lui, sa bouche écrasant la mienne dans un baiser violent, sa langue s'insinuant entre mes lèvres avec une urgence qui me fit perdre tout contrôle. Nos corps nus se pressèrent l'un contre l'autre, nos sexes glissant dans une friction enivrante, séparés seulement par une fine couche de sueur.
Ses doigts serrèrent plus fort, son pouce appuyant sur mon frein, et je sentis mon souffle devenir erratique.
— Raph... gémis-je contre ses lèvres, mes hanches se soulevant pour rencontrer ses mouvements.
— Chut, murmura-t-il, sa voix brisée, avant de mordre ma lèvre inférieure.
Nos souffles se mêlèrent, nos corps se mouvant en un rythme désespéré. Chaque caresse devenait plus insistante, plus brutale. Je sentis son corps se tendre, ses muscles se contracter sous mes doigts, et je sus qu'il était proche. Très proche.
— Plus fort, haleta-t-il.
J'obéis, Mes doigts traçant des cercles précis autour du bord de son gland, là où chaque effleurement lui arrachait un gémissement..
— Je vais... commença-t-il, mais le reste se perdit dans un râle animal quand son orgasme le traversa comme une décharge électrique.
Je le suivis presque immédiatement, mon propre orgasme explosant en moi avec une violence qui me coupa le souffle. Nos corps se raidirent, tandis que nos jets chauds se mélangeaient entre nous, nos gémissements étouffés par des baisers avides.
On resta là, tremblants, nos fronts collés, nos cœurs battant à l'unisson. Puis Raph m'attira contre lui, ses lèvres effleurant les miennes dans un baiser tendre et langoureux, malgré nos souffles encore haletants.

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