Épilogue

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Je me réveillai lentement ce mercredi matin, ma tête encore noyée dans une douce brume. La chaleur du corps de Raph contre le mien était apaisante, familière, essentielle. Ses respirations régulières, son souffle chaud effleurant ma peau, me calmaient d’une manière que je n’aurais su expliquer. La lumière du matin pénétrait doucement à travers la fenêtre, baignant la pièce d’une clarté douce et dorée. Son visage reposait près du mien, ses cheveux en bataille, ses traits détendus dans un sommeil paisible.

Je restai là, à le regarder, un sentiment de paix m’envahissant. Ce bonheur, je ne l’avais pas connu depuis des semaines. C’était le même calme que dimanche matin, mais le poids des dernières semaines s’était enfin dissipé. La veille, Raph et moi avions célébré la fin du CCSEG à notre manière, dans une intimité sans contrainte, en nous donnant l’un à l’autre.

Je levai une main, presque instinctivement, et effleurai doucement la peau de Raph. Il bougea légèrement, un soupir s’échappant de ses lèvres.

— Tu vas bien ?

Sa voix était encore brumeuse.

— Oui, répondis-je, un sourire sincère se dessinant sur mes lèvres. Je ne pourrais pas aller mieux.

Il tourna doucement la tête vers moi, glissa sa main dans la mienne, ouvrit les yeux, son regard empli d’une tendresse infinie qui me traversa tout entier. Il se rapprocha et m’embrassa, un baiser lent, comme si chaque seconde était précieuse.

Nous nous levèrents, allâmes dans la cuisine et prîmes le petit déjeuner ensemble. Ce matin, c'était moi qui m’occupais du café, un bonheur simple dans la douceur de l’instant.

Et là, dans cette quiétude, je souris.

Je n’aurais jamais cru me retrouver là avec Raph. Et pourtant, c'était bien lui, mon petit copain, mon mec, qui prenait le petit-déjeuner à coté de moi, avec ses yeux d'une beauté envoutante, son corps parfait et sa mèche rebelle tombant sur son front.

Je n’aurais jamais cru pouvoir être mêlé à une révolte. Moi, le lâche. Et pourtant, j'avais co-organisé une insurrection. Une insurrection qui avait marché. C’était drôle, un peu étrange, mais surtout étonnant.

Les pensées que j'avais eues dans le bus la veille flottaient encore dans mon esprit. Peut-être qu’il faudrait reprendre le combat. Mais pas aujourd’hui.

Pour l’heure, il n’y avait que cela : la lumière dorée du matin glissant sur son corps, illuminant ses traits alors qu'il buvait son café, parfaitement à l’aise, comme si le monde n’existait plus autour de nous.

Je le pris par la main, le ramenai dans la chambre, sur le lit, et me rapprochai de lui, jusqu’à sentir son pouls battre contre mes lèvres, lent et vivant.

Ses côtes se soulevaient sous ma paume alors que mes doigts caressaient ses pectoraux fermes et soyeux. Dans cet instant, je pouvais oublier ce qui avait été et ne pas encore penser à ce qui viendrait.

Puis un baiser.
Un baiser qui faisait taire tous les mots et qui disait tout à la fois.

Alors nos corps se cherchèrent et se trouvèrent, comme deux rivières se rejoignant dans le même lit, comme si toutes les errances du monde nous avaient guidés jusqu’ici. J'entrai en lui et me perdis dans son corps. Et dans cette chaleur, dans cette union, le tumulte des jours et des luttes s’effaça, ne laissant que le souffle, le frôlement, le battement de nos cœurs accordés. Chaque geste, chaque soupir était un poème silencieux, une vérité que rien d’autre ne pourrait troubler. Il n’y avait plus rien à conquérir, plus rien à dire. Juste la certitude d’être ici, ensemble, et que ce moment, suspendu entre l'instant et l’éternité, offrirait toutes les victoires. Et, mon front posé sur son cœur, je murmurai, comme une prière, comme une offrande, comme une promesse :

  • Raphaël, je t'aime.

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