La robe
Je partis avec mon professeur à Tours. Nous étions une dizaine de médecins dans une petite salle dans laquelle trônait une table de soins. Un docteur entra, accompagné de deux infirmiers. Après une courte introduction, le docteur demanda à ses acolytes d’aller chercher un « sujet ». J’étais déjà très choquée qu’il parle de ces soldats comme des sujets et non des patients. Les infirmiers, deux solides gaillards amenèrent un homme dont les jambes étaient en équerre et qu’il ne pouvait pas redresser. Il le traînait jusqu’à la table sous les protestations du patient qui fixait la table d’auscultation comme s’il s’agissait d’une table de torture. Ils commencèrent à le déshabiller. Un des deux infirmiers remarqua ma présence et demanda au docteur, si une femme pouvait assister à cela. Le docteur fronça les sourcils, puis il me pria de sortir. Mon professeur intercéda en ma faveur, mais le docteur fut intransigeant, je devais attendre derrière la porte.
Sans mentir, j’ai encore dans les oreilles, les cris de ce pauvre homme. Mon professeur sortit une un quart d’heure plus tard, il était profondément écœuré et furieux. Nous partîmes directement. Durant tout le trajet du retour, il m’expliqua comment on avait torturé le pauvre soldat, à coup de décharges électriques.
Quand je rentrai à la maison, Valentin m’attendait dans le vestibule. Une petite valise était posée à côté de lui.
- Alors, dit-il, c’est par où le centre de thalassothérapie ? L pauvre petit chéri attend depuis deux heures qu’on l’y conduise.
Je le dévisageai un instant après tout ce que j’avais entendu, il n’était plus question que je l’y mène. Je vis ses lèvres esquisser un sourire vainqueur.
- Eh bien allons-y ! dis-je sur un ton enjoué.
J’empoignai sa valise qui me parut tout à coup bien légère.
- Qu’y a-t-il dans votre valise ? demandai-je.
- Beaucoup, répondit-il doucement. Beaucoup trop. Venez, je voudrais qu’on l’ouvre ailleurs qu’ici.
Il m’attrapa le coude et sans me demander mon avis, nous nous dirigeâmes vers l’escalier. Il était totalement inconcevable qu’une jeune fille entrât dans la chambre d’un homme. Je le lui murmurai, il en sourit en me disant qu’il n’y avait personne dans la maison et qu’il voulait me montrer quelque chose, avant que je le conduise à la torture.
- Vous n’irez pas ! lui dis-je, vous aviez raison, ce n’est pas humain !
- Je savais que vous auriez trop de cœur pour ça. Cependant, j’aimerais que vous m’aidiez à retrouver une chose très importante pour moi... Pour nous.
Il passa devant sa chambre sans s’arrêter et ouvrit la porte de la mienne. Une robe splendide m’attendait sur le lit.
- Entrez ! ordonna-t-il en me poussant dans le dos.
Il ferma la porte à clé derrière lui et tâtonna à peine pour s’asseoir sur la chaise de la coiffeuse. Je n’avais pas vraiment fait attention à ce qu’il faisait tant je regardais la robe disposée sur mon lit.
- Elle vous plait ? demanda-t-il.
J’acquiesçai tout en caressant la robe. Je n’ai jamais été très chiffon, mais cette robe était tout simplement sublime, la douceur de la soie, les teintes et de longs rubans blancs qui créaient à partir de la taille une touche délicate faisaient d’elle un habit hors du commun, hors du temps, elle devait à coup sûr être très seyante.
- Qu’en pensez-vous ?
- Elle est très jolie, murmurais-je. Qui l’a mise ici ?
- Moi. C’est une robe de ma mère, elle voudrait que vous la portiez. Passez-la, je vous prie.
- Non ! c’est une robe de fête. Il est inconvenant de la porter en temps de guerre !
- Laissez les convenances de côté, cela ne vous ressemble pas. Aujourd’hui, je voudrais qu’on oublie la guerre. Je voudrais vous parler et vous demander quelque chose.
Je restais muette, incapable de bouger. Si c’était une robe de Tante Marguerite, je n’arriverais jamais à entrer dedans. Elle avait au moins quinze bons centimètres de moins que moi et un tour de poitrine bien moindre également. Je le lui signalai mais d’un geste impatient, il me somma d’obéir.
- Qu’est-ce que cela vous apporterait ? m’écriai-je un peu énervée.
- Je voudrais danser avec vous dans cette robe, répondit-il placidement. Et puis, nous parlerons.
Tout me passait par la tête, faire semblant d’enfiler la robe et rester dans la mienne, (après tout il ne me voyait pas) mais j’étais certaine qu’il capterait rapidement le subterfuge ; j’aurais pu aussi prétexter qu’il n’y avait pas de musique ou que j’avais mal au pied, mais je savais qu’il balaierait les excuses d’un revers de main.
- Églantine, me dit-il doucement. Faites-moi ce dernier plaisir.
- Dernier ? m’écriai-je.
- Sans doute ; après que je vous aurai révélé ce que je voudrais, vous ne m’adresserez plus jamais la parole.
Intriguée par ses propos, je me décidai enfin et pris la robe doucement. Le tissu bruissait joliment, j’en étais subjuguée. Je me changeai derrière le paravent. À mon grand étonnement, elle me seyait parfaitement. Je me regardai longtemps dans le miroir.
- Alors ? demanda-t-il dans mon dos.
- Elle est très jolie.
- Bien. Venez danser, dit-il en tendant une main.
Comme j’hésitais, il fit deux pas en avant et se prit le pied dans le tapis. Je me précipitai pour le rattraper, il tomba dans mes bras. Il rétablit son équilibre en murmurant :
- Nous y voilà, je fais la musique.
Il se mit à chanter en m’entrainant dans une valse très rythmée. Il enchaîna directement avec un autre air et un troisième. À vrai dire, je ne me souviens pas combien de temps, nous avions dansé. La robe tournait bien, les rubansformaient un petit halo de lumière qui m’émerveillait à chaque tour. Pour finir, très essoufflée, j’abandonnais ses bras pour m’asseoir sur le bord du lit.
- Stop ! lui dis-je, je vais me rhabiller avant que la robe se change en citrouille.
- Faux, ce n’est pas la robe qui se change en citrouille, c’est le carrosse ! répliqua-t-il en s’asseyant près de moi.
Valentin prit doucement ma main et l’embrassa. J’en fus terriblement troublée. Mon cœur battait la chamade, j’avais envie qu’il me prenne dans les bras, que nous nous embrassions véritablement. Au lieu de cela, il se leva un léger sourire au coin des lèvres et il me souffla :
- Allons manger.
- Je retire cette robe avant toute chose !
- Pourquoi ne voulez-vous pas rester ainsi.
- Ce n’est pas ma robe, répondis-je sur un ton qui ne permet aucune réplique.
- Certes, mais vous n’avez jamais été aussi belle !
- Qu’en savez-vous ?
Valentin ouvrit la bouche pour répliquer puis la referma aussi vite. Je le dévisageai un instant, cela ne faisait aucun doute que sa mère était de mèche et, dans ce cas, pourquoi voulait-elle que j’enfile cette robe sans qu’elle me la confia. Pourquoi était-elle subitement partie, pour me laisser seule avec son fils. Tout cela était cousu de fil blanc, je compris qu’il allait me demander de l’épouser. Je me sentais prise au piège. Qu’allais-je répondre ? Certes, je l’aimais, je le savais que trop bien. J’avais exécré me brouiller avec lui, nos lectures au fond du parc me manquaient terriblement. Je pensais que sœur Albert allait le dégouter, me le rendre, mais non ! Tous les deux discouraient à en perdre haleine et moi, je n’étais plus rien à ses yeux. Cependant, je ne me trouvais pas prête, j’avais envie de continuer mes études. Je soupirai agacée et me réfugiai derrière le paravent pour me déshabiller.
Valentin se taisait. Cela ne lui ressemblait guère. Je le sentais légèrement nerveux, impatient.
Pour ma part, je reculais le plus possible le moment de sa déclaration en me changeant lentement. Une fois ôtée, Je comptais déposer la robe directement sur le lit afin d’éviter qu’elle se froissât. J’hésitai un instant à passer devant Valentin, en toute petite tenue. Puis je me décidai, après tout, il ne voyait rien ! Valentin sentit ma présence, il tourna la tête, puis fronça les sourcils.
- Que faites-vous ? me dit-il.
- Je dépose la robe, je ne veux pas l’abîmer.
Il dodelina de la tête et se leva. Il était de plus en plus nerveux.
Quand je me redressai, il prit mon bras au passage d’une manière un peu brutale. J’émis un petit cri, je ne m’y attendais pas.
- Parlons maintenant ! me dit-il, impétueux.
- Non ! je ne suis pas encore habillée !
Valentin sourit. Il mit la main sur ma hanche.
- Seriez-vous un brin provocatrice ?
Il remonta doucement sa main, pinça légèrement le téton et continua sa progression jusqu’à la base de ma nuque. Il s’approcha et m’embrassa longuement. Sa langue se perdait dans ma bouche, j’en étais presqu’affolée et à la fois, je ne trouvais pas cela désagréable.
- Mon Dieu que je vous aime, Églantine. Habillez-vous, murmura-t-il en me libérant. Nous devons parler.
Je m’habillai en tremblant légèrement. Tout en enfilant ma robe, je cherchais les mots que je dirais pour qu’il ne soit pas blessé. Je l’aimais aussi, mais je voulais attendre la fin de mes études.
Irène, la femme de chambre, frappa à la porte. Je m’y précipitai avant qu’elle ne l’ouvre, je ne voulais pas qu’elle sache que Valentin était là, je glissai ma tête dans l’entrebâillement.
- Madame vient de rentrer. Elle voudrait que vous mettiez la robe qui est sur votre lit, pour le dîner. Voulez-vous que je vous aide ?
- Non ! m’écriai-je.
À son regard surpris, j’ajoutai d’un ton plus doux :
- Je suis en train de me débarbouiller, je me débrouillerai toute seule, merci.
- Bien. Le dîner sera servi dans dix minutes.
Elle frappa ensuite, à la porte de la chambre de Valentin, je lui déclarai :
- Je descendrai avec Monsieur Valentin, vous pouvez descendre.
Elle inclina légèrement la tête et rejoignit l’office.
- Vous débarbouillez ? murmura Valentin en souriant. Vous débarbouillez de quoi, mademoiselle de Soigne ?
- Peste ! m’écriai-je, vous préféreriez que je lui dise que vous étiez dans ma chambre ?
Valentin ricana et répondit :
- Au moins, vous remettrez cette robe.
Je réenfilai le vêtement rapidement, sans me cacher derrière le paravent. Valentin s’était tu. Une fois prête, je lui pris le bras, je remarquai qu’il transpirait légèrement ; nous avions trop dansé. Je lui demandai s’il voulait se rafraichir, il secoua la tête en avalant sa salive.
- Non, ça ira.
Nous sortîmes de la chambre. Nous descendîmes en silence, il s’arrêta à la marche exacte où nous nous étions querellés la première fois. Il sourit et me déclara :
- Savez-vous que c’est ici, exactement, que vous m’avez conquis ?
- Ah bon ?
- Vous m’aviez parlé du marquis de Sade, vous vous souvenez ?
- Et c’est avec ça que je vous ai conquis ? m’exclamai-je presque indignée.
- Oui. Je me suis longtemps demandé si vous l’aviez lu ou pas. Dites-moi, avez-vous lu quelque chose de lui ?
- Devinez ! m’écriai-je furieuse à l’idée qu’il puisse imaginer que je lise ce genre de torchon.
- À passer devant moi, presque nue, je me demande si vous n’êtes pas un peu sadique...
Je devins rouge écrevisse. Je ne pus répondre, je n’arrivais presque plus à respirer tant j’étais soufflée et honteuse de ce que j’avais pu faire. Il rit. Il posa sa main sur ma joue et dit :
- Ne vous mettez pas dans cet état, je ne fais que vous taquiner ! Vous étiez moins rouge lorsque vous m’avez sermonné sur mon attitude auprès de ma mère. Avez-vous remarqué qu’après cela, je n’ai plus jamais touché à son tricot ?
- Après cela, vous êtes revenu aveugle ! rectifiai-je.
Il accueillit ma réplique par un petit mouvement de la tête contrarié, la mine nettement plus grave. Et voilà, je l’avais vexé !
- Excusez-moi, murmurai-je, je ne voulais pas être blessante.
- Vous ne m’avez pas meurtri. Églantine, je voudrais vraiment vous parler de choses importantes. Pourrez-vous trouver un moment où vous me rejoindrez sur mon banc, dans le jardin ?
- Il fait un peu froid maintenant, non ?
- Certes, mais c’est le seul endroit où nous ne serons que deux.
Je le lui promis, en espérant retarder ce moment le plus tard possible.
Nous descendîmes et arrivâmes devant la porte de la salle à manger. Il mit la main sur la poignée avant que je le fasse. Il se tourna vers moi et dit :
- C’est avec le marquis de Sade que vous m’avez séduit. Non pas que vous l’ayez lu, ajouta-t-il très vite avant que je ne rouspète. De cela, je me doute que vous n’en connaissiez que le titre. Mais, en une fois, je réalisais que vous étiez bien plus libre que moi. Vous osiez me répondre, vous me preniez à parti et vous aviez une culture littéraire qui dépassait les livres d’images. C’est ce que j’adore chez vous, la liberté. Je suis prisonnier, Églantine. Bien plus prisonnier que vous pouvez le penser. Je voudrais que vous me libériez, et puis, si vous y arrivez, nous pourrons...
- Stop Valentin ! dis-je à mi-voix pour qu’on ne nous entende pas de l’autre côté de la porte où je percevais quelques bruits. Ne me demandez pas la charité.
- Ça ! je ne vous le demanderai jamais ! s’écria-t-il tout bas. Ce n’est pas la vue que je vous demande, c’est la liberté ! Je ne peux pas vous l’expliquer ici, dans le couloir. Je voudrais qu’on prenne du temps pour cela.
Son ton était autoritaire, presque choqué que j’imagine autre chose que ce qu’il voulait me dire. Je fronçai légèrement les sourcils. S’il ne voulait pas me demander en mariage, qu’attendait-il de moi ?
- Je vous aime, n’en doutez pas, murmura-t-il.
J’étais perdue, je ne comprenais rien. Les yeux bleus de Valentin ne semblait plus du tout terrifiés. Ils semblaient me fixer avec bienveillance, alors qu’au fond, ils étaient perdus dans un noir infini. Il caressa ma joue et me souffla avec un petit sourire taquin :
- Encore toute rouge ? Il va falloir que vous appreniez à dominer vos émotions ! Voici un second exercice.
Il ne me permit pas de réagir car il ouvrit brutalement la porte. Une immense ovation me cloua sur place. Non seulement toute ma famille parisienne était rassemblée mais également, toute ma véritable famille. J’avais vingt-trois ans en ce jour, je l’avais complètement oublié. Olivier et Dorothy avaient trouvé un convoi jusqu’à Paris pour rapatriermes sœurs, ils avaient demandé à Tante Marguerite s’ils pouvaient s’arrêter le temps d’une nuit chez eux. Valentin en apprenant la nouvelle avait organisé cette petite fête avec la complicité de tous.
Mon Dieu, quelle belle fête ce fut là ! Je crois que ce fut la plus belle ! Nous n’avions fêté nos anniversaire que lorsqu’on était enfants, c’était une occasion pour se rassembler mes frères et nous, la famille Chandelon. Nous ne faisions qu’un repas à la bastide ou au château à Caderousse, on n’en oubliait presque de souhaiter un joyeux anniversaire au jubilaire car l’anniversaire était un prétexte et plaisait à Dorothy qui, en tant que protestante, ne vouait aucun culte au saint patron.
Le samedi et le dimanche suivant, nous visitâmes Paris tous ensemble. Nous étions d’humeur joyeuse, c’en était presque malsain en ces temps de guerre. Mais nous ne nous étions plus vu depuis quatre ans et rien ne pouvait altérer notre enthousiasme.
Au début de la guerre, lorsque Violette et Victoria étaient partie dans le sud, elles n’étaient encore que deux enfants : elles avaient toutes les deux 15 ans et délaissaient à peines leurs poupées. Je retrouvai deux demoiselles de vingt ans. Elle étaient femmes, belles et s’imposaient comme telles. Violette était visiblement amoureuse, souriante, un peu rêveuse. Quand je lui demandai qui était l’heureux élu, elle devint un peu nerveuse ; elle me promit de le dévoiler au souper. J’étais trop au four et au moulin pour me préoccuper de cette histoire. Ce ne fut que dans mon lit, que je réalisai qu’elle n’avait rien dit. Elle attendit le dernier repas et qu’on serve le dessert pour se lancer enfin :
- Je vais me marier, annonça-t-elle d’une voix peu assurée.
Tout le monde se tourna vers elle, dans un silence surpris.
- Et qui est l’heureux élu ? demanda Olivier.
- Adrien, répondit d’une voix à peine audible Violette.
- Adrien ? Quel Adrien ? demanda Olivier.
- Adrien Larmagnat, répondit Violette.
- Mais il pourrait être ton père ! s’exclama Dorothy.
- Il a au moins quarante-cinq ans ! renchérit Olivier.
- Il en a quarante-huit exactement, répliqua-t-elle. Cependant, on s’aime. Il viendra d’ici un mois au château pour vous demander ma main.
- Hors de question ! s’écria Dorothy. Tu es bien trop jeune pour te marier !
- Mammy, j’ai vingt ans ! vous vous êtes mariée à dix-huit ans.
- Mais il n’y avait pas la guerre ! s’il est appelé au front, tu seras veuve avant d’avoir vécu avec lui.
- Il ne sera pas appelé, il est réformé parce qu’il est asthmatique.
- C’est un filou, il trouve toutes les excuses pour ne pas aller se battre ! continua Dorothy, elle se tourna vers Olivier et le supplia :
- Dites quelque chose, Olivier ! votre fille ne peut pas se marier avec un homme qui est plus vieux que vous !
Olivier était grave, il ne voulait pas perdre sa fille comme les parents de Dorothy avaient perdu la leur. Il s’essuya longuement la bouche en dévisageant Violette qui le fixait les yeux suppliants.
- J’ai la chance de connaître Adrien et je peux dire avec assurance que cet homme ne tient pas en place. Ne crois-tu pas qu’il risque de t’oublier dans un de ses paquets ?
Violette sourit rayonnante, elle pensa que la partie était gagnée. Olivier la détrompa :
- Je suis sérieux, Violette. Adrien a une femme dans chaque port, quels sont vos projets une fois que vous seriez marié ?
Violette se tortilla quelques peu sur sa chaise, elle avoua :
- Nous irons vivre en Afrique.
Dorothy en fut attérée, Olivier tentait de rester impassible ; sa serviette en fit les frais. Il était déchiré. Cependant, il lui répondit très calmement :
- Nous verrons cela, quand il viendra me demander ta main.

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