87 - 7 h 18 

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2 - 7 h 18

  Bouboule, qui n’est pas habitué à ce qu’un homme dorme à sa place, miaule, miaule et miaule encore. J’ai beau simuler un sommeil profond, il persiste.

— Très bien, mais chut, je murmure.

Fabio toujours endormi, je me lève. Il est beau. Je pourrais le regarder dormir pendant des heures. Il ronfle un peu, c’est vrai, mais c’est mignon. La plus discrète possible, je m’extirpe du lit et pars dans la cuisine. Les félins sont affamés et moi, j’ai besoin de caféine.

— Alexa, fais couler un café.

— D’accord.

Je repense à cette nuit torride, à cette nuit parfaite. Oui, parfaite. Jamais un homme n’a été capable de me faire l’amour trois fois de suite. TROIS FOIS. Ce qui est sûr, c’est que mon vagin n’est plus frustré du tout. DU TOUT. Fabio incarne la perfection italienne et fait hommage à leur réputation. Sa petite paire de fesses musclées me fait craquer, ce qui me rend incapable de toute objectivité.

J’attrape ma tasse de café brulante et me dirige vers le salon. Ne l’ayant pas fumé cette nuit (la cigarette d’après-sexe), je décide de m’en griller une, là tout de suite. J’ouvre grand la fenêtre et comme une adolescente qui ne souhaite pas que ses parents la surprennent, je fume et prête une attention particulière à la fumée pour qu’elle ne pénètre pas à l’intérieur. J’ai l’air d’une andouille qui ne cesse de s’adapter au sens du vent.

J’écrase la clope sur le rebord, la jette par la fenêtre (désolée Hidalgo), puis traverse le salon.

— Oh merde, je dis.

Foutu miroir. Mes cheveux sont emmêlés, j’ai des cernes qui m’arrivent au menton et je ne parle pas des traces blanches sur mes lèvres qui sont preuve d’une nuit passée à baver. Super sexy. Direction la salle de bain, en vitesse. Je refuse que Fabio se retrouve face à Jocelyne Wildenstein sans maquillage lorsqu’il ouvrira les yeux. Je vousencourager à faire une recherche Google, ça vaut le détour.

Je me brosse les dents, me nettoie la bouche et me peigne les cheveux. Un peu de parfum pour sentir bon, du gloss pour des lèvres plus pulpeuses et je suis prête à repartir au lit, ni vu ni connu.

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