Il fallait que ça sorte

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Quelques jours plus tard, mon réveil sonne. Le bip est d'une agressivité rare. Mais ce matin, je ne traîne pas sous la couette à redouter la journée à venir. J’ai passé la nuit à retourner les phrases de Pauline dans ma tête, comme quand on a un aphte dans la bouche : ça fait mal, on le sait, mais on ne peut pas s'empêcher de vérifier en passant la langue dessus.


Je me tiens devant le miroir de la salle de bain, les mains crispées sur le bord du lavabo. Je suis pâle, et mes cernes sont bien présents. Mais ce n'est pas ça qui me dérange le plus. C'est plutôt mon regard. On dirait un chien battu en attente de la prochaine raclée… j’en ai la nausée.


J’ai passé la nuit et les jours précédents à bouillir intérieurement.
Pendant une semaine, j’ai été cette fille. Celle qui pleure à cause d'une pauvre story insta. Celle qui attend un message qui ne vient jamais. Celle qui s’excuse mentalement d’avoir cru qu'elle méritait l’attention de Léo.


Pourquoi je lui donne ce pouvoir ?


Et pourquoi est-ce que je donne à Pauline le droit de définir qui je suis ?


«Tu n'es qu'une distraction », elle a dit. Et moi, j’ai agi exactement en tant que telle : je me suis effacée dès que le vent a tourné.


Putain Prudence.


Je regarde mon pull noir fétiche, celui que je mets depuis la rentrée et qui me sert d’armure. Aujourd'hui, je le mets avec une intention différente. Ça sera mon uniforme de combat.


Je ne veux plus être la fille qu'on connaît depuis le début de l’année. Je ne veux plus m'excuser d’exister. Je ne veux plus être la princesse qui part en pleur au milieu de la nuit. Je ne veux plus me faire piétiner. Je ne veux pas faire semblant et je ne veux plus être polie et détachée.


S' il croit qu'il peut me faire son numéro du preux chevalier et garder son ex sous le coude, il se fourre le doigt dans l’œil, je suis pas un projet de charité.


C’est décidé. La nouvelle Prudence va arrêter de subir.


Je pense que Camille sera contente de voir mon état d’esprit. Elle va se dire que toutes ses phrases pour me motiver ont enfin fonctionné, et je suis sûre que Jules va penser qu'il m’a déteint dessus. Peu m’importe, ce qui compte, c’est que je sois claire dans ma tête.


Le trajet vers le lycée se fait dans un brouillard de détermination. Dans les couloirs, j'ai encore senti des regards et entendu des messes basses. Mais au lieu de me donner envie de m’enfuir — encore — ça a alimenté mon feu intérieur.


En cours d’anglais, je sens la présence de Léo quelques rangs derrière. Je peux sentir son regard qui pèse sur ma nuque, lourd, insistant. Habituellement, j'aurais rougi, j'aurais fait tomber mon stylo. Mais plus maintenant. Je reste de marbre.


Tu n’auras pas un regard Léo.


Je remarque Camille les yeux grands ouverts, presque bouche bée. Elle est assise à côté de moi. Je lui ai fait un petit debrief de mon cheminement mental et de mon ambition à ne plus être écrasée. Elle était contente mais je vois du doute dans son regard. Je crois que là, elle commence à me croire et semble un peu choquée.


— God damn it !


C’est Monsieur Harrisson, le prof. Il semble avoir quelques difficultés avec le vidéo projecteur. On a beau être en 2026, le matériel date d’il y a au moins dix ans.


— Bon, je vais avoir besoin de deux personnes pour aller chercher un appareil de remplacement en salle technique.


Là, j'avoue, je m’écrase. J’ai vraiment pas envie de me balader dans la moitié du lycée, avec le projecteur et son chariot, qui doivent peser à eux deux pas moins de trente kilos.


— Alright, si personne ne se dévoue. Léo, Prudence, allez-y.


Putain. Putain. Putain.


Le silence de la classe en est presque comique. Camille me lance un regard du style “Go girl" bien que je sente une petite appréhension dans l'expression de son visage.


Je me lève sans un mot, le dos bien droit, et je quitte la salle sans même attendre que Léo daigne se lever.


Le couloir est désert, l’air y est plus frais. Le silence est total. Je marche vite, le bruit de mes pas résonne contre le sol. J'entends ceux de Léo se presser pour arriver à ma hauteur.


— Tu comptes m’ignorer jusqu'au ski ou c’est un nouveau concept ?


Sa voix est un mélange de frustration et d’arrogance. Je m'arrête net, le bruit de mon dernier pas résonnant dans le couloir. Je me retourne d’un coup,de façon un peu brusque, je dois l’avouer. Hors de question que je baisse les yeux.


Je plante mon regard dans le sien, avec toute la colère froide que j’ai accumulée.


— C’est quoi le concept selon toi Léo ? Deux personnes qui n’ont rien à se dire ? Ça me va très bien.


Bordel, qu’est ce que je suis en train de faire ?


Il est déstabilisé. Je le vois à la façon dont on se redresse, un peu trop vite.


— Prudence, j'ai essayé de te parler toute la semaine, tu réponds super froidement à mes messages…


— Pour me dire quoi Léo ? Pour me dire qui tu as passé une super soirée avec Pauline, « comme au bon vieux temps » ? Je t’ai vu ce soir-là, te laisser faire et la regarder avec ce même sourire que tu me servais dix minutes plus tôt. Sans ajouter toute la semaine où j’ai pu l'admirer à tes côtés.


Je commence à avoir chaud.


— Attends, tu m’en veux pour une photo volée ? Tu sais comment elle est…


— Non Léo ! J’en ai rien à foutre de la photo !


Je sens que je commence à rentrer dans une sorte de rage. J'ai maintenant affreusement chaud et mes mains tremblent.


— Ce qui me rend folle, c’est que tu m'ai fait croire que j'étais spéciale ! T'as voulu jouer au chevalier, au sauveur, le mec parfait du lycée qui s’apitoie sur la pauvre petite Prudence. Tu me disais que t'étais pressé qu'on soit au ski ensemble. Mais de quel «ensemble» on parle Léo ? Toi et ton ex ? Toi et ta cour ? Je suis pas une putain de bonne action pour les moments où tu trouves le temps long !


Putain, pourquoi j’ai dit tout ça ?! Je ne vois qu'une seule explication, je suis en train de devenir folle. Ce mec me rend folle.


Léo reste figé, la bouche à moitié ouverte. Le silence qui s'ensuit est long, électrique. Je vois de l'incompréhension dans ses yeux, mais y a autre chose aussi. Du respect ?


— Alors épargne moi tes explications Léo, je conclus en reprenant ma marche vers le local. Si tu veux jouer sur deux tableaux, tu joueras tout seul, ça sera sans moi. Ça nous évitera à tous les deux de perdre notre temps.


Voilà, c’est dit.


Devant le local technique, je me retourne vers lui. Il me fixe, et je vois que j'ai touché une corde sensible. Il ne s’attendait pas à ce que je lui balance tout ça en pleine face. À vrai dire, je ne pensais pas que je réussirais à tout sortir sans fuir en plein milieu.


C’est étrange, j'ai l’impression qu'un truc s'est brisé dans son assurance habituelle. Il est en train de triturer un fil qui dépasse du bas de son t-shirt, un geste nerveux qui tranche avec sa carrure de mec intouchable.


— Ok, je vois. Tu crois vraiment que je suis ce genre de mec ? Celui qui collectionne les meufs comme les trophées ?


Il fait un pas vers moi, son visage à même pas trente centimètres du mien. Il attrape ma main et me fait rentrer dans le local. C’est exiguë, sombre, et rempli d'un tas de choses dont je ne connais pas l'utilité. Ses doigts sont chauds et sa main est presque tremblante sur ma peau. La lampe grésille au-dessus de nous et mon cœur n’a de cesse d'accélérer.


— Tu me fais un procès d'intention là.


Il tient ses tempes avec ses doigts, comme s' il cherchait une réponse à une question qu'il ne comprenait pas. Il prend une grande inspiration avant de figer ses yeux sur moi.


— Déjà, Pauline, c'est le passé. Mais on est dans le même lycée et on a les mêmes potes. Je ne peux pas l’effacer du décor en un claquement de doigt. Et tu ne peux pas m’en vouloir pour une photo volée dont je ne connaissais même pas l’existence, ou parce qu'elle me suit à la trace entre deux cours. Je t’avais dis, le premier jour, que les gens ont tendance à m’imposer leur présence. Voilà l’exemple typique, ce n'est pas mon choix, c’est la réalité.


Il détourne le regard sur le chariot. Il avale sa salive et replonge ses yeux dans les miens. Mais je ne vois plus le beau et fort Léo. J’ai l’impression qu'il porte un masque, un peu trop lourd à supporter.


— Et quand je te dis que je veux passer du temps avec toi au ski. C’est pas pour une connerie de bonne action ou pour jouer au héros. C’est justement qu'avec toi, j’ai l'impression d'avoir le droit de ne pas être… ce mec là.


Il désigne son propre torse, ses épaules larges d’un geste presque méprisant.


— Tu me vois comme un chevalier intouchable, et c’est un peu de ma faute, c'est comme ça que je me suis présenté à toi. Mais tu ne sais pas ce que ça coûte de toujours être “le plus" pour ne plus être celui qu'on ne remarque pas. Ou pire, celui qu'on montrait du doigt. J’ai passé assez d'années à me sentir comme une erreur dans le décor et à supporter les autres pour ne pas le faire subir à quelqu'un d'autre. Surtout à toi.


Je reste bloquée. «celui qu'on ne remarquait pas, celui qu'on montrait du doigt»…qu'est ce qu'il veut dire par là ? Je regarde sa carrure, son profil parfait, et j’essaie d’imaginer un Léo qu'on ne remarquerait pas.


Impossible.


Mais y a une telle amertume dans sa voix que je sens bien que ce ne sont pas que des mots.


Ses yeux ricochent sur la porte entrouverte, et il semble regretter de ne pas l'avoir fermé en entier car il se redresse d'un coup. Son sourire taquin revient comme un bouclier, même s' il est un peu moins éclatant que d’habitude.


— Enfin bref, on a un projecteur à ramener et j’ai pas envie que Harrisson nous foute une heure de colle pour discussion de remise au point.


— Je ne te fais pas de procès, je murmure, encore un peu secouée par ce qu'il vient de laisser échapper.


— Si princesse, tu le fais. Mais c'est pas grave. Je préfère quand t’es en colère et que tu dises enfin ce que tu penses plutôt que quand t’es en mode fantôme. Au moins, là, je sais que tu m'as dans le viseur et que tu t’en fous pas complètement.


Il attrape la poignée du chariot et me fait un clin d’œil avant de sortir du local. Je marche derrière lui, le cerveau en ébullition. Je me répète les phrases qu'il vient de me dire et j’arrive pas à comprendre.


La seule chose que j’ai assimilé, c’est que son armure de mec parfait et populaire est criblée de balles. Et bizarrement, ça le rend encore plus attirant.


Quand on franchit enfin la porte de la classe, le silence me semble assourdissant. Camille me lance un regard de détective privé et Pauline, assise au premier rang, nous déshabille du regard avec une hostilité presque palpable.


Je me dirige vers ma place, le dos droit. Je ne baisse pas les yeux. Je sens le regard de Léo qui me suit jusqu'à ce que je m'assoie.


— Is everything alright ? Demande monsieur Harrisson en récupérant le chariot des mains de Léo.


— Perfect, répond Léo d’une voix claire, en jetant un coup d'œil furtif mais appuyé dans ma direction avant de retourner s'asseoir.


Pauline doit être en ébullition à sa place. Elle a dû comprendre que son venin n'avait pas pris. Je reprends mon stylo, les doigts tremblant légèrement. Je ne suis pas sûre d’avoir tout compris, mais pour la première fois depuis longtemps, j'ai l’impression d'avoir toutes les cartes en main.


Dès que la sonnerie retentit et à peine ai-je eu le temps de ranger mes affaires dans mon sac, Camille me harponne littéralement le bras avec la force d’un videur de boîte de nuit.


Comme un si petit corps peut avoir autant de force ?


— Ok, là, maintenant, tout de suite, je veux TOUT savoir. Tu me craches le morceau avant que je fasse une combustion spontanée.


Elle m'entraîne vers le fond du couloir, derrière l’escalier de secours. Le QG officiel des dramas de classe… ou des complots. Elle se tourne vers moi, les yeux tellement écarquillés qu'ils occupent la moitié de son visage.


— Alors ?! PARLE ! Je t’écoute, je bois tes paroles, je suis une éponge.


Je reste une seconde à la fixer, l’air un peu hébété. Je crois que Jules déteint.
Et puis, ça sort, sans filtre.


— Je lui ai tout balancé.


Silence radio. Camille cligne des yeux. Une fois. Deux fois. On dirait un bug système. Puis elle plaque ses mains sur sa bouche pour étouffer un cri de ptérodactyle.


— …Pardon ?! Quoi ?!


— J'ai. Tout. Balancé. La story, Pauline, le fait que j'étais pas son projet de charité ou sa bonne action pour gagner des points pour le paradis. La totale.


Camille émet un sifflement aiguë. Un mélange entre une bouilloire sous pression et un fan de K-pop au concert des Black Pink.


— Mais meuf, c’est incroyable !!!


Elle m'attrape les épaules et me secoue comme un prunier.


—PRUDENCE ! MON PETIT SOLDAT !! MA GUERRIÈRE ! MON RAMBO EN JEAN NOIR !


Je lâche un rire nerveux, à moitié secouée dans tous les sens.


— J’ai un peu… perdu le contrôle de mes nerfs.


Je frotte les paumes de mes mains encore moites sur mon jean. Ça fait du bien de sortir de sa zone de confort, mais mon corps me trahit encore.


— Un peu ?! Mais meuf, c’est le braquage du siècle ! T’as mis un but en lucarne à la 90ème minute alors que t'étais même pas sur le terrain en début de match ! Le stade est en feu, y a des fumigènes partout, les supporters courent nus, c’est le bordel !


Je pouffe, incapable de m’arrêter. L’image des supporters nus pour m’acclamer après mon premier clash est bien trop drôle.


— J’ai cru que j’allais faire une crise cardiaque après tellement mon cœur battait vite.


— Mais t’es vivante et t’as survécu ! Regarde toi !


Elle fait un geste de la main en me montrant comme si elle présentait une voiture de luxe au salon de l’auto.


— La meuf qui habituellement se comporte comme une ombre pour ne pas être vu vient d’incendier le dieu du lycée dans le local technique ! Je demande à l’administration une statue à ton effigie dans le hall. Immédiatement.


Je sens la chaleur monter à mon visage, mais pour une fois, c'est presque agréable.


— Il a essayé de se défendre quand même, je murmure quand elle arrête de me secouer.


Camille se fige, oreilles de doberman pointées vers moi.


— Et ? Il a bégayé ? Il a pleuré ? Dis-moi qu'il a pleuré.


— Non, il a dit que Pauline c'était de l’histoire ancienne, qu'il ne pouvait pas l’effacer du décors car ils ont le même groupe, mais que c'était pas son choix. Et que… avec moi, il avait l’impression de pouvoir être lui-même.


Le regard de Camille s’adoucit d’un coup. Elle passe de supporter de foot à doctorante en psychanalyse.


— Ok… donc on est clairement pas sur un mec qui s’en fout. Meuf, il crush sur toi, c'est sûr.


Je hausse les épaules, même si mon cœur fait des claquettes.


— Je sais pas. Il a aussi sorti des trucs… chelous. Sur le fait d’avoir été «celui qu'on ne remarque pas» ou qu'on «montrait du doigt avant».


— Hein ? Léo ? Le mec que tout le monde suit comme si c'était le Messie ?


— Ouais, j'ai rien compris. J’ai cru qu’il s'était trompé de scénario.


Camille fronce les sourcils. Elle fait pareil en cours de maths avec les équations du second degré.


— Y a anguille sous roche là. Ou baleine sous cailloux.


Elle me pointe du doigt, les yeux plissés.


— Mais attends… du coup… là… t’es toujours en mode «queen inaccessible» ou «chamallow fondu» ?


Je lève les yeux au ciel en essayant de garder un air digne.


— J’suis en mode… j’analyse les données.


— Mmh. Traduction : t’es déjà en train de craquer ton slip !


— N’importe quoi !


Je lui donne un coup dans l’épaule.


— Non mais t’as raison. Fais le ramer. Il sera entraîné pour les JO de canoë comme ça.
C’est là que des pas résonnent.


— Eh bah les voilà, les disparues de l’escalier !


Jules débarque, en toute discrétion, comme à son habitude. Derrière lui, Nina imperturbable avec sa frange impeccable, et Mathis, qui a l’air d'avoir besoin d'une sieste de trois jours. Il a encore du passer la nuit sur Call Of.


— Pourquoi vous faites des têtes de meufs qui viennent de trouver les codes de CB d’Elon Musk ? Demande Mathis.


— Ou d’avoir tué Hitler ? Ajoute Nina.
Camille me regarde. On craque en même temps. Un rire de hyènes en pleine chasse qui résonne contre l’escalier en métal.


— Ok, dit Jules en levant les mains. Là, je veux le rapport complet. Avec les détails croustillants. Maintenant.


Il tape du pieds au sol pour montrer son impatience.


Je prends une grande inspiration, les poings sur les hanches.


— Version courte : j’ai fait une mise à jour système. J'ai atomisé Léo et j’ai démissionné de mon poste de paillasson.


Silence de mort.

Jules se fige, ses sourcils prêts à se perdre dans ses cheveux tant ils sont arqués.


— …Pardon ? Fait Nina.


— Elle l’a ATOMISÉ ! Dans le local technique. Notre Prudence est enfin sortie de sa coquille !! Dit Camille.


Jules pose une main sur son cœur, l’air au bord des larmes.


— Je suis… ému. C'est le plus beau jour de ma vie de délégué auto-proclamé du groupe. C'est historique. On va renommer l’amphithéâtre Prudence-la-menace.


— Franchement, respect, me dit Mathis en hochant la tête. Moi, je pense que je serais mort.


— Et lui ? Demande Nina, toujours pragmatique. Il a survécu à la déflagration ?


— Il a dit que j'étais spéciale, je lâche avant de pouvoir me censurer.


Jules siffle entre ses dents comme un arbitre de catch.


— Hmmmmm. Stratégie classique du “t’es différente des autres”. Très fort.


Il applaudit, les yeux brillants.


— Dans tous les cas, ça mérite une récompense. Et ça tombe très bien car…
Il fait un bruit de roulement de tambour avec ses doigts sur la rambarde de l’escalier.


— Vous êtes tous convié à ma seule, mon unique, ma tant attendue “soirée pyjama pré-ski” !


Nina lève les yeux au ciel avec une force incroyable.


— Jules, ça fait deux semaines que tu nous saoules avec ton concept.


— Parce que c'est indispensable ! On teste les duvets, on décide de qui dort avec qui, on se gave de gras pour faire des réserves avant le froid. Et évidemment, maintenant que Prudence est devenue la patronne, on invite Léo. Faut bien voir comment il se débrouille sans ses gardes du corps et son fan club.


— …Évidemment, je dis en roulant des yeux.
Même si au fond de moi, je me sens comme une gamine de cinq ans devant un sapin de Noël.

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