Mauvaise actrice

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21h55 : notre chambre.

Le bruit dans la chambre est assourdissant, mais je l'entends comme si ma tête était dans un aquarium. Camille est en train de mimer sa chute imaginaire du lendemain, et Nina fouille désespérément son sac à la recherche de son baume à lèvres.

Moi, je suis assise sur mon lit, les mains enfoncées dans les poches de mon sweat. Mes doigts serrent toujours le bout de papier. Il est chaud maintenant, presque humide à force d'être touché.

Mon cœur tape contre mes côtes.

J’ai l'impression d'avoir dix ans et de préparer un braquage.

— T’en penses quoi Prudence ?

Camille me sort de mes pensées.

— Hein ?

— Meuf, t’es avec nous ou tu t’es perdu ? T’es bizarre depuis le magasin de ski. C’est Léo qui te prend la tête ?

— Pourquoi ce serait toujours Léo ? je grogne en me levant.

Silence suspect.
Très suspect.

— Je vais… aux toilettes.

— Traîne pas, c’est extinction des feux dans vingt minutes, me dit Nina.

Je sens leurs regards me transpercer le dos pendant que je passe la porte.

21h58 : le couloir.

Le couloir est plongé dans une lumière bleutée. Quelques veilleuses de secours projettent des ombres étirées sur la moquette rouge.

Le chalet craque. On dirait qu'il respire.
J'ai l’impression que chacun de mes pas fait le bruit d’une explosion.

Je marche vite.

Puis moins vite.

J’hésite.

Pourquoi j’y vais ?

Je pourrais faire demi-tour, retourner dans la chambre, dire que les toilettes étaient occupées.

Oublier ce matin.
Oublier la cuisine.

Oublier Léo.
Ouais, compte là-dessus Prudence.

22h : à côté de la cuisine.

J'arrive à l’angle du couloir qui mène à la cuisine. L’odeur du dîner flotte encore dans l’air, soupe et fromage, très romantique.

Je m'arrête, il n’y a personne. Un mélange bizarre me traverse, entre le soulagement et la déception.

— Je savais qu'il se foutait de ma gueule… je murmure.

— Tu sais que se parler à soi même, c'est un des premiers signes de la folie ?

— PUTAIN !

Je sursaute tellement fort que je manque de m'étaler au sol.

Il est là.

Contre le mur, juste devant la porte de la réserve.

Bras croisés, hoodie noir, son parfum commençant à envelopper l’air.

Ses yeux accrochent les miens dans la pénombre. Ils brillent.

Je pose ma main sur mon cœur.

— Tu veux ma mort ?!

— Je t’attendais.

— Ouais, caché dans l’embrasure de la porte, dans le noir.

Un coin de sa bouche se relève.

— Bon, tu voulais quoi ?

Il fronce légèrement les sourcils.

— C’est comme ça que tu viens à un rendez-vous ?

— C'est pas un rendez-vous.

— Bein, t’es là, je suis là.

Il laisse passer une seconde.

— Ça y ressemble.

— Non.

Je serre la mâchoire.

— Tu boudes encore pour le magasin ? dit-il plus bas.

Je lâche un petit rire sec qui me brûle la gorge.

— Je ne boude pas, Léo. Je suis juste… fatiguée. Fatiguée de ce petit jeu. Tu crois que j’ai pas vu comment elle te regardait ? Et comment tu la laissais faire ?

— Prudence, j’ai juste fermer deux boucles sur sa chaussure—

— Arrête !

Je le coupe net.
Je peux sentir les larmes monter à mes yeux. J’ai horreur de ça.

— C’est pas juste une chaussure. C'est Pauline, Léo. C'est ton ex ! Vous êtes sortis ensemble pendant six mois. Elle connaît tout de toi. Tes goûts, tes potes, tes habitudes. Elle sait exactement comment s’y prendre.

Je baisse la tête. Mes cheveux tombent devant mon visage, bouclier parfait.

— Elle a déjà tout eu, je souffle.

Ma voix est plus basse, moins assurée.

— Depuis le premier jour où je suis arrivée, elle me fait comprendre que je suis juste… la meuf d’après. Celle qui est sympa, avec qui on s'amuse bien, mais qui fera jamais le poids.

Aïe. Mes doigts se sont glissés dans mes cheveux, et il semble qu'ils se sont pris dans un nœud.

Je prends une grande inspiration, nerveuse, avant de reprendre.

— À la soirée de Maxime, elle me l’a dit. À l'anniv de Camille, encore. Au lycée. Au magasin. Elle me regarde toujours comme si je n'étais qu'une distraction. Un instant de ta vie avant de te récupérer.

Je sens ma gorge se serrer.
C’est la première fois que je dis tout ça, à voix haute.

— Et le pire… je continue, la voix un peu cassée, c’est que je commence à le croire.

Silence.
Retenez moi, je vais regretter ce que je vais dire.

— Je me demande ce que tu fous avec une fille comme moi, alors que tu peux avoir miss parfaite en un claquement de doigt.

Damn. C'est dit.

Le silence retombe.

Lourd.

J'attends.

Qu'il se moque, qu'il dise que j’exagère, que je suis ridicule.

Mais au lieu de ça, il pose sa main sur mon bras, doucement. Son autre main passe sous mon menton et me force à relever la tête.


— T'as fini de dire des conneries ? murmure-t-il.

— C'est pas des conneries.

— Si. C’en est.

Il s’approche.
Trop près.
Je sens son souffle.

— Écoute, Pauline, c'est mon ex, et c'est pas pour rien. Au début, c'était super, mais à la fin, c'était vide, c'était chiant. Ça n’avait pas de sens.

Il lâche mon bras et pose ses deux mains autour de mon visage.
Ses pouces frôlent mes joues et mon cerveau bug immédiatement.

— Elle veut pas me récupérer. Elle veut juste me garder sur son tableau de chasse. Elle veut garder le contrôle, sur tout et sur tout le monde.

Il souffle.

— Et moi, j’en ai rien à foutre d'être un trophée.

Je le regarde.
Je le crois.
Et ça me fait encore plus peur.

— Si j’ai fait en sorte d'être puni ce matin, si ça fait des semaines que je cherche ton regard tout le temps, si je t’ai donné ce mot…

Il s’approche encore.

— … c'était pas pour elle.

Il laisse passer une seconde qui me semble une éternité.

— C’est parce que j’arrive plus à faire semblant de pas avoir envie de toi.

— Léo…

— Tais toi.

Pas dur.
Juste…
Ferme.

— Elle est pas toi. Et dieu merci elle ne sera jamais toi.

Ses pouces glissent légèrement sur mes joues.
J’ai l’impression d'être absorbé par un trou noir.

— Elle a pas ton humour. Et elle a pas ton caractère de merde qui me fait vriller.

Une seconde.

— Et elle ne me regarde pas comme toi tu me regardes.

Je commence à avoir du mal à respirer.

— J’en ai rien à foutre de cette histoire avec Pauline, ajoute-t-il plus bas. Ce qui m'importe, c’est maintenant. Ce qui se passe là, dans ce couloir, et ce qu'il se passe depuis des semaines.

Ses yeux ne quittent pas les miens.

— Tu dis ça comme si c'était simple, je murmure.

— Mais ça l’est.

Il secoue la tête.

— Ce qui est compliqué, c'est tout ce que tu rajoutes autour. Pauline, ce qu'elle pense, ce qu'elle dit, ce qu'elle essaie de te faire croire, ce que te disent tes copines. Tout ça, c'est du bruit Prudence. Et c’est en train de prendre le dessus sur la seule chose qui compte.

— Et la seule chose qui compte, c'est … ?

Il s'approche encore plus.

— C’est moi… et toi.

Sa voix baisse encore, mais ne tremble pas, contrairement à mes mains.

— C’est le fait que je pense à toi depuis des semaines sans être capable de m’arrêter. Que je capte ton regard dans une pièce sans même le chercher. Quand t'arrives à me rendre complètement con juste en posant les yeux sur moi.

Mon dieu, mon dieu, mon dieu.
J’ai l'impression que mon sang va entrer en ébullition. Je suis pas même pas sûre de comprendre tout ce qu'il me dit.

— Et toi, t’es là à croire que t'es qu'une occupation, continue-t-il un peu plus sec. Tu préfères croire ce que les autres te disent plutôt que de t'écouter toi-même. T’as vraiment une si mauvaise opinion de toi pour penser tout ça ?

Aïe. Touché.

— C’est pas—

— Parce que moi, je te regarde Prudence. Vraiment.

Il marque une pause sans dévier son regard.

— Et je vois la plus belle fille que je connaisse. Je vois une fille qui me tient tête, qui m’envoie chier quand il le faut, qui me fait rire quand je ne devrais pas, qui obsède mes pensées.

Rien ne sort de ma bouche. Mon cerveau a court circuité.

— Que ce soit le premier jour, où j’ai du t’accompagner en classe, jusqu'à aujourd'hui, où j’ai lâché mon plateau pour me faire punir, c’est pas pour jouer.

Ses yeux décrochent très rapidement sur mes lèvres avant de remonter.

— J’en ai marre de faire comme si c'était rien. Et toi aussi t'en as marre.

Je ne dis rien.
Je pourrais nier, trouver une excuse et faire la maligne, mais je ne dis rien.
Et visiblement, ça lui suffit.

— Voilà.

Sa main passe sur ma nuque.

— T’es venue, alors arrête de faire semblant pour une fois. Je pourrais pas le supporter.

Je ne bouge plus.
Impossible.
Pour une fois, j'ai pas envie de fuir.

— Prudence…

Son visage est à deux centimètres du mien. Je peux ressentir la chaleur émaner de son corps.

Puis il comble la distance.

Doucement.

Ses lèvres frôlent les miennes.

Et—

Comme une étincelle.

Pas une image. Pas une exagération.

Un truc réel, vif, immédiat. Un truc qui me traverse d'un coup, de bout en bout, comme si quelque chose venait de s'allumer en moi.

Ma respiration se bloque.

Puis il m'embrasse vraiment.

Et tout explose.

Autour de moi, plus rien ne compte. Il n'y a plus que Léo et ses lèvres contre les miennes.

Sa deuxième main vient se poser en bas de mon dos me provoquant un frisson incontrôlable.

Ça me fait vriller.

Une chaleur monte d’un coup, beaucoup trop vite, beaucoup trop présente. Dans mon dos, dans mon ventre, dans ma poitrine et ma gorge.

Mes doigts s'accrochent à son hoodie sans que je réfléchisse.

Je m’ancre comme je peux car le sol semble se dérober sous mes pieds.

Ses lèvres bougent contre les miennes avec une lenteur presque insupportable.
J’ai l’impression qu'il est à la fois trop proche et pas assez.

Puis le rythme change, s’approfondit, devient plus rapide, plus appuyé, et quand il insiste légèrement—

Je perds pied.

Je ne respire plus.

Je ne pense plus.

J’en ai plus rien à foutre.

Nos corps s’approchent l'un de l’autre automatiquement. Je peux sentir son souffle, son rythme cardiaque contre ma poitrine, la chaleur de son corps contre le mien.

Ses lèvres bougent sur les miennes comme si elles savaient exactement quoi faire.

Comme s' il m'avait déjà embrassé. Sa langue n'a pas non plus eu besoin de carte pour trouver son chemin. Mais malgré l’urgence de ce baiser, j'ai la sensation qu'il prend tout son temps, comme s' il cherchait à profiter de chaque seconde, ou comme s' il avait attendu ce moment trop longtemps.


Quand il finit par reculer, à peine, juste pour reprendre de l’air, mon front reste collé au sien. Je suis incapable d'ouvrir les yeux tout de suite. J’ai peur que, si je les ouvre, je me rende compte que tout ceci n'est que le fruit de mon imagination. J’ai peur que tout disparaisse.


Je réalise que mes mains sont encore accrochées à lui. Mes doigts crispés sur son hoodie, comme si j'avais eu peur de tomber.


Ce qui est vrai, maintenant que j’y pense.


Je déglutis, et j’ouvre enfin les yeux.

— Ok, je souffle, encore complètement ailleurs.

Un sourire traverse son visage.

— Ok… répète-t-il.

Sa voix est différente. Plus grave. Plus lente. Et putain, ça me fait presque plus d'effet que le baiser.

Super.

Le silence qui suit n'est pas gênant, mais il est chargé.

Beaucoup trop.

Et d’un coup, ça me revient. Tout.

Le chalet, les autres, Camille, les regards, les petites remarques.

Pauline.

Toujours Pauline.

Je passe une main dans mes cheveux, un peu nerveuse.

— On devrait… le garder pour nous.

Ça sort d’un coup. Sans prévenir.
Il fronce légèrement les sourcils.

— Pourquoi ?

Je souffle du nez, incapable de répondre direct.

— Enfin, je veux dire, pas en mode caché ou honteux…

Je m'interromps, agacée de chercher mes mots.

— Je suis pas prête.

Silence.

Je pourrais m'arrêter là, mais non.

Tout va trop vite dans ma tête.

— C’est trop. Trop nouveau, trop… je sais pas. Et si tout le monde s’en mêle direct, ça va me soûler. Et j’ai pas envie que ça devienne un truc pour eux, avant que ça en soit un pour nous.


Je hausse les épaules pour faire mine que ce n'est pas grand chose.

Alors que ça l'est complètement.

Il me regarde.

Une seconde.

Deux.

Puis il s'approche, sans prévenir, passe ses bras autour de moi et m’attire vers lui.
Mon front vient se caler contre son torse, et pendant une seconde, tout se calme dans ma tête.

— Ok, finit-il par dire.

Juste ça. Simple.

Je relève la tête.

— Ok ?

— Ok. On garde ça pour nous jusqu'à ce que tu le sentes. Mais c'est pas pour eux que je fais ça. C'est pour toi.

Je hoche la tête. Ça me va.

Il recule légèrement, juste assez pour pouvoir me regarder.

Ses yeux accrochent les miens et sa fossette apparaît.

— Mais ça change rien.

Je fronce les sourcils.

— À quoi ?

Il ne répond pas tout de suite.

Il s’approche. Doucement. Et avant que j’ai eu le temps de comprendre, il pose un baiser sur mes lèvres.

Doux.
Rapide.

Mais suffisant pour relancer mon cardio.

— À ça.

Je souris en laissant échapper un léger souffle.

— On va être nuls à faire comme si de rien n'était…

Il lâche un petit rire.

— Ouais. Surtout toi.

Je relève les yeux direct.

— Pardon ?

— T’es incapable de faire semblant. T’es une mauvaise menteuse et une mauvaise actrice.

— N’importe quoi.

— Prudence…

Il me regarde avec attention.

— Ça se voit à ton visage.


Damn.
Super.
Je lève les yeux au ciel pour me donner un peu de contenance.

— Tu me saoules.

— Fais gaffe, tu vas finir par devoir me donner de l’argent à chaque fois que tu le dis.

Je recule enfin d'un pas, un vrai cette fois.

— Bonne nuit, Léo.

Je tourne déjà les talons, sinon je vais rester et me fondre à nouveau dans ses bras.

— Prudence.

Évidemment.
Je me retourne à moitié.

— Quoi ?

— Je suis content que tu sois venue et que tu n'aies pas choisi la fuite.

— Parle pas trop vite, tu sais que je cours vite.

Et cette fois, je pars vraiment, et j’emporte avec moi le goût de ses lèvres et une demie tonne de papillons dans le ventre.

22h18 : le chalet.

Quelques minutes plus tard, j'arrive devant ma chambre. Je m'arrête devant la porte, main sur la poignée.

Mon cœur cogne si fort que j’ai l’impression qu'il s'apprête à toquer à la porte.

Je prends une immense inspiration, j’essaie de décrisper ma mâchoire et frotter mes joues qui me semblent brûlantes.

Ok Prudence, tout va bien. Tu viens juste de recevoir le meilleur baiser de ta vie. Rien de fou.

J'ouvre.

Camille est en train de manger un paquet de chips, pourtant interdit par Forest, et Nina se brosse les cheveux devant le petit bout de miroir cassé.
Elles s'arrêtent toutes les deux net quand je rentre.

— Bah alors ? me lance Camille, une chips à mi-chemin vers sa bouche. T’as refait la plomberie du chalet ou t’es tombé dans le trou ? Ça fait vingt minutes que t’es partie.

— Vingt minutes ? Non, je… la porte était fermée, alors j’ai attendu.

— T’as attendu vingt minutes au lieu de te rendre dans les toilettes de l'autre côté du couloir ? me dit Nina, sourcils levés.

— T'as l’air bizarre, ajoute Camille. Soit t’as de la fièvre, soit t’as vu un fantôme.

— Non, c'est juste qu'au bout de vingt minutes, j’ai forcé sur la porte, et je me suis rendue compte qu'il n’y avait personne. Je suis juste une boufonne.

Je m'installe sur mon lit, essayant d'avoir l’air occupé à enlever mes chaussures, mais mes mains tremblent.

Je sens le regard de Camille, posé sur moi, comme un projecteur d’interrogatoire.

— Mouais, murmure-t-elle, et mon cul, c'est du poulet. Tu nous caches un truc, j’en suis sûre.

— Non mais c'est fou, on peut plus pisser en paix ! je râle, en me jetant sous ma couette toute habillée.

C'est à ce moment-là que mon téléphone vibre dans ma poche. Un petit bzz bzz qui me fait sursauter de dix centimètres. Je le sors discrètement sous la couette.

LÉO :
Je t'imagine en train de stresser et d'inventer une excuse bidon pour les filles. Dors bien. Et essaie de pas trop rêver de moi, je voudrais pas que tu sois trop fatiguée pour me battre sur les pistes demain.

Ma gorge se serre et je me mords la lèvre pour ne pas lâcher un petit cri à la Sue Heck. C’est exactement lui : agaçant, sûr de lui, et beaucoup trop charmant pour mon propre bien.


Je reste un moment les yeux fixés sur l’écran.

Putain.

Il a raison.


Je suis une actrice catastrophique. Je suis incapable de mentir sans que les yeux me trahissent ou que ma voix monte d’une octave.


Je fixe le plafond en lambris, incapable d'écouter ce que disent les filles.


Demain matin, on va tous se retrouver autour de la table du petit-déjeuner. Je vais devoir m'asseoir face à lui, faire comme si nos lèvres ne s'étaient jamais touchées, comme si je n'avais pas encore le goût de sa bouche dans la mienne.


Le simple fait d’y penser me file des vertiges.


Je suis dans la merde.


Dès qu'il va me regarder avec ce sourire en coin, je vais me liquéfier et me transformer en flaque d'eau sur le sol du réfectoire.


Ce moment dans le couloir était parfait, mais la réalité me terrifie. Je ne sais pas si je vais réussir à garder ce secret sans exploser.


Parce qu'en ce moment même, je n’ai qu'une envie : sortir de cette chambre, courir dans le couloir, et le retrouver.


J’suis mal barrée.

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