Chapitre 19 : Les étoiles du passé (Partie 1) 

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POur ce chapitre je vous propose Void de Jim Yosef

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Sacha m’accompagne sans poser plus de questions sur les raisons de ma présence ici. Dire que je devais lui prendre ses devoirs, je crois que cette bonne action de ma part est quelque peu tombée à l’eau. Je ne pouvais pas m’empêcher de le rejoindre. Après la discussion avec Allan, j’ai compris que j’avais besoin de lui plus que tout, là maintenant tout de suite. Et puis ça ne fait jamais de mal de vivre au jour le jour, loin des méandres du passé et de l’incertitude de l’avenir.

Comme à notre habitude depuis ces quatre mois qui définissent notre relation, nous déambulons sans réel but avec Orion qui court devant nous. Nous profitons simplement de la brise automnale et de la présence de l’autre. Je ne sais pas réellement ce que ressent Sacha pour moi, mais je ne sais pas non plus ce que je ressens pour lui. Tout ce que je sais ce définit par cette sensation d’étoiles gémellaires qui se retrouvent à chaque rencontre fusionnant leurs orbites pour survivre à l’immensité de la galaxie.

Une fois n’est pas coutume, je brise le silence qui s’était doucement installé en lui demandant :

  • Alors t’as pas trop mal ?
  • Euh un peu quand je bouge de trop, mais je suis un solide, dit-il en tournant son bras plâtré, avant de crier un petit, AIE.
  • Ouais j’aurais plus dit “ un fragile” !!
  • J’aimerais bien t’y voir, avec une fracture du scaphoides
  • Du scapho quoi ? Après c’est moi qui utilise des mots complexes quand je te parles d’astres circumpolaires !!

Sacha m’explique qu’il s’agit d’un os situé en dessous du pouce et de l’index qui est souvent fragilisé du fait de sa vascularisation précaire, sa chute lui a fait une tension anormale ce qui a provoqué une belle fracture. Moi je lui explique qu’il s’agit de certains astres qui ne disparaissent pas sous l’horizon d’un lieu donné, comme par exemple le W de Cassiopée ou la casserole de la Grande Ourse pour le ciel de notre France métropolitaine.

Nous nous installons dans un parc, aux milles et une nuances de rouges orangées qui caractérisent l’automne, Orion s’amuse avec les feuilles qui tombent encore des arbres. Je préfère la nuit qui permet une observation du firmament mais ce moment reste quand même magique. Je ne parviens pas à dire quoique ce soit sur les sentiments que j’ai éprouvé aujourd’hui mais à certains moments la parole n’est pas nécessaire seul les actes comptes. Ce moment rien qu'à nous, est l’un deux. La simple présence de Sacha me réconforte et réchauffe mon coeur, elle me donne envie d’avancer malgré tout.

  • Tu réfléchis à quoi Nono ?
  • Euh… rien, je profite du moment présent ! Qui t’as permis de m’appeler Nono ?
  • Euh… Personne mais je trouve ça mignon Nono, ça te dérange ?
  • Étrangement venant de toi, non ! Mais venant de tous les autres je ne supporte pas ce surnom… disons qu’il est utilisé par quelqu’un que je préférerais oublier… Mais malheureusement c’est impossible.
  • Ah ouais ? T’es sur que ça ne te dérange pas que je t’appelles comme ça, hein ?
  • Je te promets !
  • Tu veux en parler, de celui que tu voulais oublier, enfin je t’oblige pas hein ? Mais euh… des fois ça fait du bien de parler.

Je me surprends moi-même, mais je lui raconte tout. Je lui raconte comment j’ai rencontré Niels quand j’étais au collège. Comment notre amitié s’est forgée et mes sentiments ont évolué. Comment tout a dégringolé …

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Niels ce nom résonne encore dans mon esprit, il n’a pas réellement disparu de mon existence après tout… dès que je me sens mal c’est vers ses bras que je cours encore me réfugier comme quand j’étais au collège… ou plutôt comme quand nous étions enfants… On s’est toujours connu, lui et moi. Mais c'est au collège que tout à changé.

C’était un jour comme les autres, enfin je le pensais mais ce jour-là, j’ai vu Niels d’une manière totalement différente, des autres jours. Je l’ai regardé avec un regard différent, un regard amoureux. Comme si je réalisais qu’il n’était plus un simple ami à mes yeux mais bien plus que ça. Je ne l’ai pas réalisé sur le moment, mais ce qui est inévitable nous rattrape toujours, un peu comme si le destin s’acharne et revient toujours à la charge.

  • Salut, Nono comment tu vas aujourd’hui ?
  • Euh ça va et toi ?
  • Tranquille comme d’habitude mais t’as l’air un peu chelou, on dirait que t’as vu un ange ?
  • Ah euh non pas du tout, tout baigne.

Un ange ? Je ne savais pas si ce que je venais de voir correspondait à cette description mais à mes yeux tout semblait porter à croire que si. Il était là, ses cheveux noirs de jais un peu trop épais toujours en bataille, battus par le vent, et ce bleu dans les yeux comme deux diamants qui viennent éclairer l’abysse de son visage. D’habitude son côté bad boy et sombre me semblait un peu agaçant. Mais avec la lumière du jour qui tapait de biais, ses yeux semblaient scintiller comme deux géantes bleues dans l’infinité du ciel. Le genre de regard qui vous fout le vertige, qui vous met dans tous les sens. En quelques secondes, il est passé d’un simple ami à celui que je désirais plus que tout au monde.

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