Hésitation
Bon… passé le malentendu, reste quand même la question qui revient sans cesse.
J’y vais ? J’y vais pas ?
C’est vrai, c’est lui qui m’a branché, mais… ça rime à quoi ?
Y’aura rien derrière. Même pas une aventure sans lendemain. Je vais m’ennuyer, regarder le plafond, soupirer, dire « oui, ça va »… ou m’endormir.
Quand je dis que je m’autosuffis, ce n’est pas une plaisanterie. Pourtant…j’ai envie. Même de faire semblant. Y’a pas que Cupidon monté à l’envers chez moi. Je crois que c’est le câblage entier.
Les pour, les contre… voyons voir.
Il est pas mal. Honnête. À l’évidence, il a lui aussi ses propres batailles quotidiennes à livrer. Et gentil, malgré ses maladresses.
Mais c’est un flic.
Y a plus engageant.
Désolé pour les policiers, contre qui, d’ailleurs, je n’ai rien. Ou presque.
Et puis, encore et toujours, la flemme.
Me remettre au vélo… bien trop fatigant.
Le dilemme se résume à ça : audace contre paresse.
Ou prise de risque contre confort ?
J’hésite…
Quoiqu’il en soit, je choisis finalement la seconde option, en prétextant être souffrant pour une durée indéterminée.
Après l’art de passer à côté, je réactive cette fois celui de l’esquive.
Désolé, Valentin.

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