Extra numéro 1 : Catastrophe anatomique
À force de cogiter sur mes déboires, un autre schéma récurrent me revient, aussi discret qu’inévitable : la catastrophe anatomique.
Je ne sais si mon modeste mètre soixante y est pour quelque chose — question d’alignement, de trajectoire ou de fatalité — mais il me semble ne connaître, en la matière, aucune exception.
Car si la bagatelle peut, pour certains, relever d’un art subtil, chez moi elle tient davantage du sport à risques.
Une discipline extrême, en vérité.
Dont l’épreuve principale consiste, immanquablement, à transformer toute tentative de grâce en incident diplomatique.
Disons-le sans détour :
je pratique le casse-couilles.
Au sens littéral.
Et, à ce stade, presque par tradition.
Note à moi-même : prévenir ces messieurs de se munir de coquilles. À titre préventif.

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