Chapitre 57 - Cours d'oenologie

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  • Tu sais comment gouter du vin, Rose ?
  • Heu ... Non je sais pas vraiment. J'ai juste suivi le conseil du caviste qui nous disait de le laisser s'aérer.
  • Après l'avoir verser dans ton verre, tu observes sa couleur, son aspect, tu le fais tourner dans ton verre ...

Kazuma joignait ses mots à ses paroles et j'observais son vin danser dans sa coupe.

  • Ensuite, tu le sens ..., puis tu l'observes à nouveau. Et enfin, tu le goutes. Tu en prends une toute petite quantité dans ta bouche et l'aval en inspirant un peu d'air par la bouche. Aussitôt. Tu fermes tes lèvres et tu as le gout du vin qui imprègne tes capillaires.
  • D'accord dis-je en imitant ses geste.

Les touches fruitées que j'avais ressenti s'intensifiaient et je découvrais quelques notes plus terreuses. Un délice. Un sourire illuminais mon visage. C'est la première fois que je ressentais ça en buvant du vin. Puis ce fut au tour de nos plat de faire suite. Kazuma regarda son assiette sans savoir par quoi commencer. La mienne dégageait un délinquant fumé. Le petit groupe de musiques termina ses morceaux et quittèrent notre petite salle privée. Les légumes qui accompagnait mon magret étaient légèrement rôtis avec une pointe de croquante avec une sauce au poivre quand a lui, il était rosé avec la peau grillée parfaitement. Ne sachant pas non plus si je devais commencer par les légumes ou la viande, j'avais décider de prendre une fourchette de quelque élément de chaque et de les tremper dans la sauce.

Je n'avais pas l'habitude de la nourriture occidentale, c'était bon. Kazuma s'étonnait devant son plat.

  • C'est drôle, on dirait qu'il y a du vin dans mon plat.
  • J'ai cru lire qu'ils en mettent pour faire la sauce. J'avoue que c'est particulier. Tu n'aimes pas ? Demandai-je en le regardant.
  • Pas tellement. Je trouve que ça se marie bien. Vin rouge avec viande rouge et vin blanc avec poisson... Mais je me demande si je n'en aurais pas mis plus...Enfin, c'est eux les cuisiniers ...
  • Et c'est délicieux. Tu veux goûter ?
  • Je veux bien, merci. Et toi, tu voudrais goûter mon magret ? Il est très fin en bouche et se marie parfaitement avec les petits légumes qui l’accompagnent, dis-je en coupant un morceau et en piquant quelques légumes pour lui préparer une bouchée. Je vois, moi aussi j’ai du mal avec l’alcool dans les plats ; il faut dire qu’on n’a pas l’habitude de ce type de cuisine.
  • Avec plaisir. Vas-y serre-toi.

Il me tendit son assiette en piquant quelques morceaux dans la mienne. Ma fourchette pleine, je restais coi quelques secondes avant de faire mine de rien.

Je mis de coter la bouchée que je lui avais préparer et piquais avec ma fourchette vide, un morceau de viande et deux,trois carottes.

  • Mh ... Tu a raison le goût est particulier, avec ce mélange du vin, peut-être que le vin choisi ne se marie pas avec celui qu'on a pris en accompagnement dis-je en terminant ma bouchée.
  • Peut-être. C'est peut-être une question d'habitude aussi.

Nous discutions de choses et d'autres jusqu'à finir nos assiettes. J'étais repus !

  • Rose, tu prendras un dessert ?
  • Pas pour moi, c'était vraiment délicieux mais je ne peux plus rien avaler.
  • Je vais aller demander une carte pour moi.

Je hochai lentement la tête pour lui répondre, un sourire doux sur mes lèvres. Je le regardai faire signe au serveur pour lui demander la carte des desserts, restant silencieuse, simplement heureuse d’être à ses côtés, cela me servait de dessert. Je ne m’attendais pas à ce que les plats soient aussi copieux pour un restaurant de ce genre. Je me sentais rassasiée, détendue, portée par la chaleur du repas. Je savourais surtout ce moment simple et tendre partagé avec lui, en me disant que la soirée était déjà parfaite ainsi. Pourtant, à l'arrivée de sa crême brûlée, j'eus envie d'en gouter un morceau, mais décidais d'être raisonnable. Quand il l'eut engloutie toute entière, nous quittâmes le restaurant. Dehors alors que nous rejoignons notre voiture, nous pouvions entendre le bruit des vagues balayée par une légère brise.

  • J'ai passé une merveilleuse soirée, tout était parfait, merci Kazu-chan.
  • C'est déjà parfait ? Mince alors...moi qui avais prévu de faire ça.
  • Faire quoi ? Ah ! Kazu-chan mais ... repose moi !

Il avait passé une main à mes jambes et l'autre à mes épaules pour me porter jusqu'à la voiture. J'avais les bras autour de son cou. Un rire passa l’entrave de mes lèvres, surpris et léger, tandis que j'avais desserrer légèrement mon étreinte en sentant la fermeté avec laquelle il me tenais contre lui pour ne pas me faire tomber. Mon front effleura le sien un bref instant, un sourire au lèvres.

  • Tu sais que les gens regardent. dis-je d'un ton faussement sérieux.

Quelques passants ralentissaient leur pas, surpris par la scène, et certains enfants, curieux, nous observaient avec de grands yeux brillants, leurs doigts pointés dans notre direction sans la moindre gêne.

  • Maman, regarde ! s’exclama soudain un petit garçon en tirant sur la manche de sa mère. Le monsieur porte la dame comme une princesse !

La femme se pencha aussitôt vers lui, un sourire gêné aux lèvres, et posa doucement sa main sur son bras.

  • Chut… ne regarde pas, murmura-t-elle en l’entraînant un peu plus loin.

Kazuma me déposa en voiture, embrassa mon front puis, alors qu'il se dirigeait côté conducteur, revint de mon côté.

  • Hum...je crois que tu ferais mieux de conduire pour le retour..
  • D'accord.

Je sortit de la voiture pour m'installer côté conducteur. Je démarrait la voiture et nous conduit jusqu'à l'hôtel, durant le trajet j'avais laisser une fenêtre entrouverte pour nous faire un peu d'air surtout en voyant son visage légèrement pâle. Ce n'était pas à cause de l'alcool, c'était à cause de la honte, je le savais bien. Il s'en voulait d'avoir, selon lui, gâcher un moment romantique. Mais il n'en fut rien, j'étais fort heureuse de cette soirée, et d'autant plus de sa prévoyance quant à son état de conduite. Je lui fis savoir du mieux que je le puis :

  • Merci Kazu-chan, c'est vraiment une agréable soirée. Ce n'est pas une soirée conventionnelle quand on part en voyage d'affaire

Ma dernière phrase ressemblait à une pique, mais elle sonnait comme un remerciement supplémentaire, et c'est ce sens là que je lui donnais. C'était tout à fait ce genre de chose que j'attendais de ce voyage -- travail mis de côté, évidemment. Arriver au parking de l'hôtel, je m'y garais facilement. Nous sortîmes de la voiture, pour nous diriger vers celui-ci afin d'y rejoindre nos chambres. Les quelques lumières venant des chambres éclairaient faiblement le parking, suffisamment pour éclairer nos pas. Nous nous embrassâmes tendrement avant de rejoindre nos chambres et nous coucher.

Le lendemain, je m'étais réveillé au aurore et n'avais pas réussi à me rendormir. Je m'étais installé après m'être préparer sur le balcon de ma chambre pour réfléchir a notre journée. Nous avions de nouveau rendez-vous avec les Hashimoto du moins avec leur fille et je redoutais ce rendez-vous qui m'avais laissé un goût amer en bouche lors de notre première rencontre. Même lors de notre courte collaboration avec Sorata, je ne m'étais pas sentie aussi bafouée que lorsqu'elle avait marqué un temps d'arrêt en en accordant moins de respect à notre clan...peut-être qu'après ce voyage, j'enverrais quelqu'un leur faire passer un message bien mérité.

J'avais attendu Kazuma pour que l'on puisse aller prendre un petit déjeuner et un café, ce qui me permis de me changer les idées, avant d'y aller. Le café trop amer le fit grimacer. J'en esquissais un sourire, je trouvais à la fois curieux et amusant que l'on puisse avoir ce genre de réaction en buvant un café mais boire de l'alcool en souriant. Une fois installée en voiture, je poussais un long soupir.

    • Heureusement qu'il n'y a qu'une visite et une dégustation aujourd'hui...parce que je ne vais pas l'aimer longtemps la petite Hashimoto si elle fait comme hier.

Je me concentrait sur les paysages qui défilait le temps de notre route, autant y penser le moins possible car je savais où ça allais me mener. Une fois arrivée sur place, et être sortit de la voiture, Natsuki-san nous attendais, non loins de là, ses vêtements était légèrement plus coquet qu'à notre premier rencontre mais restait tout de même professionnel du moins c'est que j'en avais conclus. Je me mis a inspiré un grand coup avant que nous nous dirigeons vers elle. Je passais mon bras autour de celui de Kazuma, je voulais affirmer que nous étions ensemble et qu'elle n'avait pas son mot à dire. Mais Kazuma, qui comprit mon manège, me rassura avec un sourire et retira son bras. Je savais qu'il n'aimait pas la jalousie. Je me retint d'avoir une quelque reaction face a ça, non pas que je n'avais pas confiance en lui ou que j'étais vexé par son geste mais parce que je savais qu'il fallait que je prenne sur moi et qu'il était hors de question de faire un scandale. Cela me rappelais trop de mauvais souvenirs.

    • Bonjour dit-elle en saluant Kazuma en premier pour finir par moi sans m'adresser un regard, comme je le pensais son comportement ne risquais pas d'avoir changer en 1 jours.
    • Bonjour répondis-je en accentuant sur mon bonjour, Kazuma se contentais de répondre simplement après moi. Elle nous demandait alors de la suivre pour poursuivre la visite de leur vigne en passant par les hauteurs où nous pûmes rencontré les quelque employés qui y était affecter.

Comme je l'avais prédis, dés qu'elle devait marquer son respect envers notre famille, elle y accorda moins d'importance. Je décidais de passer outre. Nous étions en avance sur notre pays, ce n'était pas plus mal. Toutefois, quand l'occasion se présenta, he lui glissais quelques subtiles allusions

  • Natsuki-san, connaissez-vous une pirate nommée Mary Read ?
  • Non.
  • Selon la légende, elle se fait enrôler sous le nom de Willy Read, et a chaque fois qu'elle tuait quelqu'un, elle lui dévoilait sa poitrine pour prouver qu'elle était une femme.

Et ce fut sur cette dernière pique que j'arretais toute animosité pour son manque de considération envers notre famille. C'est silencieuse que notre visite se continuais. Nous fumes amener en salle d'œnologie, ou plusieurs bouteilles avait été sortit, avec 4 verre au total. Je remarquais que cette salle avec une rampe pour fauteuil, peut-être allions nous pouvoir rencontrer celui avec qui j'avais été mis en contact.

  • Ah mais quel ! ... Veuillez m'excuser ...

Natsuki partit dans une réserve adjacentes pour chercher des petites coupelles en étain, elle en ramena trois.

  • Si je ne dis pas de bêtises, vous avez aussi prévu un détour dans votre voyage par une cave voisine. Elle possède certaines de nos bouteilles et a eu la gentillesse de nous prêter ceci. C'est là dedans que l'on goutte le vin. On le goutte, mais on ne l'observe pas. Ca : c'est le rôle du verre.
  • Difficile d'observer les larmes et la robe dans de l'étain, en effet.
  • Tout à fait. Vous êtes bien renseignée Mademoiselle. Aujourd'hui, ça va être un atelier pratique. La dégustation sera à la fin, parce qu'avant ça...pour s'assurer que la bouteille est bonne, il faut prendre en compte plusieurs facteurs.

Natsuki posa délicatement les trois petites coupelles d’étain sur la table basse, les alignant avec un soin presque cérémonieux. Le métal terne contrastait avec la lumière chaude de la pièce, et un léger tintement accompagna son geste lorsqu’elle les ajusta.

  • Avant même de parler de goût, reprit-elle en joignant les mains, il faut comprendre "pourquoi" on goûte le vin. Beaucoup de gens pensent que la dégustation sert uniquement à dire "j’aime" ou "je n’aime pas". En réalité, ce n’est que la toute dernière étape.

Je croisais les bras, attentive.

  • Donc on ne cherche pas encore le plaisir ?
  • Pas tout de suite. D’abord, on cherche à savoir si le vin est "sain". S’il est fidèle à ce qu’il doit être. Le plaisir vient après, comme une récompense.
  • Et ces facteurs dont vous parliez… ce sont eux qui permettent de déterminer ça ?
  • Exactement. On commence par l’odorat, mais pas comme on le fait dans un verre.

Elle prit l’une des coupelles, y versa une petite quantité de vin, puis la fit doucement tourner, juste assez pour libérer les arômes.

  • Dans l’étain, le vin ne triche pas. Pas de concentration artificielle des parfums, pas d’effet loupe. On cherche des défauts évidents : le bouchon, l’oxydation, le vinaigre… Ici, on sent simplement. Une inspiration courte.
  • Donc si l'odeur n'est pas celle escompté, inutile d’aller plus loin.
  • C’est ça. Inutile de regarder la robe, ni de parler de terroir ou d’année. Une bouteille défectueuse reste défectueuse, peu importe son prestige.

Nous humions délicatement, les coupe qu'elle nous avait tendu.

  • Rien d’agressif. C’est discret. C'est pareil pour toi Kazuma ? Demandai-je en posant ma coupelle.
  • Pareil. Rien de désagréable.
  • Maintenant, essayez celle-là.

Natsuki nous tendit un verre, cette fois-ci. A peine l'eus-je porté à mon nez que je le repoussais avec dégouts.

  • Ce n'est pas du vin ça ! C'est ... une liqueur de cheval !
  • C'est à cause d'un champignon, en réalité : les brettanomyces, il faut y faire attention, ça donne cette odeur nauséabonde.

Natsuki expliqua à merveille tous les soucis que les vignes pouvaient rencontrer. J'en pris note dans un petit carnet et ne vis pas la journée passer. Le lendemain, nous allions en savoir plus sur l'ampélographie. J'avais hâte, j'aimais vraiment ce qui se faisait ici. Avant de partir, Natsuki-san nous avait préciser qu'elle serait accompagné par son père pour cette journée du moins en partit pour que nous puissions le rencontrer.

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