La vallée des lueurs
Piou et Ninou franchirent le pont de lianes dorées avec prudence, leurs cœurs encore marqués par les épreuves de Brumébène. Mais de l’autre côté… un paysage inattendu les attendait.
Une vallée immense, baignée dans une lumière douce et dorée, s’ouvrait devant eux. L’air y était plus léger, les fleurs y dansaient en silence, et des papillons luminescents volaient par centaines comme des étoiles vivantes.
— On dirait un rêve… murmura Piou.
— Ou un piège encore plus joli que le précédent, grogna Ninou.
Mais non. La Vallée des Lueurs était un lieu de repos oublié, protégé par d’anciens enchantements. C’était autrefois un sanctuaire pour les voyageurs ailés… un lieu où l’on pouvait guérir, méditer, écouter les murmures du vent.
Ils y passèrent la nuit, et pour la première fois depuis leur départ, Piou dormit paisiblement.
Le matin, un vieillard aux ailes translucides les réveilla. C’était un papillon géant, sage gardien de la vallée. Il leur parla doucement, avec des mots qui semblaient venir d’un autre temps :
— Vous portez le feu ancien. La Plume d’Or s’est éveillée… et vous devez suivre le vent du sud. Il vous mènera aux Ruines de Volandar… une cité oubliée, née avant même les montagnes.
Piou fronça les sourcils.
— Que trouverons-nous là-bas ?
— Des réponses… ou des malédictions. Peut-être les deux.
Avant leur départ, le vieux papillon leur offrit une pierre de vent, une petite gemme bleue capable de révéler les chemins cachés. Puis, en un battement d’ailes, il disparut dans la lumière.
Piou serra la pierre contre lui. Il sentait que Volandar allait tout changer.

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