La forêt de Brumébène!

2 minutes de lecture

Le vent s’était levé.

Après une longue marche, Piou et Ninou arrivèrent devant une forêt dense, presque vivante. Des arbres aux troncs torsadés, des lianes brillantes, des champignons qui chantaient doucement… et surtout, une brume épaisse qui rampait entre les racines comme un serpent de soie.

— Bienvenue dans la Forêt de Brumébène, déclara Ninou d’un ton faussement solennel.

— C’est… c’est beau… mais ça fait un peu peur, chuchota Piou.

Un panneau en bois était planté à l’entrée, presque effacé par le temps :

"Ici, seuls ceux qui ont le cœur clair et l’esprit rusé sortiront vivants."

— Génial, marmonna Ninou. L’endroit idéal pour une promenade digestive.

À peine avaient-ils mis une patte dans la forêt qu’un bruissement étrange les entoura. Les arbres semblèrent se resserrer, les ombres s’allongèrent… et une voix douce s’éleva entre les feuillages : “Un pas de travers, un mot mal dit, et vous serez oubliés à jamais…”

Piou se colla à Ninou.

— Tu crois que c’était une menace ?

— Non, une invitation ! répondit Ninou, ironique, en sortant une petite lanterne magique de son sac.

À mesure qu’ils s’enfonçaient, la forêt testait leur courage :

Des racines vivantes tentaient de les attraper quand ils parlaient trop fort.

Des fleurs ensorcelées les faisaient halluciner : Piou se crut roi, Ninou se vit géant.

Et une illusion terrible montra à Piou son village en feu, l’œuf détruit… mais Ninou le ramena à la réalité juste à temps.

— Ce n’est qu’une forêt, dit Ninou, les sourcils froncés. Mais elle se nourrit de tes doutes. Garde la foi, Piou.

Ce fut dans une clairière cachée, après avoir résolu une énigme murmurée par un arbre millénaire, qu’ils trouvèrent un passage : un vieux pont en lianes dorées, menant vers une vallée plus lumineuse.

Mais juste avant de le traverser, Piou entendit une dernière voix dans la brume :

“Le traître marche à tes côtés… mais sans lui, Mais juste avant de le traverser, Piou entendit une dernière voix dans la brume :

“Le traître marche à tes côtés… mais sans lui, tu ne vaincras pas.” Il se figea. Se tourna vers Ninou. Mais l’écureuil souriait, insouciant.

Piou ne dit rien.

Mais quelque chose venait de se semer, là, dans le silence de son cœur…

Annotations

Versions

Ce chapitre compte 6 versions.

Vous aimez lire Eryon_762 ?

Commentez et annotez ses textes en vous inscrivant à l'Atelier des auteurs !
Sur l'Atelier des auteurs, un auteur n'est jamais seul : vous pouvez suivre ses avancées, soutenir ses efforts et l'aider à progresser.

Inscription

En rejoignant l'Atelier des auteurs, vous acceptez nos Conditions Générales d'Utilisation.

Déjà membre de l'Atelier des auteurs ? Connexion

Inscrivez-vous pour profiter pleinement de l'Atelier des auteurs !
0