Chapitre 1- Le Poids des Conséquences

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L’ordre de rester en retrait tournait en boucle dans sa tête.
Arden sentit la tension dans ses jambes grandir, lentement, insidieusement. Sa main, appuyée contre l’écorce de l’arbre, subissait la morsure du froid, engourdissant ses doigts à chaque brise.

Malgré la pénombre qui pesait en ce début de soirée d’hiver, il pouvait entrevoir la proximité des maisons, leurs toits de chaumes penchés, les fissures sur leurs façades de grès. Des bâtisses semblables à celles des autres hameaux de la région de Lurëhn.

En contrebas, les paysans ligotés étaient exposés autour d’un grand feu disposé au cœur de la bourgade. Leurs ombres s’étiraient sous le mouvement intermittent des flammes. Autour, des soldats thalmars. Ou plutôt des pillards venus de l’ouest, des massifs d’Eskarn. Ils vidaient les maisons, rassemblaient le butin et détruisaient le reste sous le regard des villageois hagards.

L’un des voleurs s’approcha d’une femme à genoux. Il l’attrapa par les cheveux, un cri lui échappa lorsqu’il lui releva la tête. Arden se redressa aussitôt, mais l’ordre claqua dans son esprit. Il s’arrêta, la mâchoire crispée.

Ainsi, il devait rester assis sur cette branche, dans l’obscurité, à observer les mouvements ennemis. Ce n’était pas la première fois qu’il le faisait.

La femme fut violemment projetée au sol, ses mains heurtèrent des bibelots en bois déposés sans soin. Le Thalmar lui arracha sa jupe sous les regards amusés de ses compagnons, puis défit sa ceinture sans se presser. La victime ne se débattit pas lorsqu’il la retourna face contre terre.

Lui sentit son corps avancer.

Ses pieds quittèrent la branche. Ses dagues jumelles en main, il les planta dans la nuque du Thalmar. Celui-ci étouffa un cri lorsqu’il en retira une d’un geste sec.
Le sang jaillit du creux de l’épaule, la dague fila alors vers le second, déjà gagné par la panique. Elle s’enfonça dans son œil droit. L’homme resta debout une seconde, il ne savait visiblement pas ce qu’il lui arrivait, puis il s’affala sur la terre.

Il en restait un. Il n’attendit pas.

Il glissa vers le troisième à quelques mètres en contrebas de la ruelle. Il lui sectionna la cheville tandis qu'il tentait de fuir vers la pénombre. Le lâche tomba face la première dans un bruit sourd. Il le poignarda entre les omoplates. Les quelques soubresauts laissèrent place à une longue expiration.

Des cris venant des maisons plus loin l’alertèrent. Il ne se rappelait leur nombre exact, mais il n’avait plus le luxe d’y réfléchir.

Une lance arriva à sa hauteur qu’il esquiva de justesse, formant un arc avec son dos. Le fer siffla au-dessus de son visage.
Il se redressa, les dents serrées. Il prit une longue inspiration et tissa.

Les fils du Flux apparurent dans son champ de vision, nets et ténus. Ils se déplaçaient sans ordre précis, traversant le sol, l’arbre au bout de la ruelle, mais en évitant le corps de l’homme à ses pieds.
Il en saisit mentalement un, puis un autre. Les entrelaça et les serra.
Une brûlure au niveau de son torse le força à inspirer profondément. Le conduit tatoué sur son plexus vibra sous l’afflux de l’énergie tissée.
En se redressant, la chaleur qui émanait de sa chair le fit transpirer. Ses muscles se contractèrent et sa respiration s’accéléra. Le sang pulsait dans ses veines comme une rivière en crue.

Il fondit alors vers les quatre Thalmars qui se tenaient au bout de l’artère, en resserrant sa poigne sur ses couteaux. Sa rapidité prit de court le lancier désarmé, qui n’eut pas le temps de sortir son épée du fourreau lorsqu’il le poignarda. Celui-ci cria, le regard empreint de peur. L’homme se replia sur lui-même et s’affala à ses pieds, puis il retira sa lame du buste du Thalmar. Le compagnon du soldat abattit sa hache au même moment. Celle-ci trouva uniquement la terre gelée, arrachant un bruit métallique à son contact.

Il souffla une fraction de seconde, ce fut suffisant pour balayer les jambes de son adversaire. Le pauvre homme s’écroula et, avant même qu’il ne réagisse, il lui écrasa la cage thoracique avec son genou. Ses yeux se révulsèrent, l’os céda après une pression volontaire. Une gerbe de sang jaillit de sa bouche. Il sentit le liquide chaud s’écraser sur son pantalon.

En se relevant, il laissa mourir le Flux dans son corps et tissa de nouveau. Dans le conduit d’altération cette fois. L’incendie provoqué par le Flux dans sa gorge manqua de le faire s’étouffer.

Il effectua une roulade de repli, évitant une pointe qui lui arracha un cheveu sombre au passage. Et souffla vers l’avant. L’air qui jaillit de ses poumons réchauffa son visage et engloutit l’espace entre lui et ses opposants.

L’odeur âcre de la chair calcinée et du sang bouillonnant lui monta aux narines. Le premier homme poussa un hurlement épouvantable. Il se couvrit le visage, dont la peau se détachait par lambeaux et glissait sur son plastron. Le dernier Thalmar, resté en retrait, fixait ses mains. Les cloques qui les marquaient l’avaient forcé à lâcher son glaive. Son regard allait de ses paumes brûlées à son visage, incapable de se fixer sur un point. Il lui enfonça sa dague dans la gorge. Il le sentit s’effondrer lentement contre lui.

Alertés, sans aucun doute, par le raffut du combat, d’autres se regroupaient déjà non loin. Il fit un pas vers eux, mais son genou plia, une compression dans la poitrine l’empêcha d’inspirer. Sa main trembla et son poignard lui échappa, tombant à terre dans un tintement aigu.

Le bataillon ennemi l’avait repéré.

Il se releva et tenta de prendre de la distance. Ses pieds répondaient avec retard. Sa vision se brouillait. Il claudiqua tant bien que mal sur quelques mètres. Alors, il vit les visages fatigués des habitants, toujours ligotés, leurs vêtements souillés éclairés par le feu.
Il leva la main vers eux.

– Barrez-…
Il s’effondra, le menton heurtant le sol.

L’agitation des pas et des voix familières, surgissant des ruelles, le ramena à lui.
Une dizaine de combattants de son rattachement quittèrent leurs abris et entrèrent en contact avec les forces de l’ouest.

Le choc du fer contre le fer résonnait dans le crâne d’Arden, déclenchant une douleur sourde à l’arrière de la tête. Il se releva et inspira profondément. Le Flux se rassembla dans son corps avant même qu’il y pense. Il s’élança vers ses alliés.

Les corps se mêlaient les uns aux autres. Il frappa un soldat qui tentait de se faufiler dans la ligne qu’il avait formée avec les siens. Le pillard s’écroula, et son poids fit reculer le mince rempart que le groupe tentait de maintenir.

Une lame passa près de son visage. Il se retira de justesse, porté par le Flux. Le métal trancha net la main du jeune homme qui tenait la ligne à sa gauche. Le sang jaillit du moignon et éclaboussa le visage d’Arden par à-coups. Il lui entra dans la bouche, y laissant un goût métallique.

L’amputé blêmit à la vue de son membre coupé. Arden le poussa sur le côté et prit sa place dans le rang.

– Recule ! cria-t-il.

Le regard vide du jeune homme lui serra la poitrine. Arden, s’ancrant dans le sol, poussa de toutes ses forces contre la masse qui les faisait reculer. Il libéra violemment son tissage.

Ses bras hurlèrent. Sa mâchoire céda, laissant échapper un cri instinctif.

– Ahhh !

Les soldats thalmars furent projetés plusieurs mètres en arrière, retombant pesamment et formant un amas de métal et de cuir.

Cette fois, il prit le contrecoup de plein fouet. La force quitta ses jambes et ses bras. Ses genoux frappèrent le sol, sa respiration se brisa.

Il tenta de garder la tête droite, la vision claire, mais il le savait : il allait tomber.

Les cris des renforts venus du camp arrivèrent par l’arrière. Arden esquissa un rictus en direction des pillards, puis s’effondra.

– Où est-il ? fit une voix.

– Là-bas, sergent, répondit une autre.

Le son des pas résonna dans sa tête, le tirant hors du noir.

Une main s’accrocha à son col et le ramena vers l’avant.

– Putain, tu as failli tous nous tuer, Arden ! cria une voix féminine qu’il peina à reconnaître dans le brouillard qui emplissait son cerveau.

Le visage de Liora se dessina devant lui. Elle avait les traits tirés et les muscles de sa mâchoire serrée. Il se dégagea avec force de son emprise.

– Lâche-moi, je savais que les renforts allaient arriver, répondit-il. J’allais pas rester là, à ne rien faire. Pendant qu’un Thalmar viole une pauvre femme.

Son ton fut plus dur qu’il ne l’aurait voulu. Il ne chercha pas à le retenir non plus. Liora recula son visage, se leva et lui tourna le dos. Ses poings étaient fermés le long de son corps.

– Tu raconteras ton histoire au commandant. J’en ai assez de tes conneries, dit-elle finalement, sans le regarder.

Elle s’éloigna, le laissant seul, appuyé contre le mur fissuré d’une maison.

Il regarda autour de lui. Le feu brûlait encore, éclairant les visages des villageois. Les hommes venus en renfort coupaient les liens à leurs poignets, les relevaient et leur donnaient des rations de nourriture. Un maigre dédommagement.

La femme qu’il avait sauvée se tourna vers lui. Il ne reçut ni hochement de tête ni remerciement quelconque. Seulement un visage fatigué, vidé de toute envie de lutter.
Il sentit ses ongles mordre sa paume.

Quelques minutes passèrent. Arden se releva pour aller voir le blessé ayant perdu la main. Il traversa la cinquantaine de soldats qui avaient rejoint son escouade. Il sentit aussitôt les regards hostiles se poser sur lui.

– On a perdu leur trace, putain, se plaignit un lancier en train d’aiguiser sa pique.
– Il fallait qu’il désobéisse, dit une jeune femme à la cicatrice lui barrant l’œil.

Il comprit que sa prise de risque avait coûté. Les Thalmars vivants s’étaient dispersés, prenant à coup sûr la route pour les montagnes. Les prisonniers espérés n’étaient alors plus qu’une idée avortée.

L’infirme se tenait allongé sur un brancard de fortune, essayant de retenir ses larmes. Il transpirait à grosses gouttes, son visage se tordait dès qu’il inspirait.
Arden s’accroupit près de lui. La recrue le regarda droit dans les yeux.

– Je ne vais pas vous remercier, sergent. Je ne peux pas, dit-il pendant que ses dents s’entrechoquaient.

Son regard était trop familier. Combien en avait-il vu, des recrues dans cet état. Des soldats mourants pour une cause perdue. Il soutint malgré tout ses yeux sans répondre.

– Je ne peux pas, répéta le blessé plus bas.

Arden se dressa sur ses jambes encore trop molles et pivota vers un infirmier qui s’affairait à prendre le pouls des pillards à terre, secouant la tête à chaque nouvelle tentative.

– Prenez soin de cette recrue, je vous prie, demanda-t-il.

L’infirmier hocha la tête et reprit ce qu’il faisait.

Il enjamba les corps inertes et rejoignit le reste de son escouade. Ils s’étaient regroupés autour du feu du village. Les débris se mélangeaient au sang, laissant une effluve qui restait collée aux vêtements.

Autour du feu étaient disposés des rondins de bois, choisis à la hâte depuis des chariots de transport du village. Une livraison de troncs, dont l’écorce avait été retirée, était sans doute prévue le lendemain. Les villageois allaient devoir se remettre vite. Ils n’avaient pas le choix.

Les membres de son équipe étaient assis sur ces tabourets de fortune. L’un resserrait ses lacets, la tête baissée, un autre vidait le fond de sa gourde — il n’avait jamais vraiment su de quoi elle était remplie. Un peu à l’écart, mais assez près de la flamme pour la réchauffer, une femme aiguisait son tranchelard sans prêter attention à ce qui l’entourait.

– Putain, j’ai cru qu’on y passait cette fois, lâcha l’homme à la gourde. Un filet de liquide lui coulait le long du menton.

– La sergente Marrow est arrivée à temps pour sauver nos miches, répondit la femme au tranchelard, un sourcil levé en direction d’Arden.

Celui-ci leva les yeux au ciel. La phrase de Liora lui revint à l’esprit. Il pensa à ce qu’elle avait dû faire pour, comme sa subalterne venait de le dire, sauver leurs miches. Il n’aimait être redevable à Liora, ni à personne d’autre d’ailleurs. Il se maudit en silence, puis vint s’asseoir près de son équipe.

– Désolé les gars. Je ne pouvais pas…

La femme esquissa un sourire et se leva. Sa tunique débordait de sang. Il savait que les combats étaient plus risqués pour les non-tisseurs. Il admirait la section régulière pour ça.

– On a l’habitude avec vous, sergent. C’est pas avec moi ou avec les gars qu’il va falloir en débattre.

Elle leva le menton en direction d’un homme qui approchait à grands pas.

– Bonne chance, sergent, ajouta-t-elle.

Elle se retourna et prit ses distances. Elle n’avait sans doute aucune envie de se retrouver au milieu des embrouilles.

Le commandant Thorn avait le visage fermé. Sa posture était droite, solide, et ses cheveux grisonnants accentuaient encore sa carrure de gradé. Il s’arrêta devant le feu.

Arden se leva aussitôt et se mit au garde-à-vous, le poing contre le cœur.

– Sergent Rell, dit le commandant d’une voix neutre. Une fois de plus, vous êtes allé à l’encontre des objectifs de la mission.

Thorn baissa les yeux vers le sol et secoua lentement la tête. Arden ne bougea pas.

– Comment justifiez-vous votre action, sergent Rell ?

Il inspira profondément. Il sentit ses épaules se tendre.

– Une femme allait être violée, commandant. J’ai pris la décision d’empêcher le Thalmar de…

Le doigt du commandant se leva, le coupant dans son explication.

– Vous savez, sergent Rell, le royaume ne fonctionne pas ainsi.

Il entama une marche lente, décrivant de petits cercles.

– Vos états d’âme n’aident pas, et votre statut de Tisseur n’arrange rien. Nous avons presque perdu un homme ce soir.

Son ton se durcit.

– Voyez-vous… Oka ressemble à un vieux carrosse. Il avance, mais uniquement par l’effort constant de ses chevaux.

Thorn s’arrêta et fixa les flammes au centre de la place.

– Les paysans sont les fers de ces chevaux. Ils empêchent la bête de s’arrêter. Si vous retirez un fer, tout le système ralentit et tend vers sa perte.

Il se tourna de nouveau vers Arden.

– Alors que fait-on, sergent Rell ?

Il n’attendit pas de réponse.

– On le remplace. On en pose un autre. Plus solide. Moins contraignant. Le royaume d’Oka fonctionne ainsi. Par conséquent, nous ne pouvons pas nous permettre de ralentir. Ici, on lutte.

Le feu crépita. Personne ne parla.

– L’armée n’est pas là pour sauver une femme incapable de se défendre seule. Nous sommes là pour préserver l’équilibre fragile qui maintient ce pays debout.

Il planta son regard dans celui d’Arden.

– Avons-nous été clairs, sergent ?

Un silence pesant s’étira. Arden ne détourna pas les yeux.

– Très clair, commandant.

Il serra la mâchoire si fort qu’il sentit le goût du fer envahir sa bouche.

– Une fois au camp, vous serez mis au trou pour la nuit.

Le commandant fit signe à une recrue postée derrière lui. Celle-ci acquiesça et vint apposer des menottes aux poignets d’Arden. Le métal froid lui arracha un frisson le long de l’échine.

Il repensa aux nombreuses nuits passées dans cette cage qui servait d’isoloir au camp de Verdune.

Liora passa près de lui, accompagnée des cinq autres Tisseurs du camp. Elle lui lança un regard dur. Il ne détourna pas la tête pour autant.

Bren se détacha du groupe avec Jarrek et s’approcha. La simple vue de ses amis lui arracha un sourire. Eux, au moins, ne le jugeraient pas aussi sévèrement.

– Il a encore sorti sa rengaine. C’était plus long que la dernière fois, dit Bren en se grattant la tête.

Il n’avait jamais compris comment Bren parvenait à garder cet air insouciant. Sa carrure massive, ses cheveux en bataille, le sang sur ses bottes… tout chez lui semblait hors cadre. L’épée gigantesque qu’il portait dans le dos ne faisait qu’accentuer ce décalage.

– C’est Arden, dit Jarrek. C’est sa muse. Grâce à lui, il invente ses plus beaux discours.

Jarrek contrastait avec Bren. Plus petit, moins imposant, mais souvent plus juste. Son calme et son sens pratique leur avaient sauvé la peau plus d’une fois.

– Peut-être que le Flux que je tisse l’atteint d’une façon qui nous est inconnue, répondit Arden avec un sourire.

– Sûrement. Mais, pour l’instant, c’est toi qui vas te cailler les fesses dans la cage du camp, dit Bren en éclatant de rire.

Son rire porta assez loin pour faire tourner quelques têtes.

Arden peina à soutenir leurs regards. Ils en disaient long sur ce qu’ils pensaient de lui, ou des Tisseurs en général.

Les minutes s’écoulèrent. Il regardait ses compagnons ranger les biens des habitants dans leurs maisons. Le vent commença à souffler plus fort, arrachant des branches plus loin dans la forêt. Les craquements des arbres retiraient la subtile accalmie qui planait sur le hameau.

– Maudit Fléau, siffla-t-il en voyant les feuilles s’agiter dans la ruelle.

De l’autre côté de la placette, un soldat était assis contre un mur et le fixait.
Sa posture était dure, immobile, chargée d’une sensation qu’il n’arrivait pas à nommer. À cette distance, il ne distinguait pas son visage. Il sut pourtant qui c’était.

Une tension familière lui remonta dans la gorge. Il détourna les yeux pour les poser sur la recrue qui l’avait menotté. Celui-ci atteignit Arden à la hâte. C’était un jeune homme, plus jeune que lui. Ses mains tremblaient et il gardait la tête basse.

– Al… allons-y, sergent, dit-il en bégayant.

Arden hocha simplement la tête. Le jeune ne l’avait sans doute pas remarqué.

La section de combat se mit en marche vers le camp de Verdune, à quelques heures de là. Seul bastion militaire de la région de Lurëhn où Arden officiait depuis quatre ans. Il leva une dernière fois les yeux vers le feu du village.

Il savait que quelque chose devait changer.
Il se persuada que son intervention était juste. Arden savait également qu’il allait devoir en assumer les conséquences.

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