Chapitre 7 - Affolement

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Sa dague trembla entre ses doigts. Il serra les dents pour la retenir. Un homme se jeta sur lui, poussant un cri empreint de folie.

Arden recula d’un pas trop lent. La tension dans son corps le força à bondir en arrière. Il s’écrasa lourdement, manqua de glisser et posa la paume de sa main au sol pour ne pas tomber.
Ils étaient encore quatre.

Des masses jonchaient le sol autour de lui. Certaines ne bougeaient plus, d’autres gémissaient, tentaient de se redresser.

Il se remit en garde, les armes aux poings.

Le contrecoup lui tordait les muscles des bras. Une pression sourde remontait jusqu’aux épaules, décalant chacun de ses gestes. Sa prise sur le fer devenait molle, incertaine.

Une forme arriva à sa hauteur, le poignard levé. Arden se jeta sur le côté. La lame entailla l’air à l’endroit où sa clavicule se trouvait une seconde plus tôt. Il répondit dans le même mouvement, planta sa pointe sous dans l’estomac de son adversaire.

L’assaillant recula en hoquetant. Ses jambes flanchèrent, puis il s’affaissa contre un bloc de pierre qui se trouvait derrière lui.

Arden voulut poursuivre, mais ses bras tremblaient trop. Il poussa un cri lui arrachant une douleur dans la gorge.

– Arrg !

Les trois restants fondirent sur lui sans attendre. L’élan qui soutenait ses jambes jusqu’à maintenant se dissipa d’un coup. La force qui maintenait ses bras en mouvement s’éteignit. Le conduit physique se referma brutalement, le laissant vide.

Arden n’attendit pas. Il tissa sans celui d’altération, sentit la tension monter dans sa gorge et projeta son souffle à pleins poumons vers les trois encapuchonnés.
La brûlure éclata aussitôt. Son larynx se déchira de l’intérieur, la douleur lui arracha un cri qu’il n’avait pas voulu. Ses paupières se fermèrent sous le choc.
Il entendit des corps s’écraser contre le sol, suivis de cris disloqués. Une odeur de chair brûlée remontant à ses narines lui fit rouvrir les yeux.

Sa tête tournait, la nausée lui remonta jusqu’au fond de la bouche. Il tenta de se redresser, mais bascula vers l’avant. Se rattrapant de justesse, sa dague tinta sur la pierre. Arden inspira lentement par le nez, bloqua un instant, puis poussa sur ses appuis pour se remettre debout.

La poussière ne retombait pas. Les contours des maisons se brouillaient, les volumes perdaient en netteté. Dans le chaos de la place, des voix s’élevaient, se mêlant aux gémissements d’habitants encore pris sous les décombres.

Là où gisaient les premiers hommes qu’il avait affrontés, d’autres présences apparaissaient déjà, surgissant de la fumée par trop grand nombre. Sa vision se brouilla plus encore, l’air entrait avec peine dans ses poumons.

Arden jura entre ses dents, puis évalua la situation. Sa main gauche ne répondait plus et ses conduits étaient saturés. Alors il se retourna pour chercher une échappatoire.

Derrière lui, à quelques mètres, une forme venait de se redresser dans les gravats.

✦✦✦


Liora se releva à moitié. Ou du moins, son corps tenta de le faire. Le monde ne suivit pas. Tout tournait autour d’elle par à-coups irréguliers, comme si l’espace se déplaçait par secousses.
Le sol n’était jamais là où elle l’attendait. Trop proche, puis trop loin. Le ciel, lorsqu’elle parvenait à l’apercevoir, semblait pencher. Une pression sourde battait à l’arrière de son crâne. Elle cligna des paupières une fois puis une seconde. Rien ne se stabilisa pour autant.

Une fumée épaisse, grise, saturée de poussière noyait tout autour d’elle. Liora inspira trop vite. Elle s’étrangla, toussa violemment, se pliant en deux sous la quinte.

– Où… Le mot resta suspendu, comme si elle ne l’avait jamais prononcé.
Elle chercha un point fixe, un repère auquel s’accrocher, mais rien ne s’ancrait vraiment dans le flou.

– Verdune ? Nirel ?

Les images et les sons affluaient sans ordre. La cour d’entraînement, des cris, des ordres lancés trop fort, puis la place, la foule, le choc.

Liora se leva en prenant appui sur sa main, fit un pas vers le brouillard. Son pied buta contre quelque chose de mou. Elle regarda vers le sol. Une masse était étendue là, à moitié dissimulée par la poussière. Un bras tordu dans un angle impossible, une main sale, les doigts encore crispés, se tenait à son extrémité.

Elle détourna aussitôt les yeux sans réellement comprendre ce qu’elle avait vu. Une forme se dessina dans la brume. Grande et floue, elle avançait vers elle. Sa respiration se coupa un instant.

– Arden… ? murmura-t-elle.

Sa voix sortit difficilement. Elle n’était même pas certaine de l’avoir entendue. La forme se rapprocha rapidement. Un membre se leva, laissant apparaître un éclat futif qui traversa la brume.

La vision de Liora bascula de l’ombre au ciel. Une traction brutale la projeta en arrière, la faisant tomber à la renverse. Quelqu’un referma sa prise sur son poignet et l’arracha à sa position. La douleur remonta aussitôt le long de son bras. Liora fut traînée sur plusieurs mètres, sa hanche percuta la pierre, son dos râpa contre les pavés. La fumée qui embrouillait son esprit se déchira un instant.
Liora se retourna, le cœur battant à s’en rompre.

Arden.

Elle ne voyait pas son visage, mais sa main était couverte de sang séché entremêlé à poussière. Il avançait sans ralentir, la tirant derrière lui. Le poignet de Liora brûlait. Son dos frottait contre le sol, cognait des gravats. La douleur la ramena à elle d’un coup.

– Arden !
Sa voix se brisa dès la première syllabe. Il ne se retourna pas, il tirait encore plus fort sur son bras. Liora parvint à se redresser, maladroitement. Ses jambes mirent un instant à répondre, mais elle finit par courir. Elle ignorait où, ni pourquoi, cependant elle courait.

Ils s’engouffrèrent dans une ruelle étroite, puis une autre. Le passage se resserrait, les murs semblaient se rapprocher à mesure qu’ils avançaient. Des pas martelaient les pavés derrière eux. Liora jeta un bref coup d’œil en arrière. Des silhouettes encapuchonnées sortaient de la brume. Des lames, fixées à leurs poignets, luisaient faiblement.

Elle reporta aussitôt son attention sur Arden. Du sang coulait le long de son bras gauche. Sa manche était déchirée, sombre, collée à la peau. Sa cape avait disparu, laissant place à deux dagues jumelles, croisées dans son dos. Elles dégoulinaient encore.

– Tu saignes, dit-elle.

Il secoua la tête d’un mouvement bref.

– Après.

Ils s’engagèrent dans un passage encore plus étroit, puis un autre, plus sombre. Le sol était glissant, irrégulier, encombré de débris qu’elle n’avait pas le temps d’identifier. Liora trébucha une première fois et se rattrapa de justesse, contre le dos d’Arden. Les doigts de celui-ci se refermèrent sur son poignet. La traction qu’il lui imposait ne faiblit pas. Derrière eux, les pas se rapprochaient.

– Ils sont encore là… murmura-t-elle.

– Je sais. Cours, répondit Arden entre ses dents serrées, le souffle court.

Ils traversèrent une étroite artère où du linge pendait à des fils tendus d’un mur à l’autre. Les étoffes humides leur fouettèrent le visage, s’accrochèrent à leurs joues, à leur bouche. Une odeur lourde, mêlant eau croupie et tissu mal séché, serra la gorge de Liora. Ils butèrent contre des caisses renversées, des paniers éclatés. Le contenu roula sous leurs bottes. Des grains de céréales se répandirent sur le sol, roulèrent sous chaque appui qu’elle faisait.

Arden ralentit une fraction de seconde. Ses gestes se firent plus secs, ses yeux balayaient les intersections sans s’y fixer.
Liora tenta de tisser, mais l’air lui manqua aussitôt. Des images affluèrent sans ordre dans sa tête. Bren, Jarrek. Puis se dissipèrent avant de prendre forme.

Ils débouchèrent brutalement dans un cul-de-sac. Arden s’arrêta net. Devant eux, un mur haut et fissuré sur toute sa longueur, n’offrant aucun passage. Derrière, des présences apparaissaient déjà à l’entrée de la ruelle. Elles remplissaient l’espace, une après l’autre, bloquant toute retraite.

Arden se tourna vers Liora, le visage fermé. Il desserra enfin la prise sur son poignet et recula d’un pas. Sa main tremblait encore, son appui pesa davantage sur une jambe. Liora dégaina sa rapière et se plaça devant lui. Sa main écrasa le manche de son arme, son souffle se posa, plus bas.
Elle tissa dans son conduit physique. Arden fit un pas pour passer devant elle mais Liora tendit le bras sans le regarder.

– Reprends d’abord ton souffle, dit-elle en gardant les yeux sur les formes qui avançaient.

Arden dégaina malgré tout, le frottement du métal de ses dagues résonna contre la paroi étroite. Liora scruta ce qui l’entourait. Des maisons trop serrées les unes aux autres, empêchaient toute fuite.

Les encapuchonnés arrivèrent sans attendre. Liora bougea avant même de les compter. Son pied glissa d’un demi-pas sur le côté. La lame ennemie passa trop haut. Liora entra dans l’ouverture et frappa une première fois, une seconde puis une troisième fois. Le torse de l’homme s’affaissa devant elle. Elle ne s’y attarda pas. D’autres se rapprochaient déjà.

Elle détendit son appui. La légèreté que lui procurait le Flux revint dans ses membres. Ses paumes se tournèrent vers l’avant, son conduit d’altération vibra dans ses doigts. L’air se tendit et se resserra devant sa paume.

Elle poussa.
La pression se libéra d’un coup sec, formant une bourrasque soulevant les gravillons à son passage. Les silhouettes furent projetées en arrière, percutèrent celles qui arrivaient encore. Les masses humaines s’emmêlèrent et s’écrasèrent contre la pierre dans un fracas sourd.

Liora inspira profondément. Ses articulations se crispèrent aussitôt. Elle avait dû utiliser deux conduits de manière simultanée.

En face, les adversaires se redressaient déjà. Liora prit l’initiative et fondit sur eux. La rapière traça la première ligne, puis la suivante. Elle enchaîna gauche, droite puis bas, sans rompre l’élan. Une courte parade, un pas de côté, le fer glissa contre le sien. Liora pivota sur elle-même. La brûlure monta dans ses membres, elle tenta de la contenir. Autour d’elle, les corps tombaient l’un après l’autre.

Son souffle se désaccordait. Sa vision suivait avec retard, à mesure que le tissage faiblissait. Une contraction violente la plia en deux et l’arrêta net dans son mouvement.
Un des hommes visa sa gorge. Elle n’eut que le temps de lever la tête pour entrevoir le poignard courbé s’approcher d’elle. Puis, dans un impact sec, l’assaillant fut projeté plus loin.
Liora tourna la tête. Arden se tenait à côté d’elle, les épaules basses, le visage tiré.

– Mer…

Elle ravala la syllabe et se redressa.
Elle recula, le bras tendu pour inciter Arden à faire de même. Il n’opposa aucune résistance.

D’autres arrivaient encore. La lumière à l’embouchure du passage disparaissait sous leur nombre.

Sept ombres fondirent sur eux. Liora puisa dans le Flux une dernière fois. Son corps s’allégea de nouveau et la douleur gagna du terrain. Elle sentit la coupure sur sa cuisse, le picotement sur son épaule. Sa mâchoire se serra. Elle entendit Arden faire glisser son pied, juste derrière elle.

La masse entra en contact. Le métal heurta le métal. Les souffles étaient rauques, hachés. L’odeur du sang et de la sueur se mêla dans l’air. Ils étaient acculés, elle le savait que trop bien. Liora reculait, ses bras trop lourd pour parer les coups.
Arden relâcha son souffle brûlant à côté de son visage. Elle dut se détourner pour ne pas être brûlée. Quand elle se redressa, les assaillants avaient reculé. Arden se tenait droit, les dents serrées, les muscles du cou saillants.

La légèreté quitta Liora. Ses membres devinrent plus pesant, plus douloureux.
Elle tenta de tisser, mais rien ne vint. Son pied glissa seul et son bras se leva à peine.

Liora chercha à fixer son regard mais, les formes se dissolvaient. Le monde perdait ses contours et sa respiration emplissait ses oreilles. Arden se tourna vers elle et la saisit par les épaules. Ses lèvres bougeaient, toutefois aucun son distinct ne lui parvint.

Il passa ensuite le pouce sur son front. Le doigt s’en détacha avec une trainée de sang. Liora le suivit des yeux sans réagir. Arden alternait les regards entre le passage, elle et quelque chose derrière son épaule. Sa prise se raffermit lorsqu’elle voulut reculer.

Il la repoussa violemment. Elle perdit l’équilibre et son dos percuta une surface qui céda sous son poids. Liora chuta sur les fesses dans l’obscurité. Le choc lui coupa l’air. La pièce était étroite, sans lumière. Devant elle, une ouverture encore vibrante dans laquelle Arden se tenait. Elle voulut se relever pourtant son geste resta suspendu.

Arden referma la porte.

Liora se jeta dessus aussitôt. Le bois vibra sous l’impact. Un bruit lourd claqua de l’autre côté, suivi d’un frottement sourd contre les planches.

La porte était bloquée. Liora abattit le plat de sa main contre le battant.

– Arden !

Aucune réponse. Seulement, dehors, le choc des lames qui reprenait.

– Arden ! Ouvre-moi, putain !

Sa gorge brûla, sa poitrine se serra. Elle frappa de toutes ses forces contre la surface, encore et encore.
Un impact sourd secoua la cloison. Un corps percuta le bois, glissa, puis se redressa de l’autre côté.

Le cœur de Liora battait à rompre. Elle ferma les poings et les abattit contre le battant. Le coup résonna dans l’espace étroit. Puis un autre et encore un après. Sa peau céda. Elle sentit la chaleur du sang couler le long de ses doigts, mais continua. Ses bras cognaient sans mesure, sans rythme, contre l’obstacle muet.

– Ouvre-moi…

Sa voix accrocha.
Elle frappa de nouveau, plus fort, jusqu’à ce que ses épaules brûlent. Ses poings retombèrent une fois encore, puis ses forces la quittèrent. Son front cogna contre le bois dans un choc mat.

– Qu’est-ce que tu fais…

Les mots sortirent à peine. Un souffle, plus qu’une voix. Une montée de chaleur, venue de l’autre côté, la frappa soudain. L’air vibra, brûlant, et se répandit jusque dans la pièce. La poitrine de Liora se souleva d’un coup, laissant l’oxygène entrer brutalement. Elle inspira encore, s’y accrocha, et se redressa malgré le tremblement que lui imposaient ses conduits vidés de tout Flux.

Liora reprit, ses poings martelant la surface sans relâche.

– Arden !

Ensuite, plus rien. Le bruit dehors s’éteignit d’un coup. Elle colla son oreille contre la porte, cherchant un son, un souffle, n’importe quoi. Il n’y avait rien d’autre que le battement désordonné de son cœur et l’air qui entrait trop vite dans sa poitrine.

Une image la frappa. Le choc du métal, un corps à terre, une main immobile. Elle tenta de l’écarter, mais celle-ci revint aussitôt.
Ses jambes refusèrent de la porter. Ses genoux heurtèrent le sol dur sans qu’elle parvienne à se retenir.

Liora appuya son épaule puis sa tête contre la cloison. Ses mains pulsaient de douleur. Elle les ramena contre elle, replia les genoux près de son torse. Un frissonnement la saisit d’un coup, profond et incontrôlable. Ses dents claquèrent faiblement, son souffle revenait par saccades.

L’obscurité pesait tout autour. Liora plissa les paupières, tenta de les maintenir ouvertes, puis les ferma finalement, faute de mieux.
Elle resta appuyée contre la cloison. La lumière sous la porte diminua lentement jusqu’à ne plus dessiner qu’un trait mince sur le sol.
Elle n’avait plus de mal à respirer maintenant. L’air entrait et sortait sans effort, tandis que ses jambes continuaient de tressauter par à-coups.

Un bruit léger la tira de sa torpeur. Quelque chose glissa derrière la porte, puis s’effondra dans un bruit sourd. Liora resta immobile. Les gonds cédèrent sous la pression de son corps. La porte bascula. Elle manqua de tomber et percuta une masse plus petite qu’elle. Un cri aigu éclata. Un enfant s’affaissa sur le côté, le nez en sang, les yeux écarquillés.

Elle détourna le regard vers la ruelle. L’air extérieur la frappa de plein fouet. Une odeur métallique s’y accrochait. Le sol était couvert de sang, les pavés luisaient. Des traînées sombres maculaient les murs. Des silhouettes gisaient partout. Empilées, brisées, tordues dans des angles impossibles.

Liora porta une main à sa bouche et ravala le haut-le-cœur qui arrivait. Une pulsation sourde martelait l’arrière de son crâne. Elle avança, tentant de décrypter la scène sous ses yeux. Cependant, rien ne restait net, son regard glissait d’une forme à l’autre, revenait, repartait. Son souffle était entrecoupé, il partait et revenait sans lui laisser le temps de se reposer. La main de Liora tremblait sans qu’elle parvienne à l’arrêter.
Elle trébucha sur un bras qui dépassait du tas. Sa paume tournée vers le ciel, il manquait des doigts sa main.

Liora se pencha vers le sol. La pénombre brouillait les volumes. Ses bottes glissaient dans des mares rougeâtres. Puis le signe apparut, les trois cercles entrelacés, tracés sur le cuir. L’insigne des Tisseurs.

Ses jambes partirent avant qu’elle n’en donne l’ordre. Elle se précipita et s’effondra à genoux près d’un corps.

– Arden…

Le nom quitta sa bouche sans voix, comme un souffle. Les doigts de Liora attrapèrent la tête d’Arden sans réfléchir. Le sang était partout. Dans ses cheveux, sur son visage, sur le tissu sombre de sa tunique.
Elle fit glisser ses paumes le long de son corps, cherchant à tâtons une plaie, une déchirure. Ses doigts tremblaient trop pour être précis. Liora s’arrêta, hésita, puis se pencha davantage, posant l’oreille contre la poitrine d’Arden. Bloqua l’air de ses poumons, celui-ci l’empêchait d’entendre. Sa main se referma sur le gilet d’Arden, plus fort qu’elle ne l’aurait voulu.
Quelque chose bougea sous sa joue. Un soulèvement, léger, suivit d’un autre.
Elle ne releva pas la tête et resta ainsi, la prise serrée, incapable de se déplacer.

Un battement lui parvint. Liora refusa toujours de relever la tête. Quelque chose se posa à l’arrière de son crâne. Une main, large et chaude.

– Putain…
Le mot se brisa en sortant. Liora garda le front appuyé contre le gilet humide. Elle ne bougea pas.

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