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Kae Morrigan

Défi
Kae Morrigan
La lune rousse s’était couchée face à la lune de glace, et le froid régnait. C’était le premier jour du givre. Dans certaines contrées du royaume de Natole, les gens subissaient la morsure du froid et voyaient déjà les premières neiges. Ce n’était toutefois pas le cas à Alendaris, la capitale, là où l’air était toujours plus chaud. Dans les ruines du plus pauvre quartier de ladite capitale, à travers un plafond délabré, un garçon aux oreilles pointues fixait le ciel nocturne sans vraiment le voir, et tournait le dos au corps sans vie qui reposait au milieu de la pièce. Il s’agissait de sa mère. Une Elfe forte et énergique, née dans la nature et que les aléas de la vie avaient menée dans une ville corrompue. Elle venait de s’éteindre, et il n’arrivait pas à l’admettre. Parce qu’il avait tout fait pour qu’elle guérisse, cela ne pouvait donc pas se terminer ainsi. Il le refusait. Voilà pourquoi il en détournait ses yeux ambrés. « C’est le premier jour du givre, maman, tu aimes le fêter », avait-il assuré pour la maintenir éveillée, pour qu’elle lui réponde et confirme qu’elle était toujours avec lui. « Tu ne peux pas partir, tu vas te rétablir », l’avait-il ensuite rassurée, et pour s
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Défi
Kae Morrigan
Il avait fermé ses rideaux, s’était installé dans son lit et guettait les bruits de pas de sa meilleure amie, jusqu’à ce qu’il la devine repartie à ses occupations. Là, il laissa échapper un long soupir et se prit la tête dans les mains. Les larmes coulèrent à nouveau et s’écrasèrent sur le parquet. « Je veux vivre », des mots qu’il n’avait pas prononcés depuis si longtemps, et qui n’avaient jamais été si vrais. Quelques années plus tôt, jamais il ne les aurait dits ni même pensés, aurait ri jaune à cette idée. Il avait plusieurs fois appelé la mort de ses voeux et lui avait échappé malgré lui. Or, aujourd’hui, il n’en voulait plus comme compagne. Quelle ironie… Il se redressa et ouvrit le petit placard de sa table de chevet. Il y avait rangé des lettres, qu’il posa sur le lit, et caché des médicaments ainsi que deux bouteilles d’alcool. Il ouvrit la boîte de somnifères et une bouteille. Une seule devrait faire l’affaire, il doutait avoir besoin de la seconde. Il ferma les yeux, inspira à fond, puis prit un premier cachet qu’il avala avec une lampée d’alcool. Un. Puis deux. Puis trois. Puis sept. Il commençait déjà à se sentir somnolent, mais pas assez. Des années d’addiction avaie
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