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LéaC

Brest.
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LéaC
"Le poulet riz, ou poulerie, est une sorte de poulailler, mais uniquement pour les poulets qui rient jaune poulet". L'héroïne a (ou est ?) encore frappé(e) !
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LéaC
Caro, 42 ans, erre d'une histoire à l'autre en attendant le retour de Philou, son grand amour.
Manon, 33 ans, après un divorce compliqué, vit une passion interdite.
Quand les deux jeunes femmes se rencontrent par le biais d'un site d'écriture, elles ne s'attendent pas à ce que leur destin bascule à ce point.
Similitudes, hasards de vie, les coïncidences sont nombreuses.
Et si le chemin vers l'amour véritable passait d'abord par le retour à soi et la sororité ?

Entre voyages aux Seychelles, conversation avec la lune, et la présence de quelques anges facétieux sur leur route, Manon et Caro ne sont pas au bout de leurs surprises ...

Embarquez-vous dans une histoire pleine de rires, de connexions folles et de ... Mojitos !

Récit à 4 mains.
MaJ irrégulières.
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LéaC
Je suis une maman parfaite.

Parfaitement drôle
Parfaitement décalée.
Parfaitement stupide.
Parfaitement fatiguée.
Parfaitement impatiente.
Parfaitement déjantée.
Parfaitement organisée.

Bref, une maman, quoi.
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LéaC
Cet opus est la suite directe des "LES BUVEUSES DE MOJITOS".
Si vous arrivez ici par hasard, ce fameux hasard qui gouverne nos vies, allez donc jeter un oeil sur ce premier ouvrage pour avoir une (petite) chance de comprendre ce qui va suivre ...

Pour tous les autres lecteurs assidus, eh bien, que dire de plus à part :

Les aventures rocambolesques de Manon et Caro continuent !
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LéaC

Déjà, une vie, on ne peut pas la rater. C'est pas moi qui le dit, c'est des gens qui ont réfléchi sur le sujet. Moi, je ne réfléchis pas, ou trop, ça dépend, mais jamais dans le bon sens. Enfin une constante dans mon tempérament.
Bref, rater sa vie reviendrait à porter un jugement, et porter un jugement, c'est mal. Là aussi, c'est pas moi qui le dit, c'est la religion. Notez que je m'y intéresse pas vraiment, mais quand même, elle ne dit pas que des trucs cons.
Donc, je disais, avant de m'égarer avec moi-même, on ne peut pas rater sa vie.
Ceci étant, on peut quand même se rapprocher un tant soit peu de cet objectif. Pourquoi, me direz-vous, avoir une telle ambition ?
Eh bien, je vous répondrais ceci :" Parce que c'est plus facile que de la réussir". C'est que ça demande des efforts, la réussite. Or, aux efforts, je préfère l'excellence, et rater des trucs est un domaine où j'excelle pas trop mal, reconnaissons-le.
Il existe, à mon sens, plusieurs façons de s'approcher des tréfons de l'existence.
- Naître. Mais si vous me lisez, c'est que vous avez validé cette étape. Ce n'est pas grave, rien n'est perdu, passons à la suivante.
- Oublier l'enfant que vous étiez. Celui qui sautait dans les flaques pour faire râler sa daronne, qui se marrait en bousillant ses godasses (bordel, ça coûte cher, ces trucs, quel petit con, celui-là) et qui, surtout, avait des rêves.
On n'abandonne pas ses rêves, on se contente de les suivre et d'espérer que ce sont eux qui ne nous abandonnerons pas.
- Croire que l'amour est ce qui unit deux personnes. Faux. Le sexe unit deux personnes. Le confort. La facilité. L'attachament. Les crédits immo, aussi, ne nous leurrons pas.
L'amour, ça n'unit rien du tout, ça ouvre. Le coeur, la tête, l'estomac, et d'autres parties du corps que je ne nommerais pas mais tout le monde sait bien lesquelles.
L'amour, ça s'éprouve, point, et d'abord pour soi-même.
On n'abandonne pas l'amour, on se contente de le ressentir et d'espérer qu'un jour il nous renvoie l'ascenseur.
- Croire que la vie, c'est métro-boulot-dodo.
Avec le supplément mioche et vacances en Espagne, s'il vous plaît.
Non pas que ça enlève quelque chose au plaisir de ces moments, de cette sécurité, de cette simplicité, seulement, ce n'est pas un but à atteindre, n'en déplaise au reste du monde.
Le but, c'est qu'il n'y en a pas. Ou plutôt, il y en a mille. Allez trouver le vôtre, bon sang, au lieu de lire les conneries que j'écris.
- Croire que tout est fichu.
On peut toujours mieux rater sa vie, toujours. N'abandonnez jamais. C'est souvent la dernière clef qui fait effondrer le chapiteau de votre existence ! Oui, cette phrase est une revisite de Paulo Coehlo. Et alors ?
- Refuser de se prendre les murs que l'Univers vous tend.
CQFD. Plus de murs, plus de peine, plus de vie ratée.
Alors on retrousse ses manches, et on fonce.
- Avoir peur.
Là, c'est quelque peu ambivalent. Avoir peur est un parfait moyen de rater sa vie, mais n'est-il pas préférable de se planter avec fougue, courage, et panache ?
Quitte à morfler, autant que ça soit avec bravoure ! Laissez tomber les peurs, allez-y gaiement, c'est sûr, vous vous planterez en beauté !
- Regarder le passé
Voir plus haut. On peut toujours mieux rater sa vie, toujours.
- Mourir.
Du coup, même si ça arrive forcément, on ne peut plus rater sa vie quand on est mort. Logique imparable, là aussi.

Bref, toi qui me lis, si tu ne l'as pas compris, je crois que la vie, elle est faite pour être raturée. Y'a pas de brouillon, ou si peu, alors mieux vaut rater la tienne que de vivre celle d'un autre.
Pis, si t'es tout chiffon, que tu ne rates pas assez bien, t'en fais pas. On est tout un club, y'aura forcément une place pour toi à notre table (de mojitos).

Affectueusement,
Léa.
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LéaC
Qui dit octobre, dit sorcières.

Petit recueil de textes, chansons, phrases, dictons, sur ces sorcières qui peuplent vos vies en secret, et dont certaines naviguent ici avec aisance et lumière.
Je vous envoie plein d'amour, à toutes.
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Défi
LéaC

Est-ce que les plumes des oiseaux repoussent, quand ils les perdent ?
Tu voulais une glace, je crois ?
Pourquoi les lettres de l'alphabet sont dans cet ordre-là ?
Sinon, je peux te proposer le manège. Valeure sûre, le manège.
Ça fait quoi quand on meurt ?
Ben tu vois quand tu vas dormir ? Pareil, sauf qu'on ne se réveille jamais. Comment ça tu ne veux pas aller te coucher ?
Pourquoi "fil" au pluriel et "fils" (féminin de fille) ça s'écrit pareil mais ça se prononce pas pareil ?
Deux glaces dans la journée, on est d'accord, ça fait trop. Des frites, alors ?
Pourquoi quand on vieillit on joue plus avec ses jeux de quand on était petit ?
Parce qu'on a perdu son enfant intérieur. Mais si on le retrouve, on peut passer des heures avec ces jeux-là. C'est pour ça que c'est maman qui a fait la tour de duplo, que je t'ai pris les moules de la pâte à modeler, et que j'ai terminé ton album de gommettes.
C'est quoi qui fait souffler le vent ?
Y'a une chanson dans Pocahontas sur le sujet, attends deux minutes.
Pourquoi on peut fermer les yeux et la bouche mais pas les oreilles ou les narines ?
Pour qu'on soit obligés d'écouter et de ressentir. Oui, même quand ça pue. Surtout quand ça pue, d'ailleurs.
Pourquoi on dessine les étoiles avec des piques alors qu'en vrai c'est juste des points dans le ciel ?
C'est jusqu'à quel âge, déjà, qu'on peut pas vous mettre devant la télé ?
Est-ce que tous les animaux ils se comprennent entre eux, ou est-ce qu'ils sont comme nous, ils comprennent rien de ce que les autres espèces disent ?
J'ai jamais vu un lapin discuter avec un éléphant, mais sait-on jamais.
C'est quoi le plus grand truc du monde ?
L'amour. Plus tu en donnes, plus il grandit. Comme les kilos et le chocolat, oui. Tu vois, c'est bien une histoire d'amour, le chocolat.
Pourquoi les filles quand elles commencent à avoir des seins, elles ont plus le droit de se mettre torse nu ?
Va taper "société patriarcale" dans google, mon chéri.
Pourquoi on grandit ?
Parce qu'on oublie ce qu'on est venu faire ici.
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LéaC
Mia est rêveuse,
Saku est pragmatique.

Mia est paradoxale,
Saku est prévisible.

Mia est audacieuse,
Saku est sage.

Mia est humaine,
Saku ne l'est pas.
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Défi
LéaC

Je ne connais pas grand-chose aux Anges, pour être honnête.
Oh, je sais que je suis guidée -ils doivent se taper la tête contre un mur, d'ailleurs, étant donné mes choix, seulement, j'y suis pour rien, j'ai toujours confondu ma gauche et ma droite. Allez trouver le bon chemin avec ça. Tous les GPS du monde ne peuvent rien y faire. Bref, je m'égare - seulement, je ne connais pas leur identité. Ou Son Identité, je ne sais pas. Ceci dit, vu l'énergumène que je suis, m'étonnerait qu'il soit tout seul, le pauvre.
Récemment, on m'a dit que c'était eux, les volatiles divins, qui nous aidaient à décider de ce que serait notre vie sur Terre. Déjà, les miens, ils avaient dû picoler sévère ce jour-là. M'étonnerait pas que ma passion pour le Mojito me viennent des temps Anciens, quand j'y pense.
Je vous jure, j'imagine parfaitement la scène.
"- Vas-y, signe le contrat, tu verras, ça va être cool !
- Vous êtes sûrs, parce que franchement, les petites lignes, là, je les sens pas trop...
- Mais non, arrête tes conneries. Bois un coup, et prend une plume pour signer."
Sachez, mes amis, qu'il ne faut jamais négocier un contrat bourré. Jamais.
Après trente années de bons (?) et loyaux (??) services, ils en ont eu marre que je me comporte comme une sale gosse qui n'écoute rien. J'ai pourtant tenté de leur expliquer à plusieurs reprises ce problème de latéralisation, mais non, rien à faire, ils persistent à être outrés. Du coup, récemment, ils ont décidé de me voler dans les plumes (joli jeu de mots, n'est-ce pas ?) histoire que j'emprunte enfin la bonne route. Y'a pas à dire, ils sont optimistes, les envoyés de Dieu.
Pour résumer, puisque je ne pige pas la qualité, ils ont décidé de palier par la quantité. C'est une stratégie moyenne, à mon humble avis, pas très pédagogique, mais bon, qui suis-je pour contester les décisions divines ?
Certains ont des objectifs sérieux. "Elue pour apprendre la patience". Ben tiens. Celui-là, je vous le dis, il est pas sorti des ronces. Mission pire qu'impossible, pour le coup.
D'autres font des annonces auxquelles je ne pige rien, mais je ne le dis pas trop fort. Manqueraient plus qu'ils me prennent pour une débile, en plus du reste. J'ose pas imaginer ce qu'ils feraient en représailles.
Enfin, il y en a qui s'éclatent. Ils se pointent dans des situations inopinées, genre un nom de pâtisserie. Que voulez-vous que je fasse de ça ? Un régime ?
Bref, si vous voulez mon avis, les Anges, c'est plus ce que c'était.
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LéaC

Je marche, je souris, mes talons claquent sur le bitume.
Il fait beau, c'est vendredi, et les derniers vestiges du soleil d'été caressent ma peau encore bronzée.
Je suis bien, juste bien, les pains au chocolat des gosses dans la main, et je regagne ma voiture avec cet élan d'assurance que je ressens de plus en plus dans la vie.
Je ne m'efface pas, je ne m'impose pas, je prends juste l'espace qui est le mien.
- Vous êtes belle.
Il a quarante ans, peut-être un peu plus, et il me scrute de ses yeux verts. Il est de l'autre côté de la rue, en train de promener son chien, un fin sourire sur son visage.
- Vous avez un truc. Vous êtes rayonnante. Je ne sais pas comment dire. Je suis désolé. Je suis marié, je ne vous fait pas d'avances, mais je ne sais pas pourquoi, il fallait que je vous le dise.
Je hoche la tête. Comme si le mot "mariage" empêchait les hommes, et les femmes, de draguer.
J'suis pas dupe. Jamais.
Je fais juste semblant de l'être.
- C'est gentil.
- C'est vrai, surtout. Ne restez jamais dans les coulisses, madame. Montez sur les planches et restez-y.
Je ris.
- Monopoliser la scène, ce n'est pas mon genre.
Il secoue la tête, amusé.
- Ce n'est pas ce que je voulais dire. Je veux dire, vous êtes belle. Belle d'être en vie. Belle de cet élan que peu de gens ont. Prenez juste votre place, ça sera suffisant. Brillez.
Je serre les pains au chocolat dans ma main. J'ai envie de pleurer.
- Je vais le faire. Vous savez, je le fais déjà.
- Je sais. Mais quand vous douterez, vous pourrez vous rappeler du type bizarre dans la rue qui vous a dit que vous étiez belle.
- J'aime bien les gens bizarres.
- Alors, il faut que j'ajoute quelque chose. Bientôt, vous aurez un choix à faire. Ne me demandez pas quand, ni lequel, j'en sais rien, mais très bientôt. Ecoutez votre intuition. Votre corps. C'est un choix important. Une propositon qu'on vous fera.
Je fronce les sourcils. Pourquoi j'attire toujours les fous ?
- Dans quel domaine ?
- Je peux pas vous dire. J'en ai aucune idée. Ne restez pas dans les coulisses. Vous êtes trop belle pour rester dans les coulisses. Vous ferez le bon choix. C'est le bon moment. Belle journée, madame.
Et il s'en va.
Perplexe, je remonte dans ma voiture. Les enfants mangent le pain au chocolat, moi, je mets de la musique.
Little talks.
Si c'est pas un signe.
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Défi
LéaC

Sourire d'été, sourire printemps
Sourire divers, ou qui attend.
Sourire des pluies, quand rien ne va
Sourire sans bruit, quand on s'en va.
Sourire bonheur, sourire de joie
Sourire du coeur, et des émois.
Sourire présent, sourire ému
Sourire absent, sourire déçu.
Sourire profond, sourire intense
Sourire de con, sourire défense.
Sourire de l'âme, sourire et chant,
Sourire banale, sourire galant.
Sourire à nu, sourire ami
Sourire reclu, sourire qui rit.
Sourire fermé, sourire qui pleure,
Sourire forcé, qui cache les peurs.
Sourire d'amour, sourire d'amant
Soit pour toujours, soit pour un temps.
Sourire qui blesse, ou qui pardonne
Sourire faiblesse de ceux qui donnent.
Sourire qui couve, sourire qui offre.
Sourire de louve, de bête féroce.
Sourire envie, sourire désir,
Sourire en vie, sourire plaisir.
Sourire blasé, sourire au loin
Sourire lassé, sourire pour rien.
Sourire mille fois, sourire souvent
Sourire jamais, sourire au vent.
Sourire qui cache ou qui dévoile
Sourire panache, sourire bancale.
Sourire caché, sourire coquin,
Sourire blessé, sourire malsain.
Sourire qui trompe, sourire qui ment,
Sourire affront, ou indécent.
Sourire câlin, et qui console
Sourire résiste, ou qui désole.
Sourire vainqueur, sourire perdant
Dans les beaux jours, le mauvais temps.
Sourire passé, sourire futur,
Sourire baiser, sourire qui dure.
Sourire qui brille, sourire éteint,
Sourire scintille, sourire malin.
Sourire qui compte, et qui conquière
Sourire espoir, sourire amer.

Et il y a,
Ce sourire-là.
Qui comprend tous les autres
Et bien plus que ça.

Sourire à part, des évidences
Sourire si rare, de conivence.
Sourire qui dit, ou qui murmure
Pas besoin de mots, on en est sûrs :

"Toi, je te vois."
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Défi
LéaC

Dans la vie, il y a parfois des évènements merdiques.
Parmi on ceux-là, on distingue le merdique-chiant, le merdique-"je commence à en avoir ma claque de cette vie de chien", et le merdique vraiment merdique.
Tous trois ont, paraît-il, des raisons d'être, mais ne nous attardons pas sur ces hautes considérations spirituelles parce que, et je suis sûre que vous l'avez déjà expérimenté, le fameux "c'est la vie, ça va passer, et tu vas apprendre des choses parce que tu sais ..", c'est relou.
Genre, super relou.
"Je suis au fond du trou, connard, tu crois que j'ai envie que tu m'envoies une pelle pour creuser ?"
On est d'accord, non.
Penchons-nous donc plutôt sur les manières d'aller mieux.
Là encore, on a plusieurs écoles.
- Le "Treat yoursel". Je l'aime bien celui-là. Il peut se résumer par "fais-toi plaisir", pour les nuls en anglais. Un café en terrasse, un massage en institut, une bouffe entre amis, un bon film devant la télé, une bonne partie de jambe en l'air (ou de doigts et de mains, on fait bien avec ce qu'on a, comme disait l'autre).
Je l'utilise souvent. Petit problème ? Il ne faut pas être dans les extrêmes. Or, les extrêmes, c'est comme l'écriture, un domaine dans lequel je me noie volontiers.
Chez moi, un café en terrasse se transforme en mojitos et fermeture de bar, un massage en institut en week-end au spa, une bouffe entre amis en nuit blanche, et un bon film en série dévorée d'une traite sur Netflix.
La partie de jambes en l'air, je préfère même pas l'aborder.
- Le "pleure un bon coup". Même chose que précédemment. J'ai les canaux lacrimaux desséchés, et je ne transpire plus pendant deux jours. Compliqué à gérer, surtout par temps de canicule.
- Le "prends ta vie en main". Je veux bien, c'est elle qui n'est pas d'accord, la connasse.
- Le "Diverties-toi" autrement. Je dois avouer, ça marche. Puis les divertissements ne sont, au fur et à mesure que le temps passe, plus que des divertissements qui viennent souligner, voire magnifier, l'emmerde en question.

A force d'expériences et de tentatives - quelle merveilleuse existence qui me permet de tester ces diverses méthodes d'auto-médication de l'âme-, j'ai donc trouvé une solution parfaite, qui fera pâlir d'horreur tous les ennuis à venir.
N'ayez plus peur des matins qui vont mal ! Ne les évitez plus ! Au contraire, foncez dedans !
Une gueule de bois démentielle ? Reprends une bière. Tu verras, la cuite de la veille paraîtra moins douloureuse quand tu vomiras devant le petit déj du gosse.
Un chagrin d'amour ? Chope le premier type qui passe. Tu verras, la chaude-pisse, ça fait relativiser les plaies du coeur.
Un enfant chiant ? Fais-en un autre. Tu verras, quand ils seront deux, tu regretteras le temps où il n'était qu'un à te courir sur le haricot !
Un dégât des eaux ? Détruit un mur. Tu verras, ça va te faire mal au cul de payer et le plombier et le maçon.

Bref, dans la vie, pour relativiser, il suffit d'aller encore plus mal. En plus, de toute façon, quand on touche le fond, on finit bien par remonter, non ?
Laissez tomber, les pelles, prenez les cordes ! Au pire, vous vous pendrez avec !

Affectueusement,
Léa.
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