Pierre Beaury
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Défi
Texte à prendre au premier degré. Portrait nature 1. Si tu étais un animal, tu serais : un bousier car je suis souvent dans la merde. 2. Si tu étais une plante : un radis (je n'en ai pas un en ce moment) 5. Si tu étais une saison : hiver, évidemment pour les raclettes, fondues, vin chaud, et repas de famille qui durent 12h. 6. Si tu étais un moment de la journée : l'heure de l'apéro bien sûr, environ vers 9h du matin. Portrait lieux 8. Si tu étais un pays : La France ! (les autres c'est de la figuration) 9. Si tu étais une ville : Montcuq me paraît être un bel endroit. 10. Si tu étais une planète : Uranus pour rester dans le thème... 12. Si tu étais une pièce de la maison : je vis dans un 18m², mes chiottes c'est ma salle à manger, donc difficile à dire. Portrait objet 13. Si tu étais un objet du quotidien : un tire-bouchon (c'est dans la catégorie quotidien oui !) 14. Si tu étais un véhicule : une Fiat multiplat, c'est moche mais pratique. 15. Si tu étais un vêtement : une culotte pour pouvoir... Euh. Je passe... Portrait culture 18. Si tu étais un mot : le mot "mot". 19. Si tu étais un dessin animé : bip bip et coyote. Un vieux chien dégueulasse du désert qui essaye de piéger à t
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Défi
Alors tu as envie de changer le monde ? Commence déjà par nettoyer la vaisselle sale qui traine dans ton évier, faire ton lit et valider ta quatrième Licence 1, veux-tu ! Tu seras là le 10 septembre ; très bien, bloque tout si ça t’amuse, moi, par principe, j’irai travailler, histoire de pouvoir payer mes impôts et mon loyer… ce n’est pas comme si on avait bien le choix de se faire extorquer… Enfin, fait, fait, gambade ! J’ai été comme toi jadis… Va pour Nuit Debout en Gilet Jaune et pancarte Interdire d’interdire ! Comment c’est déjà pris ? C’est vrai qu’il faudrait trouver une identité à ta révolte… commencer par le drapeau français, puis un slogan comme : « Liberté à Vie ! », ou « Solidarité pour Toujours ! »… bon je n’ai pas d’inspiration, tu m’excuseras, mais tu m’as compris ; ce n’est pas le choix des boniments qui manque ! C’est sûr pour la pancartade, la grève entre deux jours de chômage, le gueuloir sur place publique de tes inepties bolcheviques, le vin semble couler à flot et le pain ne manque pas. « Dans l’âme des gens, les raisins de la colère se gonflent et mûrissent, annonçant les vendanges prochaines ». Tout semble sans conséquence n’est-ce pas ? Le printemps du peu
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"Soyons honnêtes entre nous. Aucune version de toi-même ne vaut le coup d’être vécue. "
Confrontation entre un jeune homme alcoolique et dépressif et son colocataire.
Confrontation entre un jeune homme alcoolique et dépressif et son colocataire.
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Défi
Tous mes songes m'avaient reconduit à la nostalgie de ces temps merveilleux où Marguerite et moi jouions ensemble dans le bois de René, courions de l'ancien four à chaux jusqu'à l'église du village, nous promenions main dans la main dans la clairière qui monte à la colline – tels les deux enfants innocents que nous étions et qui n'osaient pas s'avouer amoureux – pour contempler depuis ce sommet qui surplombait le village, une vue d'une beauté menaçant la perfection : notre beau pays des Alpes Mancelles ; lequel n'avait plus rien de montagneux depuis les temps anciens, mais déployait devant nos yeux innocents d'autrefois ses champs de blé, en jachères ou en coquelicots, enclos d’une multitude de haies se croisant, recouvrant un terrain légèrement ondulé et sillonné de petites rivières qui semblaient toutes converger vers le mont sur lequel nous étions assis côte à côte, Marguerite et moi, comme si nous eussions été la source secrète d'un bonheur juvénile imperceptible à quiconque d'autres que nous. Un matin, au temps du bel été, qui m’apparaît à la fois comme hier et l’éternité, j'avais pris ma timidité à revers et j’avais enfin osé demander la main de Marguerite. Nous avions bien g
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Nous nous roulions des pelles depuis une bonne dizaine de minutes. J’étais assis sur le fauteuil dans mon salon et elle était sur moi. Mes mains glissèrent vers le bas de son corps dans le but de lui enlever son maillot. Elle ôta ses lèvres des miennes, me regarda tendrement, caressa ma barbe et jeta un rapide coup d'œil vers mes fenêtres. Soudain elle poussa un cri sourd et retentissant, elle tomba à la renverse d’un côté et m'entraîna dans sa chute. Nous étions au sol mais elle continua de crier :
– Une guêpe !!! Une guêpe est rentrée Valentin !
Elle se releva d’un rapide bond.
– Calme-toi, dis-je en me redressant.
Mais je savais très bien que c’était impossible, dès qu’elle apercevait un insecte volant c’était l’hystérie.
La guêpe tournait toujours autour de mes velux que j’avais laissés entrouverts. Elle ne paraissait pas agressive, juste curieuse. En m'approchant d’elle tout en balançant mes bras, j'essayai tout de même de la chasser, mais elle avait visiblement décidé de rester dans les parages.
Bien mal lui en a pris, car je vis tout d’un coup ma partenaire débarquer avec une bombe aérosol, elle ferma les yeux, cria un “Attention !” , puis commença à gazer la guêpe (ainsi que moi-même) d’insecticide.
Après de longues secondes elle s’arrêta enfin. Mes yeux me piquaient et je toussais.
– Elle est morte ? questionna-t-elle encore inquiète.
– Si avec ça elle ne l’est pas !
Plus ou moins rassurée, Eloïse s'intéressa enfin à moi :
– Ça va mon chéri ?
– Ouais, je viens probablement de me choper dix-huit cancers d’un seul coup avec les trois hectolitres de produit que tu as balancé mais ça va !
Je repris peu à peu mes esprits et vis la guêpe qui gisait à mes pieds.
– Il faut vraiment que tu te calmes avec les insectes ! m’énervai-je.
– Je ne le fais pas exprès, c’est une vraie peur, tu ne la prends pas au sérieux ! C’est parce-que tu es Scorpion ça !
– Et donc tu vas me dire que cette scène c’était dû au fait que tu es Balance ascendant Chaise de jardin, où je ne sais quoi ? m’exclamai-je en levant les yeux au ciel.
Elle me répondit par un fort soupir et un regard noir. Elle tourna les talons, prit ses affaires et son sac et claqua la porte de l’appartement.
Je me trouvais fin, cinq minutes avant nous allions passer du bon temps, et maintenant j’étais seul dans mon salon qui empestait l’aérosol. Je me dirigeai vers mon frigo et me claquai une bière. Ma technique pour me calmer était de regarder des images de chatons et de chiots mignons sur Internet. Défilant les photos et sirotant ma bière, je me calmai assez vite; puis le regret commença à poindre.
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Réponse au défi estival #6 de billetcognitif. Sur le thème de la rumeur.
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Défi
Depuis que j’étais alité à cause de la maladie que m’avaient infligée les ardeurs de l’été suffocant, je ne pensais qu’au souvenir voluptueux de mes dernières vacances, lesquelles paraissaient bien lointaines maintenant que j’étais souffrant. Malgré les quelques déceptions que j’avais eues là-bas, elles semblaient n’avoir été qu’un long et doux rêve. Comme j’avais la fâcheuse tendance à exagérer chaque fois que des symptômes anormaux, mêmes minimes, se déclaraient en moi, papa et maman n’avaient pas cru bon s’inquiéter outre mesure. Cette dernière m’avait dit, alors que j’étais serré, sur le siège du milieu de la banquette arrière, entre deux bagages : ‘arrête ton cinéma Valentin voyons ! Tu n’es pas malade… on ne tombe pas malade au milieu du mois d’aout !’ J’avais naïvement demandé pourquoi ; elle m’avait répondu : ‘c’est comme ça. Maintenant, boucle ta ceinture ; papa a fini de ranger les valises, on va partir !’ Et puis j’avais entendu le coffre de la voiture claquer violemment derrière moi, comme un coup de fusil qui retentit et résonne dans une vallée de montagne, car le berger vigilant vient d'abattre un loup qui trainait trop près du troupeau… et moi j’étais ce loup solitai
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