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jin_in_seoul

Jung Byongjin

- Diplômé du département de philosophie de l’Université des langues étrangères de Corée (Hankuk University of Foreign Studies).

- Lauréat du Prix littéraire Esquire Montblanc 2015 — Grand prix, catégorie essai.

- Roman « Quatorze ans » publié aux éditions Byeolsoop en 2018.

- iamoutis@naver.com

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Œuvres

jin_in_seoul
Un dimanche après-midi, les pluies d’automne touchent à leur fin.
Allongés dans une chambre, un homme et sa femme écoutent la pluie qui s’éloigne. Le bruit des gouttes fait revenir des plats d’enfance, des maisons anciennes, des voix familiales, et des sentiments que l’on n’avait jamais vraiment nommés.

La femme raconte alors un premier amour, rencontré un été à Sokcho.
Des concombres de mer, des ascidies, un harmonica, une pastèque, un typhon, et un imperméable jaune. L’amour est passé depuis longtemps, mais il demeure dans les objets, les goûts et les sons.

Quand la pluie cesse et que la lumière de l’après-midi entre dans la chambre, le mari, lui aussi, se souvient d’un nom enfoui.
Un dimanche qui n’avait que l’après-midi suit, dans une conversation presque ordinaire, les traces discrètes de l’amour, de la mémoire, de la jalousie et du temps.
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Un vendredi après-midi, Garam obtient un billet de sortie anticipée en prétextant des douleurs de règles. À peine sortie du lycée, la fièvre disparaît, le corps devient léger, et la journée s’ouvre comme une petite fête volée. De l’autre côté du passage piéton l’attend Sani, sa meilleure amie depuis le collège : vive, jolie, brillante en maths, mais bien plus seule qu’elle ne le laisse paraître.

Ce qui devait être une virée à Hongdae — cafés glacés, tteokbokki, vêtements d’été et rires dans les rues bondées — commence par un détour vers l’hôpital d’Incheon où travaille la mère biologique de Sani. Celle-ci ne lui verse plus son argent de poche depuis trois mois, après avoir déjà gardé pour elle l’assurance-vie du père mort de Sani. Dans le hall de l’hôpital, parmi les travailleurs étrangers blessés et les patients aux mains bandées, Sani décide de réclamer ce qui lui revient.

À travers les voix alternées de Garam et de Sani, Holiday raconte une fugue minuscule et lumineuse : deux lycéennes qui sèchent les cours, mentent un peu, mangent trop épicé, achètent des vêtements bon marché, et tentent de sauver leur dignité avec les moyens qu’elles ont. Derrière la légèreté d’un après-midi de liberté se dessinent la honte de l’argent, les blessures familiales, la cruauté des adultes et cette amitié rare qui permet de rester debout.

Holiday est une nouvelle tendre, drôle et mélancolique sur l’adolescence, la pauvreté, la fierté, et la manière dont deux filles peuvent transformer une journée volée en véritable victoire.
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À Amsterdam puis à La Haye, un homme d’âge mûr voyage avec Jay, une vieille amie fraîchement divorcée. Lui-même est séparé de sa femme, fauché, lâche à ses heures, et toujours prêt à transformer ses fautes en raisonnements honorables. Entre bières, souvenirs conjugaux, chambres d’hôtel mal partagées, musées visités trop vite et tentation de la marijuana, le voyage devient peu à peu le théâtre comique d’une fuite en avant.

Il prétend n’avoir rien à se reprocher. Il prétend aimer encore sa femme. Il prétend que Jay et lui ne sont que de purs amis. Mais chaque détail, chaque pensée, chaque mensonge minuscule le trahit. Dans la fumée d’un coffeeshop d’Amsterdam, entre une chanson coréenne mal reconnue et un éclat de rire trop bruyant, ses certitudes commencent à se défaire.

Marijuana est une nouvelle ironique sur le divorce, le désir, la mauvaise foi et cette capacité très humaine à se croire innocent au moment même où l’on s’enfonce.
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Questionnaire de l'Atelier des auteurs

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Parce que le plaisir que l’on ressent en écrivant un roman est un million de fois plus fort que les plaisirs de la vie quotidienne.
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