Léonard Maral
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Défi
Il n'est pas 5h de cette douce matinée, que déjà je m'éveille, moi Franco. On me dit souvent : "Franco, pourquoi ton poil est si brillant, tes yeux aussi perçants, ta queue si grande ?". À cela, je ne sais que répondre, les mystères m'entourent. ... Il est déjà 6h quand mon abruti d'humain a fini par lever son corps puant, il s'est enfin rappelé qu'il me servait de distributeur et je reçois ma ration de viande. Enfin, d'une viande minable et peu ragoûtante, on a ce qu'on mérite. ... Que c'est bon d'être Franco le chat, je surveille l'appartement stupide, me fait caresser à l'envi, et des fois, je vais voir Adeline la chatte des voisins. Ou Marceline, ou Lucie, ou Monique, ou Fatou, ou Grisette, ou Olga, ou Mistigris, et quelques autres dont je n'ai pas retenu le nom. ... Que c'est bon d'être Franco, le chat. Oui et d'ailleurs, parfois il m'arrive de me questionner, qu'est-ce au fond qu'être un chat ? Nos ancêtres nous ont écrit nombre de textes - s'il ne fallait citer que Chekahuri Le Grimoire d'Istanbul qui retrace notre ascendance spirituelle aux Dieux des Lunes et autres astres -, et nos modernes n'ont cessé de creuser le sujet. Mais moi Franco, je ne suis pas tant intellectuel
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Au coin de la rue, il y a un salon de coiffure. De taille modeste, l'établissement au jeu de mots subtil propose pour prix modique, une coupe modique. À côté du salon, il y a de la place pour se garer, mais c'est interdit ! Seulement pour les vélos ! Et ceci se situe en dehors de la ville d'Hidalgo. Très bien, et l'érotisme ? Devant le coiffeur, il y a un banc, et sur ce banc, ils sont deux. Il y a quelques heures, ils ne se connaissaient pas, quelques instants après, ils s'embrassaient. Mais ça, avant d'arriver devant le coiffeur. Dans un bateau, sur l'eau, près d'un grand pont. Lors d'une soirée comme une autre, pleine de musique, d'alcool, et de gens qui ne se connaissent pas, et d'autres qui ne nous intéressent pas. Lui, il est venu avec un ami, et elle, sûrement aussi. Les deux amis resteront dans l'oubli ! Alors qu'alcoolisé, troublé, amusé, lui danse dans la nuit, c'est elle qui vient. Elle est un drôle de vampire sympathique, qui s'approche agréablement pour lui mordre le cou. Mais s'étaient-ils échangé un regard, un salut, une politesse ? Il avait bu, il ne s'en souvient plus. Toutefois s'il ne s'en rappelle pas, il se rappelle sa petite tête bouclée, ses belles lèvres ros
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Dialogue d'un homme avec la lune.
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Essai un peu foutraque, mais tout de même riche et cohérent, sur l'IA et son impact.
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Parfois, c'est comme ça que ça lui prend : brutal, sans sentiments, dans des pleurs augustes et sybillins ou un mot de branle-couille du même style. On croit tout connaître, avoir tout vu, et se sentir prêt à plonger dans sa tombe. Malheureusement pour les vers, sans cesse on se remue, et sans trêve on découvre de nouveaux horizons, glacés, perdus, et l'on s'y pèle le cul. En bas du ventre, ça chauffe, ça brûle, on croit se déchirer, et parfois on se déchire pour vrai. Deux bras, deux jambes, on est pourtant tous fait à peu près pareil, mais quand elle voit son concubin... Quand il la voit sa cochonne... hein le cochon ! C'est pas des ouragans, ce serait trop chouette, ce serait si propre... C'est torride et ça fait mal, c'est du malheur par paquet, par litre et par gallon, et par les mers, et par tous les fronts... On se remémore, puis d'un coup ça vient, on se touche. On se touche quoi ? J'ai pas le droit de le dire, j'ai des consignes ! Je le dis pas alors, mais on se l'agrippe, on se le fanfaronne, et de tous bords, et de toute vague, et ce serait peine perdue que d'essayer d'en venir à bout ! On y crève, à fond plein gaz, ça éructe et ça massacre, oui... ça truande à chaque re
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"Si c'est bon pour un oeuf, ce sera bon pour ma queue" - Le violeur de poules Jamais jamais on ne conte son histoire, et pourtant, ne le mérite-t-il pas ? On rigole avec les jeunes aventuriers, on prend peur sur les récits des guerriers, et puis on fait tant et tant avec les bonnes gens, mais moi je ne les aime pas. Enfin pas tant que ça. Le violeur de poules - voyez que je reste tendre, pour l'instant la cruauté ne s'exerce que sur les animaux - est un être à part. Une poule ce n'est pas bien grand, on est sûr de la tuer, à force de la pénétrer. A moins d'avoir un tout petit pénis. Alors pourquoi la violer ? Par simple cruauté ? Oui sans doute, par jeu sadique, par ennui, par désoeuvrement. Il faut d'abord se trouver dans un bon environnement : avec plein de poules. Pour ça il doit y avoir du choix, bien connaître le gérant d'un poulailler industriel serait une aubaine. Ou avoir les moyens, et acheter les poules qu'on souhaite violer, là ce serait le top. Et qui va faire quoi ? Vous allez m'empêcher d'aller violer mes poules ? Faudrait pour ça que vous m'attrapiez, c'est pas gagné. Combien de poules, là tout de suite, se font violer dans le monde ? Et toutes ces gamines de l'ASE,
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Oserais-je pourfendre violemment, des camarades, des pairs, des soutiens... des gens de bien ?
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Et merde aux statistiques, merde aux cons, merde aux bonnes âmes, merde aux salauds, merde à toi, merde à moi, merde à nous, merde à eux, merde à elle ! Merde ! Merde ! Merde !
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Attention aux coeurs sensibles, c'est un peu de ma folie et très peu de protection.
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Salope. T'as vu, je suis toujours aussi classe, aussi gourmet, aussi fin n'est-ce pas. Je fanfaronne, je peux bien, t'es plus là... Me voilà marrant avec mes injures et mes trois petits points, à jouer les durs, les gros lourdeaux, à me travestir en un salaud. Combien d'années sont passées ? Hein ? J'ai perdu le compte. Parler de toi ça me fout le cafard, j'aurais préféré te ranger dans mon placard. Ouais je fais des rimes et alors ? C'est interdit ? Tu reviens dans ma vie et tu voudrais jouer la flicaille ? Il me reste plus rien à moi. Enfin si. Tu vois, je suis toujours aussi menteur... Je sais même pas pourquoi mon sang se déverse autant... Ouais, ouais, toujours aussi extrême dans ces métaphores stupides, tu dirais que j'y cache toute ma lacheté. La honte, c'est ce qui me tient le corps depuis que je t'ai perdu. J'en fais trop ? Sans doute. On se connaissait à peine ? Parle pour toi, moi j'ai pas cessé de te rêver... Toujours aussi laid, je me sens toujours aussi bête et en dessous de tout. Ta soeur elle me répète que c'est pas grave, enfin si bien sûr, mais que j'y peux rien, que de toute manière ça devait bien arriver. Evidemment ça me dégoûte, toi t'en dirais quoi ? Tu peux
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