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AstroBoulabulles

AstroBoulabulles
Ici, je donne libre cours à mes divagations claviéristes ; je me raconte, en vérités et en mensonges lorsque je le désire, et souvent je me sème en imaginations diablement stériles.
Si vous envisagez de me lire, sachez que vous risquez de me détester si vite que vous ne tiendrez pas trois chapitres.
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Défi
AstroBoulabulles
L'histoire tragique d'une tente rebelle, qui refuse qu'on entre en elle, et d'une mère encanardée.
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AstroBoulabulles
Description de mon vaisseau, qui est peut-être mon bureau, peut-être mon lit, d'où j'observe les possibles et les promis.
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AstroBoulabulles
Bon... J'ai voulu tenter le Nanowrimo et puis... Vraiment, ça ne va pas le faire. J'ai tenu mille mots : mille mots tricheurs, mille mots débiles autour d'un programme appelé l'Absurde Novembre ; mille mots de trop pour une amusante soirée perdue.



(Je félicite les courageux qui se lancent dans cette idée folle et parviennent à s'en sortir.)
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Défi
AstroBoulabulles
Réponse au défi "L'immeuble" lancé par Kekimei 13.
C'est toujours très tentant de saisir un défi au vol, on en sauterait presque du haut d'un building.
Merci Kekimei 13 pour l'opportunité.
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AstroBoulabulles


Souvent les maux sont « je » débiles
Alors j'y mets des jeux des billes
De fabuleux appels de filles
Et je rougis d'amour des phares
Il faut toujours tomber la file
Où vont crâner nos dos bisbilles 
Funambuler l'âme myrtille
Sur l'enfant-fil d'où tout se barre
Grandir est un peu dépassé
Si le dire est un train bercé
Je ne sais qu’y et qu’en sauter
Il paraîtrait que j’ai mille ans
Mille ans de frime de plombier
Contre tortues et feux crachés
Le cerveau des seins animés
Mille ans de rire à cou tordant
J’ai vu que Peach est sur la beach
Y veut poper comme une bitch
Aux yeux de salauds cœurs de switch
Et moi je scratche Itchy pourtant
J’en fais des tronches de sandwich
Et je les multiplie par each
Ami croquant qu’ I’ll never meet-
Chaque copain croustidistant
Grandir est un peu dépassé
Si le dire est un train bercé
Je ne sais qui ni quand sauter
Jetez la faute à mes trois ans
S’il faut savoir il faut borner
Les numéros à déborner
Cerceaux de bois à enflammer
Je me vois bien zéro brûlant
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AstroBoulabulles
Sept heures en lice, le monde s’éveille avant nous, ses rues rigides comme des muscles engourdis. Nos manteaux nous tiennent prisonniers et les pommiers suspendus à leur froid nous regardent passer sans jugement, sans forme — nous sommes moins dix à nous traîner sous leurs yeux à palettes gelées ; le congélo sonne les sept heures comme une porte se clôt sur le monde ouvert : pensons à travailler, bien sûr à travailler, non pour agir, mais pour être sûrs de n’avoir pas été. Le socialisme saisonnier étire dans les vitrines un souffle intermittent qui n’a rien de doux, et pourtant chaque reflet nous fait signe, chaque branche tremblante est le miroir exact de ce que nous portons dans le corps, dans l’âme. Marcher devient distance, perpétuité. Chaque pas mesure l’espace entre l’existence et le monde qui a déjà commencé. Nous regardons nos mains, nos pieds, comme pour retrouver une logique dans le froid qui frappe les heures. Il faudrait ne pas se lever, ne pas s'être levé. Il faudrait reconnaître son immobilité comme un enfant en retard et laisser le monde tourner sans lui, sans nous, laisser nos corps couchés à moins dix et nos regards — moins vingt — mesurer le silence que l’on peut
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AstroBoulabulles
Il neige.
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AstroBoulabulles


Quand les manèges déménagent
Comme déjà disait Jacob
A nu le jour en joie dérobe
Aux saints manèges leurs messages
S'il me fallait être plus sage
Ne plus jamais tomber ta robe
Où ferais-tu le tour d'un globe
Et comment tournerait notre âge
Quand les manèges des ménages
Autour de tout mènent leurs mômes
Puis-je tuer Dieu dans tes atomes
Sans en déplaire à leurs visages
Tu es menue comme une plage
D'un tout petit village à Rome
Je suis ornitho-gastronome
Et toi mon oisillon-naufrage
Quand les manèges déménagent
Mon âme au corps est claustrophobe
Alors mon corps est un hylobe
Ivre de plants entomophages
Et tu as faim jusqu'aux orages
Et moi d'un trèfle-quadrilobe
Tu es mon trèfle et l'épilobe
Où les manèges déménagent
Quand les manèges déménagent
Comme déjà disait Jacob
A nu le jour en joie dérobe
Aux saints manèges leurs messages
S'il me fallait être plus sage
Ne plus jamais tomber ta robe
Où ferais-tu le tour d'un globe
Et comment tournerait notre âge
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AstroBoulabulles

Je n'ai pas le temps de peindre ton visage
Et la vie me le peint comme il se pourra
Pas plus je n'ai le cran de me faire à nos âges
Se voir est un non-dit c'est rester aux abois
À quoi bon croire au vent parfaire nos bagages
Dépêtrer nos regards de leurs fumées de voix
On n'a rien simulé. On a goûté L'orage,
On l'a laissé jaillir et foudroyer nos bois
Mais je t'aime au-delà de ce ventre en colère
Où comprendre défie tes mensonges à toi
On se sait dans le sang quand d'un landau de terre
Au miroir on demande : "qu'est-ce que tu crois ?"
Nous ne transcendons rien Bizarrement ça va
Nous pouvons rester peu dans l'élan de plusieurs
On joue avec les singes et l'on rétroprojette
Autant de singeries que l'acceptent les heures
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AstroBoulabulles
Tu es le charme mais le chat, Le visage écrit dans ma main Comme des vers de Lamartin, Coupable et sain de toits à moi — Mais les gouttières au matin Tremblent de trop en retenir. Ta lettre amputée de le dire Fait comme un nœud dans un dessin De paume absente aux vers de pleurs ; Ce n'est jamais trop de pudeur — Ça fait sens à n'en plus tenir —, La pudeur des chats qui vont mourir. Le ciel est lourd d'accents curieux Du pépiement des oiseaux saufs. Peut-être que ça le réchauffe De t'épargner les fautes bleues De nos plumes à mal de vivre, Nos orgueils de Rimbaud sans yeux — Mais Lamartin ne voit que cieux Et puis qui croit le bateau ivre Quand l'ancre est au fond de ton cœur ? C'est sur le quai que passe l'heure Et que je tiens dedans ton rire Ma pudeur de chat qui va mourir.
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AstroBoulabulles
On se regroupe on fait des grappes De souriceaux ou de montagnes Par à-coups ou au trap-trap Des gentils de la castagne Dans ce monde en sac de frappe Au vieux coca mercurochrome Je crois que j'ai gardé mon cap Sur l'avenir où j'étais môme Et c'est la vie d'avant le bac Avant les filles sacerdoces Avant le collège et sa traque Où l'isoloir défait les gosses Dans les années quatre-vingt-dix Mes ennemis seront mes potes Ce n'est pas vraiment love'n peace Et pas non plus le bruit des bottes Partout les gangs Par tous les cieux Parlent la langue Des jours heureux C'est comme un jeu Comme un big-bang Repris à Dieu Par tous les gangs Qu'on s'en défende ou contre-attaque Le temps nous serre pogne à pogne Cœur à cœur à braquer le trac Et c'est le cœur au poing qui cogne Rousseau crèvera dans les sacs Ce sera la faute aux gavroches De nos époques bric-à-brac À leurs chansons dans ma caboche Partout les gangs Par tous les cieux Parlent la langue Des jours heureux C'est comme un jeu Comme un big-bang Repris à Dieu Par tous les gangs
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