Maude
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"Le ruban de Möbius" est une voix de femme, un cri, un rire, un appel, un soupir. De la petite fille qui rêve et espère à la femme d'âge mûr qui pose un regard blessé mais bienveillant sur le passé, avec une halte aux côtés d'une jeune femme volontaire qui aspire au bonheur. Vous aurez envie de câliner la petite fille, de tenir la main de la jeune femme, de sourire à la femme d'âge mûr. Des espoirs, des tourments, des bonheurs, des craintes et toujours la résilience.
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J'accuse l'homme
De violence volontaire
Volonté de soumettre
Soumission pour anéantir
Anéantissement pour manipuler
Manipulation pour régner
Régner sur qui ?
Des pions, des objets insignifiants
Qui ne se retournent, ni ne se rebellent
À vaincre sans péril
On triomphe sans gloire
Manipulation pour gagner
Gain d'argent
On entasse et puis après ?
Est-ce que les couchers de soleil sont plus beaux ?
Est-ce que le parfum des fleurs est plus subtil ?
Est-ce que l'amour est plus doux ?
J'accuse l'homme de détournement
Détourner les valeurs
Dévaloriser la vie
Vivre au mépris de tout
Mépriser ce qui nous est donné
Nous donner le tournis
Par le biais de la publicité, la mode, le luxe
Alors que la vie peut être si belle
Si on veut la voir telle
Juste un souffle de vent
Et voilà le printemps
Partout, dans nos cœurs
Comme dans chaque heure
Parce que je profite du chant d'un oiseau
Parce que je me protège d'un chapeau
Pour regarder le soleil se coucher
En t'effleurant d'un baiser.
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Passer de l'espoir au bonheur
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Ce matin, une hirondelle est venue se poser sur la balustrade, devant la porte fenêtre. Jamais, elles ne font cela, elles sont bien trop craintives ; prudentes, elles ne s'approchent jamais autant. Ma surprise a été de courte durée, j'ai compris. La demoiselle perchée sur la rampe en métal s'est installée pour faire sa toilette, soulevant ses plumes avec des coups de bec rapides et précis, étirant ses ailes pour me montrer comme elle peut être libre. Elle me lançait des coups d'œil de côté, bien visibles, appuyés. J'ai compris. Je l'attendais. Son dos affirmait un plumage d'un noir profond, alors que son ventre présentait un blanc parfait et son jabot un roux inattendu. Cette hirondelle est venue me porter un message, un signe que je guettais depuis plusieurs jours. Ma grande sœur m'a envoyé un message. Du fond de son lit, attachée à sa perfusion. Avant de partir. Pour toujours. Ailleurs. Là où la vie est plus douce, où toutes les servitudes terrestres ne sont que futilités et disparaissent au profit de l'Amour. Beaucoup de tendresse émanait de ce message, il était gai, rassurant. Je l'ai reçu de tout mon corps. De tout mon cœur. Comme un baiser sur ma joue, comme une étreinte vite
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Le trousseau glissa des doigts d'Émilie, elle réprima un juron. Elle se courba et le ramassa avec difficulté. Son sac de course tailladait sa main droite qui pourtant parvint à atteindre ses clés. Dans son bras gauche, elle serra plus fort son fils contre elle. S'aidant de son pied, elle écarta le vantail de la porte d'entrée puis le rabattit derrière eux. Tous les soirs, c'était la même cavalcade. Son patron la retenait et elle devait courir jusqu'à l'école d'Hugo où elle subissait les remarques ou les regards désapprobateurs de l'institutrice. Elle avait tenté d'expliquer la situation mais tout ce qu'elle reçut en retour fut un rappel acerbe : Il a bien un père cet enfant. Émilie rongeait son frein depuis plusieurs années. Après avoir déposé un baiser sur son front, elle installa son petit garçon dans un coin du salon occupé par ses jouets et fila à la cuisine. Elle ne devait pas tarder à réchauffer le repas préparé la veille et faire sa toilette, à cinq ans, il devait être couché au plus tard à neuf heures. Impossible de compter sur Clément, son compagnon, qui ne rentrerait qu'au moment de passer à table. D'un geste agacé, elle se débarrassa de ses courses et les rangea. La coco
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Il y a longtemps, nous parlions, nous riions, nous chantions ensemble. Des mots insouciants et des questions sur nos vies qui commençaient. Puis, ce furent des invitations, des mises en garde, des constatations sur des faits personnels et d'autres liés à la société. Des silences, une distance plus en kilomètres qu'affective, notre lien est resté. Toujours. Et toujours ton accueil quand je descendais en vacances, toujours tes bras grands ouverts. Ton cœur prêt à recevoir et à donner, ton attention, ton écoute. Ton Amour. Ta pudeur à te dévoiler. Ton inquiétude à confier des expériences, des sentiments que tu sentais risqués. Réceptive et craintive de mon désir de te mettre en garde, de te protéger à mon tour. Nerveuse à l'idée que je puisse contrarier tes projets alors que je les devinais dangereux. Je n'ai pas su te donner. Je n'ai pas su te protéger à mon tour. Ton bonheur à mon bonheur. Ta sensibilité à des mots de protection. Et ta distance, ton silence. Mon repli. Même si les sentiments entre nous persistaient. Et la nouvelle de ta maladie, après toutes ces années. Ne pas savoir où tu étais comment tu allais, où tu en étais. Ma recherche, tant d'appels téléphoniques donnés pour
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De la petite fille au regard triste À la dame aux yeux inquiets De l'adolescente intriguée À la femme fatiguée De l'insigne scolaire donnée Pour m'éviter la punition La supportant à ma place Aux gambas flambées Pour égayer ma solitude De la petite robe bleue Cousue pour ma poupée À ton accueil chaleureux et pudique Tous ces moments partagés Rires et disputes d'enfants Discussions d'adultes Parcourant les moments de bonheur Évoquant les expériences douloureuses La petite robe bleue a disparu Nous reste la tendresse Merci, ma grande sœur Je t'aime
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Un nouveau soleil se lève Un soleil doux et tendre Qui berce mon cœur Où plutôt l'entraîne dans une merveilleuse farandole de bonheur Ce nouveau soleil Est chargé d'espoir, de rires, d'avenir Ce nouveau soleil Va t'appeler Papa Toi qui m'appelles Maman
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