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Daniel da Silva

Daniel da Silva
Ce soir, les corps et les esprits ont le goût du relâchement et de la prospérité. Quelques jours avant, António vient de signer son nouveau contrat de travail. Son ambition s’élève, tandis que son crédit s’allège. On peut partir le cœur léger. Prosternée devant la télévision — cet écran-autel — la famille pense déjà au retour aux sources. Plus un bruit : le silence est proscrit ; même les fourchettes se taisent. Le ton sobre et posé de la présentatrice du 20 heures de France 2 se répand dans le salon. Regard droit, cheveux bien dressés, elle déroule l’actualité : une guerre lointaine qui s’éternise et, en France, une motion sur le budget que le Parlement vient de rejeter. Sa voix impose la sévérité du monde. Dans cette famille, on ne rate jamais les informations du soir : on veut se tenir au courant, au rythme prescrit par l’écran. Car si la télé le dit, c’est que c’est vrai ! La politique a sa place chez les Santos. On a le goût des empoignades et des débats insensés. Souvent, le soir, la table de cuisine ou le salon se transforment en PMU où l’on refait les débats du jour. Il est là leur Parlement, leur agora. Pendant que les fourchettes s’entrechoquent et que les couteaux sépare
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Daniel da Silva
Dans un archipel imaginaire où chaque île incarne une facette des sentiments humains, l’équilibre fragile d’un monde paisible commence à se fissurer. À travers l’Île de l’Homme, l’Île de la Femme et les îlots qui les entourent, le récit explore la mémoire, l’amour, la perte et la reconstruction.

Allégorie poétique de la condition humaine, "Les Îles de la Mémoire" suit les mouvements intérieurs de ses personnages comme des marées : entre espoir et doute, harmonie et conflit. Dans cet univers symbolique, chaque événement révèle une vérité sur la nature des relations humaines et sur la capacité à se relever après l’épreuve.
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Daniel da Silva
Lire plutôt dans l'autre livre "les Îles de la Mémoire".

Ici seulement un Chapitre pas complet.
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Défi
Daniel da Silva
Le 8 mars sonne comme un rappel pour les bonnes consciences, celles qui, le temps d’une journée, font vœu de pénitence, puis rangent leur ferveur avec le reste de l’année. Chaque année, les timbales de l’Occident résonnent à l’unisson. Journée mondiale de la femme, cause nationale du quinquennat. Le patriarche absout ses méfaits par la louange de ses vertus démocratiques. « Ici, on respecte les femmes. C’est ailleurs, vous savez, là-bas, là où l’on porte la burqa. » À l’Ouest, rien à signaler. Tout va bien. Braves femmes, restez sages. Ne vous hystérisez pas. Ne cédez pas à l’appel féministe qui dérange l’ordre des choses. Les hommes de la République veillent encore à la bonne tenue du monde. Des dates sur le calendrier, je n’en ai que faire. Moi, je préfère le souvenir d’une femme. Un jour, deux âmes se sont croisées. Les cœurs se sont reconnus avant même de se comprendre. Nous venions de cultures différentes, mais nous respirions sous le même horizon. Tu étais la loyauté, la complicité, et le moteur discret de mon éveil. Ensemble, nous avons fait naître de jeunes pousses. Nous naviguions encore dans la douceur de la vie, sans voir que la marée préparait déjà les tourments à venir
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Défi
Daniel da Silva
Bienvenue… allez, entre. On peut se tutoyer ? Bon. Déjà… merci. Merci d’être la première — et, à ma connaissance, l’unique — personne à venir me rendre visite. C'est mon Sonderangebot, mon offre spéciale numéro 2. La dernière fois que j’ai lancé une invitation, seule une dénommée @En attendant la pluie a daigné se présenter. Son pseudonyme était déjà le présage : l’averse s’est abattue sur les pages des Îles de la Mémoire. Les îles sont désormais inondées… par l’ennui, par la longueur, par cette lente montée des eaux qui noie tout — même la bonne volonté. Désolé, j’aimerais t’offrir à boire. Mais ma dernière œuvre, ce… disons-le : ce navet, n’a pas exactement permis d’engranger des gains. Alors cette fois-ci, ne t’inquiète pas : mon nouveau livre — ce torchon — est encore pire que le précédent. C’est sans commune mesure. C'est lent ou trop long Oui : de la merde, la vraie. Celle qui colle. Celle qu’on n’oublie pas, justement parce qu’elle est médiocre avec application. Je sais, tu meurs d’envie de le lire. Après tout, la nullité vaut bien quelque chose : elle a une saveur, une profondeur, une constance. Une sorte de fidélité au désastre. Le livre s’intitule Le Mensonge. Peut-être t
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Daniel da Silva
Bonjour, soit le bienvenu. Bon, vas-y, rentre reste pas là sur le pas de mes lignes. Allez viens, entre dans mon texte, soit pas timide ! Dois-je plutôt te servir mes mots ou plutôt mes phrases ? Sinon j’ai aussi du café ou du thé ! Je te remercie d’être venu ! Salut, je me présente, moi c’est Daniel. Peut-être pourras tu te présenter à la fin dans les commentaires. Ah, tu te demandes peut-être ce que veut dire sonderangebot, c’est un mot allemand qui veut dire quelque chose comme offre spéciale ! C’est écrit dans mon Profil que je vis en Allemagne, mais après tout en s’en fout ! Comme on se fout de mon livre ! Bon tu es déjà là, alors tu peux encore rester un moment. Tu te demandes surement quel est le but de mon invitation. Je suis ici pour que tu es envie de lire mon livre, les « Îles de la Mémoire » ! Je veux te donner envie de le lire. J’ai déjà lu pas mal de vos œuvres. Que du talent ! Alors comment faire pour te donner envie de me lire ? J’ai remarqué que beaucoup d’entre vous vous préfèrent lire des textes courts, suite à des problèmes de concentration, et puis la vie va tellement vite. Je vous comprends le temps nous échappe. Alors, pour te donner de la motivation, il faut
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