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Silent words

France.
Silent words
Première ébauche à la recherche de mes paysages.
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Défi
Silent words
Ai-je jamais eu peur d’écrire, ou n'ai-je jamais su ? Il fut dans mes vies antérieure une menace, ou plutôt une condamnation, un monde à fuir, pour être loin de soi de l'angoisse de ces regards. L'écrit une erreur. Alors de ma langue je fis silence, proscrit, pour un exil sur des taires, j'ai vécu sans trace. Sur des terrains vagues, des paysages, d'autres continents, où partager mon silence. Sur une île, les arbres ne parlent pas, l'oiseau non plus. Dans cette troisième vie où je me situe, ces forêts, l'étendue du lac, de ces paysages antérieurs où une présence est née, sur ses rives, il y a si longtemps réveillent ses abysses où ont cheminé mes mots, alors j'écris. Aujourd'hui ils n'ont plus vraiment peur que j'écrive, que j’écorche la langue, ma langue me revient de ces paysages, de cette présence, de ce silence partagé. Ils se changent en mots, des profondeurs un lieu déjà si lointain. J'accueille ces nouveaux regards, si étrangement contraires, si porteurs pourtant, je repense à ceux, à celles qui ont cru en mes mots, ai-je peur d'écrire ? Ils sont là quand j'écris même si parfois disparus, ils sont avec moi.
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Silent words
J'écris à l'occasion des commentaires à ma façon. Je pense les regrouper pour les partager, partager ma plume poétique.
Mais, l'aspect poétique n'est pas le plus important c'est que mes mots puissent parler aux autres.
Si cela vous conviens je pourrais en ajouter.
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Silent words
L'atmosphère résonne, le bruit de fond rythme, berce les secondes, baigne dans le liquide amniotique. Ma mère m'écoute, de petites mains posées sur son ventre partagent ma présence. J'étais attendu de mes frères, de ma sœur, la petite dernière. Elle m'enveloppait, respirait, sa présence, ses sommeils, ses réveils, les bruits du matin traversent mon corps, habitent mon univers, elle est là, attentive. Des voix, des sons familiers inondent mon enveloppe.   Il se passe quelque chose, un tremblement, un courant intense me pénètre, agrippe ma chair, elle est morte !   Cette petite main qui de temps en temps venait me parler avec sa petite voix. Elle n'est plus. Tout autour de moi se referme, bouge de manière saccadée, assourdissante.   Je venais de perdre cette sœur tant espérée, partie rejoindre ma jumelle quittée en venant au monde.
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Silent words
Comment, exprimer parcours singulier, qui touche l'acte même d'écrire ? Peut-il y avoir même un sens ? Pendant la plus grande partie de mon existence écrire m'était interdit, un problème catastrophique. Écrire n'existait pas, et je ne pouvais en faire usage même pour des choses simples, ordinaire. Aujourd'hui, c'est plutôt ressent écrire m'est venu, ce qui fait que les choses ou les questions ne sont pas de savoir si cela deviendra ou non livre. Quand écrire est une simple menace et que l'on ne peut même pour soi-même faire usage de l'écrit, qu'est-ce qu'écrire un livre ? Tout cela était si éloigné de mon existence, d'une simple idée. Écrire n'existait pas. Je ne faisais jamais usage de l'écrit pour quoique ce soit. Même pour échanger, pour exprimer quoique ce soit. Aujourd'hui, depuis peu j'ai accès a mon expression, après plusieurs décennies d'échecs pathétique. Que peut représenter le fait d'écrire un livre ? J'ignore ces sentiments, ce rapport aux textes, à la langue. Former livre, est un jour mettre des choses, des émotions, des pensées, faire des liens, eut-être même un jour pouvoir échanger. Que mes mots puisse rencontrer ceux des autres. Alors, même si je ne traverserais ja
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Silent words
De qui, d'où chemine l'écho en moi, d'une larme au bord, du vide. D'un souvenir oublié, d'un rire, jusqu'aux tumultes qui m’engloutissent. Je cherche la paix, la tranquillité d'une mer calme, d'un vent léger. Pourtant nos regards guettent le même horizon, nous sommes fait de la même chair.
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Silent words
Tous ces airs sur la route, j'oublie où je vais. Sur le bitume l'air me revient. Le bras sur la vitre descendue sur l'horizon 66, j'oublie le rétro. En boucle, le paysage défile la plaine. Le petit club un soir d'été, le pianiste de ses mains guidait les songes, où le contoir déversait la partition de verre en verre, les oreilles sur le zinc. Je revois ses yeux. La voiture déroulant son tapis, flotte. La trompette prise au filet des notes, les doigts courent, s'entremêlent entre les blanches et les noirs. Sa voix comme un souffle, caresse les herbes folles. De ma voix je l'accompagne. Il est si loin ce moment. Sur l'horizon j'entends la radio sur la commode, quand nous écoutions par la fenêtre le retour des vacances. Que ma mère fredonnait autour de la cuisinière. Sur la table le parfum de la tarte au pommes. Sous les phares le moteur reprend l'air, les roues sur le sol bercent les paroles. Ma main sur le poste j'augmente la musique, lancé sur l'horizon la mélodie accompagne les collines lointaines. Dans la nuit, sur le bord de la route, les roues dans leurs mouvements circulaires, accompagnent la radio, levées vers le ciel. Dans l'obscurité, le moteur encore fumant. Retourner, seu
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Défi
Silent words
Il y a des paysages, dont le silence résonne qu'on n'a pas oublié. Ils se glissent dans chacun de nos mots. La plage suit la plume, fait face à cet horizon qui chaque matin ramène l'oubli. C'est là, si lointain, et pourtant si proche. Le blanc envahit l'espace, des souvenirs si présents, pourtant c'est le vide. Je refais les parcours, retrace chaque lieu. Au milieu des bois je me perds à nouveau. Je retrouve mes premiers pas ma main sur l'encolure du faon adopté par nos voisins. Tous ces êtres sans parole, ces habitants secrets, discrets qui de nos jeux volettent à la poursuite des insectes. Un instant sur mon poignet partage leur monde, comme cet écureuil laissé pour mort qui se réveille entre nos mains. Ces heures allongées dans les hautes herbes, sous le vent des feuillages, dans le vol d'un bourdon. J'écoute le silence, ces traces si intimes. J'écoute. Je refais la route le long des rivages, la route de terre dans les sous-bois. Ces heures à regarder l'oiseau-mouche par les fenêtres du porche. Je m'accroche à l'oublie, à tous ces étés, où mon silence était libre. Loin de celui que j'étais.
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Qui a-t-il de plus universelle que la singularité de chacun, de chaque existence ? Quels sont tous ces silences, ces mondes sans mots, tant de je tu ? Ecoute tous ces silences c'est l'humanité.
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Écoute... quelque chose se manifeste en soi, saisi ce qui vient, ce qui résonne au plus profond, ils trouveront tes mots, laisse émerger. C'est cette singularité qu'importe la forme, l'élégance, ils seront ta force. Écoute tes mots nous parlent, ils sont les tiens.
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Lire, écrire parfois restent lettre morte. Un parcours fait d'échecs, d'un quotidien absurde qui se répète. Où pendant des années même les progrès ne semblent guère être différent. Où tout l'environnement forme un monde d'angoisses par tant d'incapacité. Écrire devient comme une condamnation, un exil de tout ce monde. Lire une expérience si laborieuse. J'ai donc suivi mon destin, hors de tout usage et pratique, aussi loin que possible de ce sentiment pénétrant que d'écrire un simple mot, ou tenter de faire des phrases ou exprimer quoique ce soit par écrit, seul ces retours affolés pouvaient faire écho à mes mots. J'ai vécu sans pendant plusieurs décennies. Même si certains enseignants malgré tout ont essayé. Parler de mon parcours très singulier serait trop long. Il est des fois où il n'y a pas vraiment de quoi projeter des torts aux uns ou aux autres. Certaines circonstances éloignent du monde de l'écrit, de la lecture. Je n'ai jamais eu ce genre de partage, d'influence positive qui vous porte, qui apporte un sentiment de plaisir. Aujourd'hui j'ai acquis un vocabulaire de je ne sais où, n'ouvrant jamais de dictionnaire, et ce même vocabulaire et l'immense abîme laissé par ce passé
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J'avais une heure devant moi avant de monter dans le train. Assis dans la grande salle, la vielle horloge trainait ses aiguilles. D'un bout à l'autre j'essayais de me refaire le déroulement de la journée. Devant la boutique, d'un magazine à un autre, que du flou. Finalement au café je plongeais mon ennui dans le reste de ma tasse, dans son obscurité. Un coup d'oeil à mon téléphone, je désactive l'alerte de mon agenda. L'heure se rapprochait, fallait-il que je parte, avec tout ces déplacements les journées semblaient se répéter, au rythme des voies, des signalisations, du paysage anamorphosé. Une longue traine où l'on ne distingue plus grand chose. Au milieu de mes documents, les tableaux et graphiques, je cherchais encore les éléments nécessaire à mes réunions. Sur le carreau un stiker, comme un petit animal, juste dans le coin. Etait-ce un chat ? il y avait quelque chose de familier. Une cabane au fond d'un jardin, un jour d'été à la mer. Impossible de resituer quoique ce soit, le bruit trop présent, une voie au micro. Mon nez dans mon téléphone, j'avais oublié de noter l'heure du rdv, je refaisais le fil de mes souvenirs, du moment. Sur la tablette du siège je relisais scrupuleus
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