Réponse à "Sexe implicite"

de Image de profil de Iris_27Iris_27

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Il restait entre nous une lumière fragile, comme celle qui persiste après le coucher du soleil, quand le jour refuse encore de disparaître. Tu étais tout près, et pourtant déjà ailleurs, glissant doucement vers un endroit où je ne pouvais plus te suivre. Je voyais dans tes yeux une lueur qui vacillait, une hésitation qui tremblait au bord de tes cils, comme un secret trop lourd pour être confié.

Chaque geste que tu faisais semblait retenu, comme si tes mains avaient oublié le chemin des miennes. L’air vibrait encore de ta chaleur, mais elle s’éloignait, se dissipait, pareille à un parfum qu’on devine encore alors qu’il n’habite plus la pièce. J’aurais voulu tendre la main, effleurer ton bras, retenir ce qui s’échappait. Mais le silence entre nous était devenu trop dense, trop chargé de tout ce que nous n’avions pas su dire.

Je me suis contenté d’écouter ton souffle. Un souffle court, fragile, qui portait plus de vérité que n’importe quelle parole. Il disait l’envie, le doute, la fatigue, et ce renoncement discret qui s’installait dans la courbe de tes épaules.

Quand tu t’es éloigné, ce n’est pas ton absence qui m’a frappé en premier, mais l’espace que tu laissais derrière toi : un espace froid, immobile, où même les souvenirs semblaient hésiter à rester.

Depuis, il me reste ce presque-rien : un frôlement qui n’a jamais trouvé le courage de devenir une étreinte, un souffle qui aurait pu changer le cours des choses, un silence qui résonne encore comme un adieu que tu n’as jamais prononcé.

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En réponse au défi

Sexe implicite

Lancé par Ainhoa

Je vous propose un thème à la fois délicat, exigeant et passionnant : le sexe implicite.

Écrire le désir sans le nommer.
Faire sentir sans montrer.

Ici, il ne s’agit pas de scènes sexuelles au sens frontal du terme, mais de tout ce qui précède, entoure ou prolonge le désir. Ce moment fragile où quelque chose bascule, s’éveille, se retient ou se devine. Là où le corps parle avant les mots. Là où le lecteur comprend avant qu’on lui explique.

La seule contrainte : ne jamais nommer l’acte, ne jamais tomber dans le descriptif cru.
Faites confiance au lecteur. Laissez-lui l’espace d’interpréter, de ressentir, de compléter.

Le défi, c’est d’écrire le désir comme on écrit un frisson : par suggestion, par tension, par silence.

À vous de jouer ✍️
J’ai hâte de lire ce que vous ferez naître entre les lignes.

Commentaires & Discussions

AdieuChapitre2 messages | 5 jours

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