Louise Marie
Les plus lues
de toujours
Je pense que c'est un petit "fourre-tout" de textes qui se baladent dans ma tête !
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" Il peut représenter le cycle de vie, la renaissance.
Il peut représenter l'œil qui voit tout, qui sait tout.
Il représente l'union, la discussion entre les humains. Un endroit où chacun peut trouver sa place.
Il n'a ni commencement ni fin, et est signe d'égalité.
Il signifie l'association du Ciel et de la Terre ; le Tout.
Il représente l'amour durable, l'alliance.
On peut l'associer au Soleil, à la Lune, à toutes les planètes de notre système.
Mais le cercle d'une corde peut représenter la fin d'une vie. En une phrase, tout peut basculer. "
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Défi
Très chère Madame, En cette période de confinement, mon imagination s’éveille et mon inspiration grandit de jour en jour. L’envie d’écrire prend de plus en plus de place, comme pour combler le silence et adoucir la solitude qui, parfois, m’accompagne malgré mon jeune âge. J’imagine que vos journées ne sont pas toujours simples non plus… alors je me permets de vous adresser ces quelques mots. Personne, dans ce monde, ne devrait connaître la solitude. Et pourtant, elle s’invite chaque jour un peu plus dans ma vie. Mes grands-parents, du côté de mon père comme de ma mère, ne sont plus là… ou vivent bien trop loin pour que je les voie souvent. Je n’ai jamais eu la chance de partager avec eux de longues journées, de vraies discussions, ces instants précieux qui tissent des liens indestructibles. Dieu seul sait à quel point j’aimerais les revoir, ne serait-ce qu’une fois. C’est sans doute pour cela que je vous écris. Poser mes pensées sur le papier m’allège l’esprit, et si, par ces mots, je peux offrir ne serait-ce qu’une petite étincelle de joie à quelqu’un que je ne connais pas encore, alors mon but sera atteint. Peut-être que, le temps d’une lecture, vous sentirez un peu de chaleur, c
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La fin d'une chose, ou le début d'une autre...
Une nouvelle vie, tant de questions qui se bousculent.
L'amour d'une vie, ou l'histoire d'un jour ?
Encore des questions qui prennent trop d'importance le soir venu.
Sans vraiment savoir pourquoi,
Des liens se créent, une confiance se donne
Peut-être est-ce ça au final, la vie ?
Des amis, qui vont et viennent
Emportant dans la danse tout ce que tu as construit
Dans l'incertitude de la vie, un chemin doit se créer
De l'amour doit être donné
Le Destin doit t'emmener avec incertitude,
Là où la peur te dit de ne pas aller.
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Défi
Il neige depuis une semaine. Près de la fenêtre je regarde la nuit et j’écoute le froid.
L'hiver murmure doucement, comme s'il voulait me rassurer. Je t’attends impatiemment ma Sarah. Dernière semaine, dernier jour, dernière heure, dernier arrêt…Terminus !
Le temps paraît alors figé. Le feu de cheminée me tient compagnie dans le froid, et réchauffe au fur et à mesure d’une lumière orangée la nuit qui s’installe. Je suis assis sur un fauteuil, occupant mon temps en lisant un livre face aux flammes. La vieille horloge au-dessus du foyer indique 21h10. Depuis la fenêtre je surveille l’arrêt de bus de notre quartier, faiblement éclairé par un réverbère et recouvert par un manteau de neige. Tic tac, tic tac ; le crépitement des braises et la chaleur de l’âtre embrassent le bout de mes pieds. Le souffle du vent s’insinuant dans les fenêtres ressemble à une musique d’orgue. Je suis submergé par nos souvenirs. La vie nous a comblés de ses largesses.
Soudain je t’aperçois dans la nuit !
Tu t’es laissé contaminer par mon impatience. Je vois tes yeux briller de larmes derrières tes lunettes. Nous sommes enfin dans les bras l’un de l’autre, toute cette attente, ce manque, ce vide sont maintenant des émotions flottantes autour de nous.
Nous avons passé cette épreuve sans fléchir !
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Défi
Je suis allongée, dos sur le sable, les bras croisés. La tête posée sur la paume de ma main gauche, main droite dessous. J’aime me détendre sur la plage ; ce doux parfum iodé, et la douce mélodie du déferlement des vagues.
Les yeux rivés sur le ciel bleu, je m’imagine rester ici pour toujours. Je décide de fermer les yeux, et imagine ce court instant comme une méditation : rythmée par le bruit des vagues finissant leur périple sur le sable, le soleil de fin de journée parvenant comme un doux baiser sur mon visage et, la petite brise marine frôlant mes chevilles, éveillant alors un frisson parcourant tout mon corps sous mes vêtements.
Ouvrant les yeux, j’aperçois les rayons du soleil couchant. Je me relève, posant mes mains de chaque côté dans le sable légèrement chauffé par le soleil et, par la suite enfonçant les doigts dans une couche plus fraîche ; je m’assis, les genoux relevés en face de mon visage, et bras croisés dessus. C’est à ce moment, que je posai ma tête sur ceux-ci, regardant au loin, le soleil orangé se couchant sous un océan bleuté sans fin.
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Au soir venu, paix retrouvé.
La douceur du ciel étoilé, les dernières lueurs du soleil bientôt couché ; tout ça me manquera. Un jour viendra, où la beauté du monde disparaîtra. Mes pensées m'empêchent de penser, elles m'empêchent de prendre mon envol et de partir pour la liberté que j'ai tant de peine à trouver.
Un jour viendra, où tard le soir je réussirai à m'endormir, sans penser au lendemain. Où les milliards de questions qui me tourmentent ne sauront qu'un lointain souvenir ; j'arriverai à lâcher prise.
Le bleu du ciel, la petite étincelle dans les yeux de mon prochain, les gazouillis des oiseaux deviendront alors un plaisir à savourer, mon plaisir à moi.
Mes rêves d'enfants, mon prince charmant, ma grande maison et mon chien à promener, j'attends tout cela avec impatience. Mais comment pourrais-je atteindre cet idéal alors que je ne sais pas réellement quel chemin emprunté ?
Le temps passe, le jour se lève et puis se couche, routine du boulot-dodo, et puis l'espoir de tout changer du jour au lendemain me paraît lointain. J'ai peur de ne jamais quitter ce cercle vicieux, peur que les opportunités pour que tout cela change ne me viennent jamais. Comment peut-on être aussi perdue mais sûre à la fois ? Les temps changent. Le renouveau arrive, mais il se fait désirer. Alors j'apprends à lâcher-prise, j'apprends à m'aimer et à aimer mon prochain, j'apprends à vivre ; pour le jour où je rencontrerai quelqu'un qui souhaitera les mêmes choses que moi, sans vouloir me changer. Le fameux prince charmant, avec ses défauts et ses qualités, ses passions et rêves.
La personne qui me fera oublier les tracas de la journée et des jours futurs.
Au soir venu, paix retrouvé.
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Défi
C’était un homme que je venais de rencontrer. Un bel homme — grand, brun, les cheveux bouclés, un sourire sûr de lui sans être arrogant. L’ami indétrônable d’un ami, simplement là, à cette soirée où j’avais fini par me rendre, presque malgré moi, après des mois à m’être tenue à distance du monde. Il avait suffi d’une histoire sentimentale bancale pour que tout se referme. L’envie, le mouvement, l’élan. Je n’osais plus sortir. Mais lui était là. Nous n’avons pas eu besoin de beaucoup de mots. À vrai dire, presque aucun. Quelque chose circulait déjà entre nous, discret mais évident. Une manière de se regarder un peu plus longtemps que nécessaire. De laisser une phrase en suspens. De sourire sans raison apparente. Le regard, surtout. Ce point précis où l’on comprend avant même de se l’avouer. Ce moment fragile où l’on sait — et où l’on choisit, ou non, de faire semblant de ne pas savoir. Il y avait ce désir d’aller plus profondément dans le regard de l’un et de l’autre. Comme si, derrière cette surface tranquille, quelque chose appelait déjà. Mais la soirée a pris fin. Les voix se sont dispersées, les lumières ont changé, et chacun est rentré de son côté, avec ce léger goût d’inachevé
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Défi
Je serre encore ta petite chaussure dans ma main. Elle est lourde de pluie, glaciale, déformée par la boue. Je la serre si fort que mes doigts me font mal, comme si, à travers ce cuir détrempé, je pouvais te retenir encore. Autour de moi, tout s’efface. La pluie avale les empreintes, les dernières traces des camions, des soldats, de toi. Ils avaient dit : « On l’a emmenée avec les autres, ne vous inquiétez pas. » J’avais voulu y croire. Mais depuis trois jours, aucun camion n’est revenu. Depuis trois jours, je ne suis plus qu’un corps vide, figé sous cet arbre. Ma voix s’est éteinte avec ton cri. Mon ventre est creux, ma bouche est sèche, et mes bras ne portent plus rien. Rien qu’un poids invisible, écrasant : ton absence. La nuit, je m’assoupis parfois, quelques secondes. Dans ces éclats de sommeil, je te sens encore. Ton souffle chaud contre mon cou. Tes bras minuscules autour de ma nuque. Alors je tends la main, je te cherche. Et je ne rencontre que le froid. Ce froid qui ne me quitte plus, qui s’insinue partout, jusqu’au cœur. La pluie tombe. Fine. Froide. Interminable. Je ne sais plus quel jour on est. Peut-être hier. Peut-être jamais. Depuis que les camions ont disparu au bou
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Défi
J’ai toujours cru que je n’y arriverais jamais. Que ma vie se résumerait à mes vingt-cinq premières années : apprendre à marcher, à parler, à mentir, à boire, à fumer. Se faire des amis, les perdre, se retrouver seule. Vouloir en finir, pleurer, essayer de se relever, pleurer encore… et parfois tout arrêter. Ces années-là m’ont pourtant appris ce que je voulais, et surtout ce que je ne voulais plus. Mais la route a été longue. J’ai versé des torrents de larmes, pensé à mettre fin à mes jours. Vivre n’avait rien d’un cadeau : c’était un supplice. Alors je me taisais, je souffrais en silence, j’étouffais ce mal-être derrière un sourire, je balayais la poussière sous le tapis… jusqu’à ce que le tapis finisse par se soulever de lui-même. Il y eut un jour — je ne sais plus lequel — où j’en eus assez. Assez de me cacher, assez de refouler celle que j’étais vraiment, après tant d’années à la découvrir. Assez de me mettre en retrait par peur de ne pas être acceptée. J’eus enfin le courage de faire entendre ma voix, d’exposer mes choix, mes envies… et surtout de respirer. J’ai défendu ceux qui subissaient l’injustice, essayé de me racheter auprès de ceux à qui j’avais causé tant de torts. J
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Défi
" 04 avril 1986 Ma chère, Demain, je prends le bateau pour l’Amérique. Depuis cinq jours, je n’attends que ce moment, impatient de te retrouver… Alors je t’écris ces mots, parce que je pense à toi sans cesse et que le silence devient trop lourd. Je t’imagine sur le quai, ta robe bleue à pois blancs flottant au vent, ton rouge à lèvres illuminant ton sourire. Rien qu’y penser, mon cœur s’emballe. J’ai tant à te dire… tant à t’avouer. Depuis ton départ, je dors à peine. Mon esprit reste prisonnier de notre dernière conversation, juste avant que tu montes sur ce bateau. Il y a des mots que je n’aurais jamais dû prononcer. Je sais que je t’ai blessée, et je ne les oublierai jamais. Partir pour te protéger était la seule chose sensée à faire. Je n’aurais jamais supporté qu’il t’arrive quoi que ce soit par ma faute. Ces mots, ce jour-là, n’avaient qu’un seul but : t’encourager à quitter le territoire, à te mettre à l’abri, loin de tout ce qui me suit… Par mes choix, par mes actes, j’ai mis ta vie en danger. Et en t’écrivant ces lignes, j’expose également la mienne. Chaque mot que je couche sur ce papier est un risque. S’il tombe entre de mauvaises mains, ils sauront tout. La mafia italie
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