Paul Charrier
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de toujours
Dans ce recueil de nouvelles, Paul Charrier explore avec malice et noirceur ces moments où l’on sort du cadre, où l’on franchit la ligne. Un employé achète une nouvelle identité… et disparaît. Un cadre en stage de créativité découvre que sa chambre d’hôtel porte un numéro fatal. Un fonctionnaire se perd dans les méandres absurdes de l’administration fiscale. Une femme en détresse, des amants de passage, des rendez-vous manqués, des quiproquos sanglants…
Trois parties, trois atmosphères : du fantastique kafkaïen à la comédie sentimentale façon Rohmer, en passant par des pastiches déjantés. Sous une plume jeune et déjà tranchante, ces histoires disent nos peurs, nos désirs, et la catastrophe ordinaire qui guette ceux qui s’écartent du droit chemin.
Trois parties, trois atmosphères : du fantastique kafkaïen à la comédie sentimentale façon Rohmer, en passant par des pastiches déjantés. Sous une plume jeune et déjà tranchante, ces histoires disent nos peurs, nos désirs, et la catastrophe ordinaire qui guette ceux qui s’écartent du droit chemin.
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Un héritier richissime obsédé par une chanteuse de variétés des années 70 est retrouvé étranglé dans sa salle de bains. Crime crapuleux ? Règlement de comptes familial ? Ou lien trouble avec l’icône oubliée Karen Cheryl, « dernière grande star » au brushing légendaire et à la voix de velours ?
Henri Weinberg, détective privé aussi cynique qu’érudit, s’engouffre dans une enquête qui le mène du loft tape-à-l’œil d’une ex-épouse vulgaire jusqu’à un café-temple de Colombes, sanctuaire secret de la variété française. Là, un ancien prof de philo reconverti en patron de bar lui révèle la vérité cachée derrière les paillettes : cette époque kitsch et joyeuse fut un véritable âge d’or, un « équilibre ponctué » de la culture populaire, aussi français que le gothique ou les impressionnistes.
Mais le Graal de l’affaire est un enregistrement mythique, le testament perdu de Karen Cheryl : un album inédit et un solo de batterie fantôme, relique d’un culte underground où fans, collectionneurs et illuminés se disputent les vestiges d’une star qui, un jour de juillet 2001, a été « assassinée » en direct par sa propre créatrice.
Entre théories freudiennes absurdes, secte néo-païenne des Anges disparus et crypte remplie de reliques, Weinberg va découvrir que la vérité est plus mélancolique, plus drôle et plus cruelle que tous les tubes de l’époque. Un polar noir, érudit et irrésistiblement français, qui célèbre avec férocité et tendresse le dernier souffle des seventies pailletées avant la grande stase culturelle.
Le Testament perdu de Karen Cheryl – quand le meurtre croise le plus beau des hommages à la variété. Un roman culte en puissance.
Henri Weinberg, détective privé aussi cynique qu’érudit, s’engouffre dans une enquête qui le mène du loft tape-à-l’œil d’une ex-épouse vulgaire jusqu’à un café-temple de Colombes, sanctuaire secret de la variété française. Là, un ancien prof de philo reconverti en patron de bar lui révèle la vérité cachée derrière les paillettes : cette époque kitsch et joyeuse fut un véritable âge d’or, un « équilibre ponctué » de la culture populaire, aussi français que le gothique ou les impressionnistes.
Mais le Graal de l’affaire est un enregistrement mythique, le testament perdu de Karen Cheryl : un album inédit et un solo de batterie fantôme, relique d’un culte underground où fans, collectionneurs et illuminés se disputent les vestiges d’une star qui, un jour de juillet 2001, a été « assassinée » en direct par sa propre créatrice.
Entre théories freudiennes absurdes, secte néo-païenne des Anges disparus et crypte remplie de reliques, Weinberg va découvrir que la vérité est plus mélancolique, plus drôle et plus cruelle que tous les tubes de l’époque. Un polar noir, érudit et irrésistiblement français, qui célèbre avec férocité et tendresse le dernier souffle des seventies pailletées avant la grande stase culturelle.
Le Testament perdu de Karen Cheryl – quand le meurtre croise le plus beau des hommages à la variété. Un roman culte en puissance.
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Abu Dhabi, mirage de verre et d’or au cœur du désert. Un Français désabusé, ancien flic recyclé en sous-traitant discret des services français, y débarque avec une mission en apparence banale : retrouver Amara Kamalova, jeune Ouzbèke disparue depuis dix jours. Officiellement « pigiste » pour les renseignements français, la belle renseignait Paris sur les déplacements d’Arsham Esfahani, un marchand d’armes iranien qui contourne l’embargo avec un talent certain. Mais Amara a soudainement évaporé dans les limbes dorés du Golfe.
L’enquête commence dans les palaces futuristes des Etihad Towers, au milieu des brunchs mondains de l’Intercontinental et du Saint-Régis où l’on croise la « classe globale » : consultants, ingénieurs, conseillers militaires et businessmen aux costumes mal coupés. Très vite, le narrateur comprend que la piste la plus chaude passe par le 49er, club mythique perché au dernier étage de l’hôtel Dana. Cœur névralgique de la communauté expat, seul établissement ouvert pendant le Ramadan, le 49er est un enfer climatisé où se mêlent contremaîtres indiens, pétroliers anglo-saxons, filles de joie venues de Chine, de Russie, d’Ouzbékistan ou des Philippines, et où l’alcool coule à flots tandis que la fumée de cigarette noie les espoirs et les combines.
Entre une camérière philippine en quête d’un mari occidental, une Britannique survoltée adepte du one-night-stand, et les tribus de « grues » qui règnent sur le 49er, le détective cynique et lucide plonge dans les bas-fonds clinquants d’une ville où tout est permis… tant que personne n’en parle. Alcool, sexe tarifé, trahisons géopolitiques, hypocrisie des puissants et vulgarité triomphante de la mondialisation : Paul Charrier dissèque sans pitié le paradis fiscal devenu cercle de l’Enfer moderne.
Satire noire, roman noir corrosif et souvent hilarant, La Fille du 49er est une descente implacable dans les coulisses d’un monde où l’argent, le désir et le mensonge règnent en maîtres absolus. Un anti-héros désenchanté, une femme insaisissable et un lieu qui restera gravé dans la mémoire comme le dernier bastion de la décadence chic.
L’enquête commence dans les palaces futuristes des Etihad Towers, au milieu des brunchs mondains de l’Intercontinental et du Saint-Régis où l’on croise la « classe globale » : consultants, ingénieurs, conseillers militaires et businessmen aux costumes mal coupés. Très vite, le narrateur comprend que la piste la plus chaude passe par le 49er, club mythique perché au dernier étage de l’hôtel Dana. Cœur névralgique de la communauté expat, seul établissement ouvert pendant le Ramadan, le 49er est un enfer climatisé où se mêlent contremaîtres indiens, pétroliers anglo-saxons, filles de joie venues de Chine, de Russie, d’Ouzbékistan ou des Philippines, et où l’alcool coule à flots tandis que la fumée de cigarette noie les espoirs et les combines.
Entre une camérière philippine en quête d’un mari occidental, une Britannique survoltée adepte du one-night-stand, et les tribus de « grues » qui règnent sur le 49er, le détective cynique et lucide plonge dans les bas-fonds clinquants d’une ville où tout est permis… tant que personne n’en parle. Alcool, sexe tarifé, trahisons géopolitiques, hypocrisie des puissants et vulgarité triomphante de la mondialisation : Paul Charrier dissèque sans pitié le paradis fiscal devenu cercle de l’Enfer moderne.
Satire noire, roman noir corrosif et souvent hilarant, La Fille du 49er est une descente implacable dans les coulisses d’un monde où l’argent, le désir et le mensonge règnent en maîtres absolus. Un anti-héros désenchanté, une femme insaisissable et un lieu qui restera gravé dans la mémoire comme le dernier bastion de la décadence chic.
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Quoi de plus humiliant que de perdre son temps en actes absurdes, coûteux et pénibles, parce qu’on a épousé une folle ? C’était le lot quotidien de Johnny McCall, négociant en voitures d’occasion à Glenwood, Arkansas. Mary Mc Call avait pris trente kilos, depuis son mariage. Elle avait quitté son emploi d’infirmière pour s’occuper, en principe, de leur fille unique, Cindy McCall. En réalité, la gamine ne décollait pas de sa tablette de jeux, s’empiffrant de nuggets, frites et autres barres chocolatées à longueur de temps. Ses résultats scolaires étaient médiocres, malgré la prétention infondée de Mary McCall de l’inscrire à un programme spécial de placement pour enfants surdoués. Quant à sa mère, quand elle ne se gorgeait pas de soaps, sitcoms, et téléréalité, c’était pour dévorer des tabloïds à sensation. Ainsi, le torchon U.S. News and World Report avait semé la peur dans le comté en prétendant qu’un champignon, venu d’une exoplanète, avait déployé ses spores à quelques encâblures de Glenwood, afin d’envahir la terre et de mettre fin à l’espèce humaine. Les folliculaires qui ne reculaient devant rien pour vendre de la copie, prétendaient que ces aliens eumycètes s’implantaient, p
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Courchevel, 17 février. Tout est prêt. Le métier d’antiquaire est oisif, mais permet d’agir avec style. Ainsi, le couteau de cuisine, aiguisé par cette meule, achetée à un vieux rémouleur. Les gants noirs qui ont appartenu à Tony Curtis. Une vraie peau de chamois, glanée dans une échoppe de vitrier, qui étouffera la sonnerie de l’alarme, tout à l’heure. Rien n’interdit de s’amuser un peu quand on tue sa femme. Pour pimenter l’affaire, j’ai invité Fabienne : un studio au pied des pistes, aux frais de la galerie. On s’y retrouve en journée, pendant les cours de Françoise. Rien qu’une amie d’enfance… Comme quoi trente millions de dollars, sa part d’un legs Schlumberger, rescapés de l’éclatement de la bulle Internet, ne rendent pas lucide. Pourtant, lors du contrat de mariage, ce n’est pas le flair qui lui a manqué… Dix ans à mendier : l’argent de la Porsche, l’avance pour le Vlaminck, mes dettes de jeu, des frais inattendus… Et control freak, avec ça, se mêlant de tout. C’est justement chez Porsche qu’elle a retrouvé Fabienne. Tombées dans les bras l’une de l’autre. L’imbécile ! Une vraie bombe, cette Fabienne. Elle me coûte le loyer d’une garçonnière, officiellement un bureau pour re
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-- Tu t’es fourré dans un sacré bourbier, Claude. -- Pourquoi ? Elles sont charmantes, ces photos. Et je me suis couvert… -- François Dumoulin, ça ne trompe personne ! -- Tu sais quoi, Paul ? Je les emmerde. -- Tu ne devrais pas. Les gendarmes sont sur le coup. -- Et pourquoi donc ? -- Tu le sais aussi bien que moi, des gamines… -- David Hamilton, il peut, et moi je ne peux pas ? -- Tu es une vedette. Tu as un public. Les mœurs changent... Ton image se dégrade rapidement. Tes ventes vont dégringoler… -- Je m’en fous. Qu’est-ce que je risque ? Toutes les stars ont une date limite. Un jour, je serai aussi ringard que Georges Guétary. Les ventes… je suis blindé ! Je suis le roi du monde. Je peux tout me permettre. -- Qu’est-ce que tu risques ? La prison, tout simplement. -- La prison ? Pour ça ? -- Ne te fais pas plus bête que tu n’es. Demander à des mineures de se déshabiller… -- Demander ? Comme si j’avais besoin de le leur demander ! J’aurais dû établir un blocus pour qu’elles me laissent en paix ? A croire que tu n’as jamais assisté à mes concerts. Sur ce plan, je suis aussi bien loti que les Beatles ou Sinatra. Avec les emmerdes qui vont avec… -- Sache que le ministère veut faire
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A quatorze heures cinquante, le vingt juin mille neuf cent soixante-huit, sur le campus de l’université de Jussieu occupé depuis un mois et demi, le comité directeur du Parti Unifié des Travailleurs Alliés pour une Internationale Nouvelle, adopta, à l’unanimité moins deux voix, la motion de Jean-Charles Berlinski qui proscrivait l’usage des pronoms personnels, que ce fût dans la communication extérieure du Parti, ses motions internes, et même les conversations entre camarades. La première personne du singulier, entrave objective à la construction du socialisme, incarnait le Moi individualiste et bourgeois. La seconde personne réduisait l’autre à une instance, une idiosyncrasie, niant la primauté des grands mouvements collectifs dans la dialectique historique des rapports de classe. Il était plus fâcheux de devoir se passer de la première personne du pluriel, qui désigne le Collectif en lutte, et de la troisième, qui représente commodément l’Ennemi impérialiste, capitaliste et bourgeois. Mais, comme l’avaient stipulé les maîtres, Gramsci, Adorno, Derrida, Marcuse, Lyotard, toute révolution passe d’abord par celle du langage. Et toute révolution a un prix. Le comité directeur mit en
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Elle ne pensait pas que ça viendrait si vite. Bien sûr, comme toutes les jeunes filles, elle avait joué à se faire peur. La nuit, elle s’imaginait succomber au cancer, aux tueurs sadiques, à la frénésie d’un conducteur aviné… Mais ce n’étaient que fantasmes, pornographie macabre. Elle n’y croyait pas une seconde. La joie de se croire libre. L’ivresse d’être à la mode. Toutes ses copines l’avaient fait. On se connectait sur osevoyagerseule.com. Pourquoi s’emmerder avec un mec ? C’est encombrant, ça sent des pieds… Quant aux filles, on peut se faire des visios ; inutile de se chamailler à propos de la bouffe, du planning… Elle avait pris le TGV jusqu’à Modane. En ce début avril, la chaleur assurait la fonte des glaces. Pas de mauvaises surprises de ce côté-là. Dans son sac à dos : assez de boîtes de sardines pour soutenir un siège, une tente Quechua, un chargeur solaire pour son téléphone. Ça permettrait d’envoyer des selfies aux copines – certaines faisaient la Corée, d’autres un stage. Ou de contacter les secours en cas de pépin… Aussitôt descendue du train, plein sud par le GR 5, dans les senteurs de gentiane. Objectif : la tête de Fournéous par la crête du Chalvet. Deux-mille six
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Sa réception hebdomadaire. Une riche new-yorkaise, un hôtel particulier de Upper West Side. Des réseaux interlopes : artistes en vue, banquiers, socialites, efféminés extravertis. Journalistes. Cougars. Play-boys de palace. L’essaim de domestiques – ou bien laquais ? – omniprésents. Le flamboiement des lumières. Un petit orchestre de jazz, pas trop bruyant, plein de bon goût. La danse de trois ou quatre couples lascifs. La fille unique de la maison, effrontée, molle et dégingandée sur son canapé. Ses provocations. Son irrespect. Des mégots de cigares et de clopes, en charpie dans leur cendrier. Certains, épars sur le tapis. Une tache de whisky ; une autre, suspecte. Des relents de vomi ; une ligne de coke, là-bas, dans l’ouverture de la penderie. Dans une pièce, un halo rouge, comme celui d’un hôtel de passe. Le râle d’un ivrogne. Le New Yorker, page 36 : portrait de la maîtresse de maison. Pulpeuse, à son avantage, un portrait en pied, la main dans la laine de son grand caniche bien propre ; un animal de concours, un pedigree célèbre. Une matrone sûre d’elle, avec ses bagues et ses perles. Derrière elle, la toile d’un peintre à la mode, un gros lustre en cristal. Des appuis dans l
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Saturnin Chabaud était presque heureux de mourir, car il en avait assez de lui-même. On peut le comprendre : il avait été lui-même, et rien que cela, toute sa vie. Avec ça, contrôleur des contributions indirectes à la préfecture du Gard. Sa femme était morte, son chat aussi, et depuis dix ans il avait mal partout. Dix ans de douleur en compagnie de sa propre personne, qu’il avait fini par exécrer plus que toute autre. De fait, on choisit ses amis, on ne se choisit pas soi-même. D’amis, Saturnin Chabaud n’en avait plus depuis longtemps. Les derniers l’avaient quitté car il suait la haine de lui-même, ce qui les mettait mal à l’aise. Peut-être en avaient-ils pris pour leur grade, mais on ne le saura jamais, car depuis longtemps Saturnin Chabaud ne fréquentait plus que des fantoches sur les réseaux sociaux, dont la nature humaine n’était pas avérée, ainsi que les personnages de fiction qui peuplaient les romans et les films dont il s’abreuvait quotidiennement, mais qui ne suffisaient pas à le distraire de sa propre compagnie. Il ne croyait pas trop à la doctrine catholique, d’une part parce que, en bon diplômé de l’Ecole Nationale des Impôts, Saturnin Chabaud était un républicain de s
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Le recouvrement si redouté s’est produit. C’était hier. Stupide de ma part d’espérer garder toujours séparé le champ de Fabienne de celui de Françoise. Stupide aussi d’accéder au caprice de Fabienne. Elle a des horaires flexibles. Immobilier free-lance. Moi aussi. Dialoguiste pour la radio. C’est d’ailleurs pour cela que… Son absurde goût de la flânerie : les cris de Paris, rémouleurs, bonimenteurs, vitriers, altercations… le ronronnement des 204 et des Renault 16. Le grouillement du Faubourg Saint-Antoine. Elle aime trop la vie. Vivre, pour Fabienne, c’est improviser. Prendre des risques. Sinon, elle serait autre, et est-ce que, alors… ? Françoise a le mauvais goût de travailler dans une boîte de courtage en assurances, rue du Faubourg Saint-Antoine. Précisément. Alors, quoi d’inattendu ? Fabienne le savait-elle ? La séparation des champs exige bien des mensonges. Aurais-je laissé filtrer une vérité, sans y prendre garde, allongé avec elle, après l’amour ? Alors, Fabienne aurait-elle eu la perversion de… Fabienne, des plans ? Fabienne, des projets ? En douce ? Les projets, c’est bon pour Françoise. La maison. Les enfants. Notre couple. Les invitations à rendre. Les abonnements à r
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